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Publié le 21 Janvier 2010

Les épreuves : expression de miséricorde ou de chatiment...?
Proposé par Muhammad Patel
En ce qui concerne la nature et la cause des épreuves qui s'abattent sur l'être humain, les références islamiques présentent des éléments qui sont, en apparence, contradictoires:

Certains textes évoquent clairement que les épreuves constituent une miséricorde de la part d'Allah (azza wa djalla). C'est le cas par exemple du Hadith authentique qui affirme que les Prophètes (alayhimous salâm), ainsi que les personnes les plus proches d'Allah sont ceux qui sont les plus éprouvés dans ce monde.

Face à ces textes, il en existe d'autres qui indiquent que les épreuves de ce monde sont engendrées par les mauvaises actions des êtres humains, et qu'à ce titre, ils ont une dimension de châtiment. C'est ce qui ressort par exemple du passage suivant du Saint Qour'aane:


"Et quand Nous faisons goûter une miséricorde aux gens, ils en exultent. Mais si un malheur les atteint à cause de ce que leurs propres mains ont préparé, voilà qu'ils désespèrent."

(Sourate 30 / Verset 36)


Afin de concilier ces différents textes, Moufti Chafi' r.a., dans la célèbre exégèse du Coran qu'il a rédigé en langue ourdou, "Maârif oul Qour'aane", cite les écrits de Cheikh Abdoul Qâdir Al Jilâni r.a. (qui seraient rapportés par Ibné Djawzi r.a.).

Celui-ci affirme en ce sens que les difficultés qui s'abattent sur l'homme peuvent être d'une triple nature:

Parfois, il s'agit d'une punition de la part d'Allah. D'autres fois, il s'agit d'une compensation ("Kaffârah") pour les péchés commis par l'homme. Et d'autres fois encore, il s'agit d'un moyen pour élever le statut et le grade de la personne éprouvée. Tout dépend en fait de l'attitude adoptée par la personne éprouvée:

 

  1. Si celui qui est éprouvé manifeste de la colère face à la décision divine ("Taqdîr") et s'en plaint, cela indiquerait que la difficulté qui le touche est un signe de la Colère et de la Punition Divine.

  1. Si la personne éprouvée endure avec patience l'épreuve qui le touche, cela pourrait être un signe que celle-ci est une compensation pour ses péchés.

  1. Et si, en sus de faire preuve de patience, elle éprouve également de la sérénité au fond de son cœur, malgré les difficultés qu'elle connaît, alors il s'agirait d'une indication que son statut est en train de s'élever.

En considérant cela, on comprend déjà qu'il n'y a aucune contradiction entre les multiples références qui abordent la question: Tout est une question de contexte...

Reste maintenant un point essentiel à éclaircir et qui pourrait être exprimé en ces termes:

En apparence, rien ne permet de différencier les difficultés qui s'abattent sur l'être humain et de déterminer la nature de celles-ci: Ainsi, les apparences seules ne permettent point de déterminer s'il s'agit d'un châtiment divin, d'une compensation pour les péchés ou d'une miséricorde visant à élever le statut de quelqu'un... La question alors est de savoir s'il existe un autre moyen pour établir cette distinction ?

 

A ce sujet, je ne pense pas que quiconque, dans ce monde, puisse arriver à parvenir à une conclusion quelconque de façon certaine à ce niveau. Néanmoins, certains savants ont essayé de présenter quelques signes qui pourraient éventuellement permettre de distinguer le châtiment divin de l'épreuve ayant une dimension de miséricorde.

Ainsi, selon Cheikh Achraf Ali Thâwi r.a., si à la suite d'une difficulté, l'être humain prend conscience de ses mauvaises actions et sa volonté de demander le pardon divin et de se repentir prend de l'ampleur, cela est un signe que cette difficulté n'est pas un châtiment mais une miséricorde. Par contre, si les difficultés ne provoquent aucune réaction de la sorte, et ont, au contraire, pour effet de créer le désespoir chez la personne éprouvée et la pousser encore plus à persister dans le mal et le péché, cela est un signe que ces difficultés et ces maux renferment plutôt une dimension de châtiment.


