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Publié le 19 Octobre 2006

Palestine

 


Des années se sont écoulées
Trop de larmes ont coulés
Que d’innocents massacrés
Sur cette terre sacrée

Tant d'accords on été signés
Autant de concessions faites
Défaites après défaites
Nous voilà tous indignés!


Pionniers des droits de l’homme, vers où ?
Un peuple est meurtri sous les verrous
Ô Palestine bien aimée
Nous voilà bien désarmés!

Alors, devant ma télé, loin de l’ennemi, j'explose
En voyant ces images que l’on expose
Impuissant, je te dédie tout de même
Mes larmes et ce modeste poème.

Rédigé par Fadoua

Publié dans #Palestine

Publié le 15 Octobre 2006

Histoire de tous les jours à Gaza "désengagée" par MALEK SHUBAIR, Août 2006

"Mon épouse me tape sur l’épaule me disant « Réveille-toi et prend Mohammad. Je l’ai nourri et j’ai changé ses couches, mais il ne dormira pas. Je suis trop fatiguée pour le tenir. »

 

Je ne sais comment, j’enregistre tout cela malgré mes trois heures de sommeil, à peine. J’ouvre lentement les yeux. La lampe est de l’autre côté du lit, près de mon épouse. La lumière est baissée mais éclaire assez pour me gêner. Cependant nous avons la chance d’avoir du courant, une commodité rare depuis le bombardement par Israël de la centrale électrique de Gaza, 10 jours plus tôt.

 

 

Mon fils, âgé de trois semaines, est dans son lit, commençant à pleurer. Couché sur son ventre, il soulève sa tête et la tourne de gauche à droite. Ses poings serrent sa serviette sous sa tête. Il commence à gigoter avec ses petites jambes. Son visage se crispe avec un regard larmoyant, ses lèvres s’entrouvrent et il se laisse aller.

 

 

Comme la vie a changé depuis l’arrivée de Mohammad ! Finies les nuits d’un long sommeil reposant. De nouvelles émotions et réactions se sont libérées. Je suis père après quelques années d’un mariage béni avec une femme merveilleuse. Elle est une jeune maman essayant toujours de surmonter le stress de son travail, avec ses ciseaux et ses points de suture sans anesthésie. Bien que réputée pour sa volonté de fer et sa détermination, ce que j’adore, elle est devenue plus anxieuse maintenant. Chaque fois que Mohammad pleure, elle se précipite auprès de lui pour l’alimenter.

 

 

Ainsi, elle devait être très fatiguée pour me réveiller et pour que je prenne Mohammad. Je ne me plains pas.

 

 

Je jette un coup d’œil à l’horloge sur la commode dans la chambre. Il est 2 h 30 à Gaza. Exceptionnellement, tout est calme. Il n’y a pas d’obus à passer au-dessus de la maison, filant sur les prétendues aires de lancement de roquettes, dans le nord ou à l’est de la Bande de Gaza. Les canonnières israéliennes tirent depuis la Méditerranée sur l’est et le nord de la Bande. Du moins, c’est ce que je crois. Il y a d’habitude le bang du coup de canon, puis le vrombissement de l’obus passant au-dessus nos têtes. Et de temps à autre, nous entendons l’explosion de l’obus. Si on entend l’explosion, c’est que les Israéliens frappent plus près de nos maisons que d’habitude.

 

 

Je me lève et je retire Mohammad de son lit. Je mets sa tête sur mon épaule et je commence à tapoter derrière sa tête. Puis je retourne dans mon lit, de mon côté, et je me recouche. J’essaye de me rendormir, j’installe mon fils pour qu’il dorme aussi. Cela a marché déjà. Comme cela, je ne perdrai peut-être pas tout mon temps de sommeil, après tout.

 

 

Mohammad cesse de pleurer comme je le mets à plat ventre sur ma poitrine. Je récite quelques versets du Coran d’une voix douce et je le tapote tendrement dans son dos. Il se calme et pose doucement sa tête sur ma poitrine. Son visage est serein. Ainsi, il a une chance de se rendormir. Mon épouse s’est retournée vers nous et s’est endormie, sans éteindre la lampe.