(Réf: "Maârif oul Qour'aane" - Volume 6 / Page 757)

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

Source : muslimfr.com

Publié le 20 Décembre 2009

Quiconque est avare, l'est cependant à son détriment

Parmi les joyaux des faits mémorables d'Oum Al Banine Bint Abdelaziz, soeur d'Omar Ibn Abdelaziz, ayant trait à la générosité, il y a le fait qu'elle invitait chez elle les femmes auxquelles elle offrait de beaux habits et des sommes en dinars en disant : les habits c'est pour vous et l'argent, c'est pour les pauvres de votre entourage. Elle cherchait évidemment à travers ce geste à leur apprendre la constance dans la générosité. On rapporte d'ailleurs à son sujet qu'elle disait : fi! si l'avarice avait été un habit, je l'aurais pas porté et si elle avait été une voie, je l'aurais pas empruntée!

Et parmi ses aphorismes sur la générosité, il y a lieu de citer : "Certains ont la fringale dans une telle chose, la mienne est dans la donation. Je jure par Allah que le don et la consolation sont plus aimables à mon coeur que la nourriture après la faim et que le fait de me désaltérer suite à une grande soif."

 

Elle était si attachée à dépenser judicieusement dans les voies du Bien qu'elle disait- qu'Allah ait son âme- : je n'ai jamais envié quelqu'un à moins qu'il soit généreux ; auquel cas, je souhaiterais y prendre part.

 

Extrait de La femme la plus heureuse au monde de A'id el Qarni.

Publié le 29 Novembre 2007

La Fréquentation


Allâh dit dans son noble Livre :

«
Le jour où l'injuste se mordra les deux mains et dira: "(Hélas pour moi!) Si seulement j'avais suivi chemin avec le Messager!...
Malheur à moi! Hélas! Si seulement je n'avais pas pris "un tel" pour ami!...
Il m'a, en effet, égaré loin du rappel (le Coran), après qu'il me soit parvenu". Et le Diable déserte l'homme (après l'avoir tenté).
»
(S25/V27 à 29)

Attention la mauvaise compagnie apporte plein de maux dont : 

-La colère d'Allah
-Elle rend les coeurs malades
-Elle te fait perdre ton temps
-Elle est source de péchés
-Elle t'amène une mauvaise réputation
-Elle te rapproche du mal et t'éloigne du bien


Et Allah nous rappelle dans son noble livre : 

« Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leur pères, leurs frères ou les gens de leur tribu ».
(S58/V22)

Font partis des gens qui s'opposent à Allah et à son Messager : 

-Les Mécréants
-Les gens de l'innovation
-Les gens du Taghût
-Les gens des Passions


Attention, ne pas les fréquenter, ne va pas dire qu'il faille avoir un mauvais comportment envers eux!!!

A méditer sur vos relations incha allah et prenez garde à votre entourage car il peut soit causer votre perte ou soit vous apporter d'énormes profits
.

Rédigé par Masha'Allah-Admin

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 18 Juin 2007

Conditions d'acceptations des oeuvres



1-La sincérité (Al Ikhlass)

2-Conformité aux préceptes islamique (Moutaba'a).

Allah dit (sens du verset) en parlant des œuvres des non-musulmans (c'est à dire les Mouchrikines et autres parmi ceux possédant des croyances erronées) :

" Nous avons considéré l'œuvre qu'ils ont accomplie et Nous l'avons réduite en poussière éparpillée ".  [sourate 25 verset 23.]

Il dit aussi :
" leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l'assoiffé prend pour de l'eau. Puis quand il y arrive, il s'aperçoit que ce n'était rien; mais y trouve Allah qui lui règle son compte en entier, car Allah est prompt à compter. "  [Sourate 24 verset 39. ]

Et aussi :
"Les œuvres de ceux qui ont mécru en leur Seigneur sont comparables à de la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête. Ils ne tireront aucun profit de ce qu'ils ont acquis." [Sourate 14verset 18.]

1-Al Ikhlasse, la Sincérité


C'est à dire il faut que l'œuvre soit accomplit uniquement pour la face d'Allah .

Allah dit (sens du verset) :

"Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allah qu'appartient la religion pure"  [Sourate 39 versets 2/3.]
"Dis : "Il m'a été ordonné d'adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte..."  Sourate 39 verset 11.