 

 

Soudain, la chambre se met à bouger violemment et j’entends un bruit assourdissant, je pense aussitôt à un bang sonique. Les rideaux se mettent à voleter comme si une tempête éclatait dehors. Mon premier réflexe est de regarder Mohammad. Ses yeux sont grands ouverts ; mais Dieu merci, il ne sursaute pas et ne pleure pas. Mon épouse s’est levée d’un bond dès la première secousse ; sa main se tend pour couvrir les oreilles de Mohammad. Alors, une seconde fois, il y a le même bruit ; et la chambre bouge encore une fois. Mon épouse tremble toujours mais ses mains ne quittent pas les oreilles de Mohammad. Les yeux de mon fils sont tout ouverts. Il ne pleure pas et ne tremble pas.

 

 

« Que se passe-t-il ? » demande mon épouse. Je lui réponds : « Des bangs soniques au-dessus de la maison. » Les Jet israéliens dans ce cas passent à basse altitude au-dessus de Gaza, franchissent le mur du son en provoquant des bangs soniques extrêmement forts et violents. Le bruit est pire qu’un vrai bombardement ! J’entends une voix dans la rue qui dit « Ils ont touché l’école ! »

 

 

Alors je réalise que ce n’est pas un bang sonique, mais un bombardement.

 

 

Je reste dans le lit, tapotant Mohammad dans son dos, avec mon épouse toujours tremblante. Après quelques minutes, je m’assieds avec Mohammad toujours contre ma poitrine. Les voix dans la rue commencent à se faire plus fortes. Je tends Mohammad à mon épouse et vais à la fenêtre. Je vois des gens marchant dans la rue vers les maisons qui sont à l’est de la mienne. Leur nombre augmente, même des voitures commencent à arriver sur les lieux.

 

 

Je mets ma « Jalabeya » (genre de robe de chambre - ndt), j’attrape mon portable et sors voir de moi-même. Je me dirige dans la même direction que les autres. Les gens disent : « Ils ont détruit la maison de Abuy Selmeia... ils ont rasé la maison. » Mais je n’imagine pas ce qu’ils disent. C’est ma première expérience où je vais constater les dommages d’un bombardement. Dans l’air, ça sent la poudre. C’est une odeur bizarre.

 

 

J’arrive alors à l’endroit, c’est à une longueur de terrain de foot de ma maison. Je vois une maison d’un étage gravement endommagée, avec des murs arrachés, des piliers de ciment tordus, sans fenêtres ni portes. Des débris et des décombres couvrent la rue de l’autre côté de la maison. C’est seulement plus tard que j’apprendrai que ce que je vois a été une maison à trois étages avant le bombardement. Deux étages sont rasés, les plafonds sont à plat les uns sur les autres et les piliers du rez-de-chaussée ont disparu.

 

 

Il y a beaucoup de monde autour de la maison. Et il y en a encore plus dans les ruines de la maison elles-mêmes, cherchant à dégager les décombres. Plus tard, j’apprendrai que ces personnes ont sauvé des vies et retiré des victimes de sous les décombres.

 

 

Je décide de rester éloigné de la maison et je marche alentour. Il y a un terrain vague derrière la maison et je me dirige par là. Il y a très peu de personnes dans la clairière. Aussi, je reste là et j’observe la destruction. Quelque part sur le chemin, j’entends des voix disant qu’il y avait toute une famille dans la maison.

 

 

Mes yeux se remplissent de larmes, je pense : « Qui peut vouloir écraser une famille entière sous une telle démolition ? Qui peut laisser tomber des bombes sur une maison sachant parfaitement que des enfants et des femmes peuvent être tués ? ». Je n’arrive pas à mettre des réponses sur ces questions.

 

 

J’empoigne l’une des personnes dans cette pagaille : « A qui était cette maison ? ». Elle me regarde avant de me répondre brièvement, « C’est la maison d’Abu Selmeia. Nabil Abu Selmeia. » Abu Selmeia était un voisin. Mais je ne me souviens pas de son visage. J’essaye de me le rappeler.

 

 

Mais je suis tiré de mes pensées par une voix très forte : « Allah est grand... il y a la moitié d’un corps sous l’arbre. » Je jette un coup d’œil dans la direction de la voix. Je vois la moitié basse d’un corps d’homme, avec une seule jambe, habillé, et couvert de poussière grisâtre. C’est la première fois que mes yeux tombent sur un spectacle aussi épouvantable.

 

 

« Allah est grand, il y a un pied sous l’arbre. » Mes yeux suivent mes oreilles et je vois un jeune homme se courber pour prendre un pied arraché, dans sa chaussure.

 

 

« Allah est grand, il y a un enfant sans tête sous cet arbre. » La voix vient de derrière moi. Je me retourne pour voir un autre jeune homme se pencher sur un petit corps.

 

 

Je n’attends pas pour voir s’il est sans tête ou non.

 

 

Je n’attends pas pour savoir si le corps est entier. « Je ne veux pas marcher sur des restes humains », je pense à moi.

 

 

Alors, je regarde le sol sous mes pieds et je reprends le chemin en sens inverse pour quitter la clairière.

 

 

Il y a des centaines de personnes rassemblées maintenant. Des ambulances et des camions de pompier commencent à arriver. Il y a déjà trop de monde à aider.

 

 

Je marche doucement vers ma maison, les yeux remplis de larmes. « Qui peut vouloir écraser une famille entière sous une telle démolition ? Qui peut laisser tomber des bombes sur une maison sachant parfaitement que des enfants et des femmes peuvent être tués ? » Les questions me rongent encore plus après avoir vu ces corps déchirés : mais elles restent toujours sans réponse.

 

 

Le lendemain, j’apprendrai que le père, la mère, cinq filles et deux fils ont été tués. Les garçons étaient à l’école maternelle.

 

 

A la maison, je retourne dans la chambre à coucher. Mon épouse est assise dans le lit allaitant Mohammad. Elle me dit que ses jambes sont toujours tremblantes. Elle est inquiète parce qu’avec son état de choc, aucun lait ne peut sortir pour Mohammad. Je tapote son épaule et je la rassure faussement, il n’y a aucun rapport entre son état de choc et le lait pour Mohammad.

 

 

Je regarde Mohammad et mes yeux se remplissent encore de larmes."

 

 

Source : http://www.palestinefr.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 15 Octobre 2006

Par Nathalie Laillet, citoyenne de Bethléem en Palestine,

 

Vendredi 18 janvier 2002

 

 

 

- 7h15 : le réveil sonne... toujours trop tôt pour moi! Je me précipite pour l'éteindre et continue à rêvasser bien au chaud sous les couvertures. Il fait froid dans la maison, et notamment dans la salle de bain: rien que l'idée de la douche m'incite à retarder l'heure du lever...

 

 

7h40 : le téléphone sonne... C'est Sahar, l'une de mes étudiantes.
- Nathalie ! Il y a cours aujourd'hui ?
- Ben oui. Pourquoi tu me poses cette question ?
- Mais tu ne sais pas ?
- Ben non. Quoi ?
- Ils ont bombardé Ramallah ! Et ils sont encore rentrés avec les chars ! Ils sont à côté du Mouqata'a!
Décidément, il faut vraiment que je me décide à acheter une TV, moi... Pour le coup, j'ai quitté mes couvertures! Cours ou pas? Moi, j'y vais si je peux, et je dis à mes étudiants d'en faire autant. Et je pense aussitôt à l'une de mes amies qui habite tout près du Mouqata'a. Hélas, je ne peux pas l'appeler! Je n'arrive plus à trouver de carte téléphonique à Bethléem...
Vers 8h20, le téléphone sonne : c'est elle ! Elle a entendu des bruits dans la nuit, mais n'a compris que ce matin, quand ses amis l'ont appelée, ce qui se passait.
À 8h30, j'écoute le flash d'info de RFI. Premier titre : la situation en Israël et dans les Territoires Occupés. J'apprends l'attentat de Hadera et la "représaille" israélienne sur Tulkarem et Ramallah. Ça me fait toujours rire (jaune), ce mot de représailles...