""  ["..." 

"Dis : "C'est Allah que j'adore, et Lui voue exclusivement mon culte"  Sourate 39 verset 14.
"Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif.." Sourate 98 verset 5.

Abou Houreira rapporte que le messager d'Allah a dit :
" Allah a dit : Je suis le dernier à avoir besoin d'associés. Celui qui accomplit une oeuvre en m'associant autrui, je l'abandonnerai à son propre Chirk."
[Rapporté par Mouslim]


D'après Omar Ibn El Khattab, le Prophète a dit :
" Les actes ne valent que par l'intention... "  [Rapporté par Boukhari et Muslim]

2-Conformité aux préceptes islamiques.


C'est à dire il faut que l'action soit conforme à la Sounnah du prophète , afin de ne pas rendre celle-ci, vaine.
Allah dit :
"Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en.."
" Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah" [Sourate 4 verset 80.]
"Dis : "Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera .." `[Sourate 24 verset 39.]

Le Hadith :
"Quiconque introduit quelque chose dans notre religion qui n'en fait pas partie, alors cela sera rejeté"  [Rapporté par Boukhari]

Donc, l'œuvre qui est sincère mais qui n'est pas conforme à la sounnah du prophète n'est pas acceptée. De même que l'oeuvre qui est en conformité avec la sounnah du prophète mais qui n'est pas sincère n'est pas acceptée.

L'œuvre qui est acceptée, c'est celle qui est sincère et conforme à la Sounnah du prophète .
Comme le mentionne Allah dit (sens du verset) :
" Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur[Sourate 18 verset 110.]

-"qu'il fasse de bonnes actions ": La bonne action c'est celle qui est conforme aux enseignements du messager d'Allah.

-"qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur" : C'est à dire que son œuvre soit exclusivement pour Allah.

Nous pouvons, subdivisés en 4 groupes les gens à ce sujet :

".." " " [" .." `[ ""  [] " "  -" ": -"" :


1. Ceux qui ont réalisés Al Ikhlas et Al Moutaba'a.
Ceux-là toutes leurs actions ainsi que leur paroles sont destinés à Allah, Ils donnent et interdisent pour Allah, Aiment et désapprouvent pour la cause d'Allah.

Leurs œuvres intérieurs et extérieurs sont pour la face d'Allah. Ils n'attendent des gens ni remerciement, ni récompense ni même un rang.

Ils ne cherchent ni l'éloge des gens ni une place dans leur cœurs.


2. Ceux qui n'ont réalisés ni Ikhlasse ni Moutaba'a.
Comme ceux qui sont heureux de ce qu'ils accomplissent comme Innovations, égarements et associationnisme et qui en plus réalisent ces choses là afin d'être vue des gens, afin que les gens fassent leurs éloges etc....

3. Ceux qui ont réalisés Al-Ikhlasse mais pas Al Moutaba'a.
C'est à dire qu'ils sont sincères dans leur œuvres, mais leurs œuvres n'est pas conforme aux traditions prophétiques.

4. Ceux qui ont réalisés Al Moutaba'a mais pas Al Ilkhlasse.
Comme ceux qui accomplissent des œuvres pieuses mais par ostentation.

L'adoration

Définition : L’adoration est un nom qui englobe tout ce qu’Allah aime et agrée comme paroles et actions apparentes ou cachées .

L'Adoration et ses catégories :
Il y a plusieurs sortes d’adorations, cependant il est possible de les diviser en 5 types :

1-L’Adoration relative à la Croyance.Cela consiste notamment à ce que le croyant croit qu’Allah est le créateur, le pourvoyeur, celui qui donne la vie, la mort, qu’il est le seul a mérité l’ adoration, qu’il n’a point d’associé et qu’il est celui possédant les Attributs de perfection etc.…

L’Adoration relative à la croyance comprend également les autres types de croyance comme la croyance aux anges, aux livres, aux messages, au jour dernier ainsi qu’au destin qu’il soit bon ou mauvais.


2-L’adoration relative à la parole ou la prononciation 
Comme le fait de prononcer l’attestation de foi, la lecture du coran, l’invocation individuelle ou collective, les invocations prophétiques etc.…

3-L’adoration relative au Corps; comme la prière, le jeûne, la prosternation, le Hadj, la Hijra, le Djihad etc.…

4-L’adoration relative aux biens; comme la Zakat, l’aumône etc..

5-L’adoration relative au délaissement
Ceci consiste à ce que le musulman abandonne les interdits, les différents sortes de polythéisme, les innovations afin de se conformer aux commandements d’Allah.

Ceci est donc l’adoration relative au délaissement, le musulman est récompensé lorsqu’il abandonne un interdit dans le but d’obtenir l’agrément d’Allah.

source: http://islamoncoeur.free.fr

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 4 Juin 2007

Souffrir




La plus grande épreuve de la vie c’est la vie elle-même. Vivre c’est survivre. Tu luttes pour être comme pour avoir. Tu te bats, tu combats, tu encaisses, tu subis. Tu as mal, tu souffres, tu pleures, tu craques, tu es anéanti(e). Parfois, tu es haché(e), pulvérisé(e), broyé(e).
Tu ne le montres pas. Tu caches ton affliction, tu voiles tes larmes. Ton apparence et ta réalité sont si diamétralement opposées. Certaines souffrances sont lisibles, d’autres sont invisibles, voire indétectables.

Quand tu souffres, tu montres toute ta vulnérabilité ou toute ta force. Cependant, dis-toi bien que la souffrance est en elle-même une école, une belle éducation. C’est quand tu es éprouvé, c’est quand tu essuies une rebuffade, c’est quand tu es victime, c’est quand un mal te ronge ou qu’un malheur t’accable que tu réfléchis, apprends et comprends.
C’est alors que tu changes, rectifies, décides de vivre autrement. Tu t’armes, en d’autres mots.
Souffrir, c’est aussi se rapprocher davantage de Dieu, L’aimer encore plus.
Pourtant, c’est Lui qui t’éprouve.
Selon Anas, le Bien-aimé Muhammad (salla alayhi wa salam) a dit :


«La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l’épreuve. Allah, quand Il aime les gens, les éprouve. Celui qui accepte l’épreuve avec abnégation aura la Satisfaction d’Allah ; et celui qui oppose son mécontentement, Allah sera mécontent de lui »
(Tirmidhi ).

Tu es malheureux(se) parce que tu es complexé(e). Tu ne t’aimes pas comme tu es. Tu aurais voulu être autrement, peut-être physiquement, académiquement ou professionnellement. Tu n’aimes pas ton statut social. Ta situation financière te démoralise et te blase. Tu souffres atrocement parce que la mort t’a séparé d’un être cher.
Tu souffres aussi parce que l’être aimé ne t’aime pas. Ou ne t’aime plus. Il t’a trahi(e). Il a abusé de toi. Il t’a plaqué(e) après avoir eu ce qu’il voulait de toi. C’est pénible d’aimer quelqu’un sans le dire. C’est un secret lacrymal.
Tu pleures parce que tu vis un amour difficile, voire impossible. Il y a cette rupture qui est insoutenable. Elle te déchire. Elle a mis ton âme en lambeaux. Tu ne peux pas vivre sans le voir, sans l’entendre, sans lui parler, sans le toucher, sans être dans ses bras. Il est tout pour toi, tu n’es plus rien pour lui. Tu souffres parce qu’il souffre.
Ta souffrance vient de la sienne. Il est là, devant toi, malade, impuissant. Tu es, toi, impuissant devant son impuissance. Cela te torture de le la voir se détériorer ainsi. Cette séparation qui s’annonce est douloureuse déjà.

Que veux-tu, c’est la vie.
Il faut savoir accepter ce qu’on refuse d’admettre. Il y a un bien dans tout mal qui t’atteint.
Abou Yahia Souhaib rapporte ces propos du Messager (salla alayhi wa salam) :


«Je m’étonne du cas du croyant, car sa destinée ne lui apporte que du bien, et nul autre que lui n’a cette spécificité : si un bonheur l’atteint, il remercie Allah et ceci est un bien pour lui ; et lorsqu’un malheur le frappe, il se montre constant et cela est un bien pour lui »
(Moslim).