Et dire que l'on vous dit que l'information est objective...

Pourquoi ne pas voir l'attentat de Hadera comme une "représaille" à la liquidation d'un des leaders de la brigade des martyrs d'Al-Aqsa il y a quelques jours ?
En reprenant le mot de "représaille" pour qualifier les raids de la nuit sur les villes palestiniennes, on ne fait que reprendre le point de vue d'Israël. Ce qu'on a parfaitement le droit de faire. À condition de ne pas prétendre à une couverture objective du conflit israélo-palestinien.

Je file à Ramallah. Personne au check de Bethléem (on est pourtant vendredi, jour de prière). Le soldat m'interpelle en hébreu. Les mains dans les poches, je lui réponds en français. J'en ai marre de présenter mon passeport cent fois par jour ! Le soldat surpris me laisse passer sans vérification d'identité.
Route pour Jérusalem. Pour une fois, on y va directement, sans faire les détours qu'on fait habituellement le vendredi matin... Il y a bien longtemps déjà que je ne cherche plus à comprendre, moi... Sur le trottoir, je vois deux soldats fouiller un homme sans ménagement.
Scènes de la vie quotidienne ici.
À Jérusalem, je change de taxi pour Ramallah. Et la surprise ! Presque pas de circulation, tous les check-points sont ouverts! J'arrive à Ramallah à 10 heures. J'ai mis une heure ce matin! (D’habitude j'en mets deux). Et là, autre surprise: je n'ai qu'un étudiant... On décide donc de reporter le cours.
Je profite de mon temps libre pour aller rendre visite à une amie. Elle a des invités. Tous ensemble, on décide d'aller voir où sont les tanks. Dix petites minutes de marche, et nous y sommes: les tanks sont là, à trente mètres des bureaux d'Arafat, à cinq cents mètres du centre ville. Il y en a plusieurs. De là où je suis, j'en compte jusqu'à quatre, plus les jeeps.
Des gosses lancent des pierres. Premiers gaz lacrymogènes. Une manifestation de soutien à Arafat arrive un peu plus tard sur les lieux. Tous les drapeaux de tous les partis sont là.
Eh non, contrairement à ce que souhaite Sharon, ce n'est toujours pas la guerre civile en Palestine...
Nous restons prudemment en arrière. Des bruits sourds. Les gaz lacrymo. Premières ambulances. D'autres bruits. Des tirs cette fois. D'autres ambulances. Les victimes de gaz lacrymo sont soignées dans une maison proche du Mouqata'a. Et qui fait partie des soigneurs ? Mon ami Abdallah !
- Mais qu'est ce que tu fais là ? me demande-t-il. Pourquoi es-tu venue ce matin à Ramallah ?
- Conscience professionnelle...
Les victimes des gaz arrivent. Nous laissons passer les ambulances. Les gens se tordent de douleur sur les civières, ils gémissent, ils se cachent les yeux. Pour avoir respiré de ces gaz, je peux vous dire qu'ils n'ont pas grand chose à voir avec ceux de nos CRS nationaux... Nous sommes assez loin, et le vent est avec nous. Pourtant, le nez me pique et je saigne un peu.
Plus loin, un autre poste d'urgence. Pour les blessés par balles cette fois.
Retour à Ramallah. On en a assez vu, et entendu pour la journée.
"Il faut qu'Arafat cesse la violence", lit-on un peu partout. Vu d'ici, quelle connerie!

Bavardage, pause Shawarma, et je repars pour Bethléem, d'ou je vous écris actuellement. Près de moi, dans la salle informatique, deux jeunes shebabs consultent l'un des nombreux sites internet sur l'Intifada. Ils regardent les photos des morts à Gaza il y a quelques jours (AVANT l'attentat de Hadera). L'un d'eux a eu la tête défoncée par je ne sais pas trop quoi. Du sang partout. Je regarde horrifiée.

 



- "Et c'est nous les terroristes !" lance l'un des shebabs

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 11 Octobre 2006

Comme chaque jour, il est sorti de la maison à 8h15. Comme chaque jour, ta mère le regarda s'éloigner, admirant ce petit bout de bonheur, son petit bout de
bonheur. C'était le dernier de la famille. Autant dire qu'il était choyé. Il portait sa veste bleue, celle que tu lui as offerte. Comme chaque jour, il s'arrêta chez la boulangère pour la saluer.

Tout à l'heure, en rentrant à la maison, tu as retrouvé sa chambre: froide, son lit: vide, pleine de ses rires, de ses larmes, de ses joies et de ses peines. Ton soleil s'est éteint. L'hirondelle qui faisait le printemps à la maison a migré vers l'autre monde, happée par la haine. Quelques grammes de plomb ont
suffi pour emporter 1 m 30 de malice, 30 kilos d'innocence et 8 ans de ta vie. Huit années qui ne seront plus qu'un souvenir. Ton frère aurait pu devenir ton ami, ton compagnon. Il ne sera que passé. Te souvenir et pleurer. Tu pleures et cries ta rage. Tu veux fermer la porte de la réalité, celle qui t'a pris de court, qui ne t'a même pas consulté. Tu veux rester là, seul, assis sur cette chaise, dans cette pièce vide, où gisent les restes d'une présence désormais lointaine. Dans ta tête : le néant total. Rien, plus rien. On t'a enlevé ton frère. Tu l'aimais tant. Il est mort. Mort. Mort. Mort. Il est parti, ce matin. Un de ces matins qui se ressemblent, un de ces matins où, au détour d'une allée, il rencontrait ses camarades écoliers, chahutant les uns les autres, et rejoignait dans l'insouciance les bancs de l'école.
Tu ne le reverras plus. Même en tes rêves, il te fuira. Tu l'imagines derrière la porte. Il s'avance pas-à-pas. Il n'a pas fait quelques mètres que
d'horribles cris t'arrachent à ta torpeur, et te figent totalement. Tu es d'autant plus effrayé que cette voix te paraît familière. Pris de bouffées de chaleur, tu tentes néanmoins de te reprendre. Les hurlements se rapprochent
et t'affligent. A cet instant, c'est en toi que résonne cette voix. Toutes ces lamentations, toutes ces plaintes, tous ces cris. Tu les connais. Ce sont les tiens. Mais pourquoi aujourd'hui ? pourquoi lui ? pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?
Tu vacilles. On se rapproche de toi. Tes jambes tremblent. Tu sens sa présence. La sueur t'aveugle. Il est là. Tu titubes. A sa vue, tu t'écroules soudainement et éclate en sanglots. Tu pleures de n'avoir pu le sauver. Les genoux à terre, le front à même le sol, tu gémis. Tu ne peux rien dire. Les phrases se bousculent dans ta tête. Les mots n'arrivent pas à ta bouche. Mais tes yeux sont assez éloquents. On y lit la douleur, les remords et l'émoi. Mais il est trop tard. Son petit frère est mort. Car le tien est toujours là. Lui vivait à Naplouse, Ramallah, Beit Jala ou Gaza. Toi tu es à Paris, Lille, Lyon ou Marseille. Tu n'es pas coupable, c'est vrai. Tu n'as pas tiré. Mais dans cette balle, il n 'y avait pas que du plomb. Dans cette balle, il y avait ton indifférence.
Son petit frère est mort.

"Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients". (S2.V154)

Si tu penses nécessaire de diffuser ce texte, diffuse-le

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 7 Octobre 2006

Sur sa tête son écharpe,

Et dans son coeur sa Foi,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Fiancé à ses pierres,

Il combattait pour sa terre,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Marié a la haine depuis le berceau,

Il préparait la vengeance dans son cerveau,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Ni peur de mourir, ni peur de vivre,

Il était ivre de conquérir,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Sa vie n'était qu'hiver jamais il goutta au printemps,

Son seul désir, mourir dans le sentier des Combattants,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Il prit l'arme, censura le drame,

Embrassa sa mère noyé de larmes,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Il embrassa les mains de son père,

Fit sa dernière prière et se voua a la guerre,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Il mourut dans le pays des Martyrs,

L'ennemi le tua, il était l'heure de partir,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Enfants plongé dans le Dine,


Mourut digne pour sa Palestine,

Il était jeune, à peine 16 ans,

Il était jeune...

Et pourtant...

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 23 Septembre 2006

Papa est parti, il a embrassé la tête voilée de maman
Dans son coeur il mit l'innocence
Et pour la dernière fois il m'a dit je t'aime mon enfant

Papa est parti, sur sa tête l'écharpe palestinienne
Dans son coeur il mit le courage
Et pour la dernière fois il a mis sa main dans la mienne

Papa est parti, il a chargé son grand arme
Dans son coeur il mit la force
Et pour la dernière fois il me confia une larme

Et Papa est parti, Palestinien pour la vie...
Papa ne t'inquiète pas, Je serai toujours fier

Papa est parti, ce Papa dont j'étais si fier
Papa est parti, ce Papa destiné à la guerre
Papa est parti, ce Papa qu'on a offert à la terre
Papa est parti, laissant derrière lui moi et ma mère

Papa est parti, Palestinien pour la vie...
Papa ne t'inquiète pas, Je serai toujours fier.

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 23 Septembre 2006

Palestine,
Je distinguais un monde
Où l'air respiré est douleur
Je distinguais un monde
Où le gouverneur est courage

Palestine,

S'ils savaient, que tu es une rose assoiffée
Par le sang de tes martyrs
Tu es arrosée
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient, que le sang qu'ils font couleur
Arrose ta terre, fait naître la force
La résistance, la volonté
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient, qu'avec la souffrance
Qu'il créent, dont ils se distraient
Sont en train de creuser, nos coeurs, leurs tombes
Il ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient qu'opprimer
N'a jamais dominé
Je dominerai jamais
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient que le jour juré
Viendrait sûrement
Qu'ils payeront durement
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,

L'enfant qui crie : «Pierre défends-moi
Pierre, venge-moi
Palestine je te libérerai
Mon drapeau j'honorerai»

Palestine,
On pleure à ton malheur
On sourit à ta lumière
On est avec toi coeur et âme
On applaudira bientôt ta gloire.

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 19 Juillet 2006

Salam alaikoum wa rahmatullahi ta'ala wa barakatuhu,

Si vous saviez...

Aujourd'hui, 4 morts
Hier, 3 morts
Et demain, combien y en aura t il ?
Combien encore?
Derrière ma télé, je suis trop tranquille
Sur mon canapé, je ne crains pas les missiles


Si vous saviez...

Une mère et son enfant, elle le tient dans ses bras
Les gens vont, ici et là
Dans les débris et les gravats
leurs maisons écroulées, totalement épuisés
Le soleil est tombé, et ils restent éveillés


Si vous saviez...

Une horde de policier, au qui vive, prêt à tirer
Des hommes, des femmes, des enfants
Un homme s'est levé
Un home s'est levé et a protesté en parlant de liberté.

Il s'est fait tué.

Si vous saviez ...

Ici, on profite de la vie, là bas on remercie Dieu
Ici, on dort bien la nuit, là bas on prie Dieu
Ici, on mange bien, là bas onjeune en Son Nom
Ici, tout est permis, là bas on se bat pour Lui

 

Si tu savais comme je t'aime Ô Palestine
Si vous saviez comme je vous aime Ô peuple de Palestine

 

 

 

Rédigé par Une soeur

Publié dans #Palestine