La tristesse fait partie du quotidien. Les larmes attendrissent le cœur et te ramènent à la réalité. Tu prends conscience de tes limites et de ta fragilité.
Tu dois apprendre à accepter certaines choses. Il y a des vérités qui sont cruelles, mais tu ne pourras jamais les mater, ou, encore moins, les modifier.
Accepte ton sort, accepte le destin.


« Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé… »
[Sourate 57 :verset 22].

Quand tu as un chagrin, ou que tu vis un moment éprouvant, tourne-toi vers Dieu.
C’est Lui qui apaisera ton cœur et te stabilisera.

«N’est-ce pas par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? »
[Sourate 13 :verset 28].

Notre très cher Prophète (salla alayhi wa salam) a, lui-même, beaucoup souffert.
Orphelin de père, il perdit sa maman alors qu’il était encore enfant. Il avait huit ans lorsque son grand-père, Abd Al-Muttalib, quitta ce monde.
Son premier enfant, Qâsim, mourut en nourrice, alors qu’il commençait à peine à marcher. Sa fille Rouqayya décéda, en son absence, des suites d’une fièvre et d’une rougeole.
Quelle ne fut sa douleur quand Khadija, sa première épouse, répondit à l’appel du Créateur à l’âge de 65 ans ?

« Elle fut l’épouse qui a cru en moi quand d’autres m’ont rejeté. Quand les gens m’accusaient de mentir, elle a affirmé ma sincérité. Quand j’ai été abandonné, elle a dépensé sa richesse pour soulager le poids de ma douleur ».

Mieux vaut, après tout, souffrir ici qu’en Enfer.
Le Saint Prophète (salla alayhi wa salam) affirme :

« Votre feu que vous allumez est seulement une des soixante-dix parties du feu de la Géhenne».

«Le feu de la Géhenne est bien plus ardent encore »
[Sourate 9 :verset 81 ].

source: http://islamoncoeur.free.fr

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 12 Mai 2007

Salam alaikoum wa rahmatullahi wa barakatuhu,

Louange à Allah, nous le louons, nous implorons Son aide, Sa guidance, Son secours. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal instigué par notre âme et nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne saurait être égaré et celui qu’Allah égare tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. Ô Seigneur, étend la paix et la bénédiction sur ce Messager généreux, sur sa famille, ses compagnons.



·[Al-‘Amânah], C'est l'opposé de la trahison.



Sourate 8, Al-Anfâl (le Butin)

[27] Ô vous qui croyez! Ne trahissez pas Allah et le Messager (sallahou alayhi wa salam). Ne trahissez pas sciemment la confiance qu'on a placée en vous ?




Que signifie la trahison envers Dieu?

--> Que tu négliges les ordres de Dieu alors qu'ils sont de ta responsabilité.



Et la trahison envers le Prophète (sallalahou alayhi wa salam) ?

--> Qu’en connaissant bien la Sunna du Prophète (sallalahou alayhi wa salam), on la laisse sans la répandre entre les gens.

On ne parle pas d'une seule ‘Amânah, mais de plusieurs types d'‘Amânah.

Sourate 4, Al-Nissâ’ (les Femmes)

[58] Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité.



Mais que sont-ils? Et de quels dépôts s'agit-il?


Des hadîts du Prophète (sallalahou alayhi wa salam) en ce qui concerne les dépôts/l'‘Amânah :


· Les 5 prières, du vendredi au suivant, et rendre les dépôts, effacent les péchés entre ces (différentes) périodes.

· Garantissez-moi les 6 suivantes, je vous garantis le Paradis:

1) dites la vérité quand vous parlez

2) respectez vos promesses (ne les manquez pas)

3) rendez les dépôts des qu'on vous les demande

4) gardez votre chasteté

5) baissez vos regards (en ce qui concerne homme/femme)

6) ne faites pas du mal aux gens



· "Celui qui désire acquérir l'amour pour Allah et Son Messager (sallalahou alayhi wa salam) ou qui veut qu'Allah et Son Messager (sallahou alayhi wa salam) l'aiment, alors qu'il dise la vérité quand il parle, qu'il restitue avec honnêteté les dépôts qui lui sont confiés et qu'il se comporte bien envers les gens de son voisinage."


Leçon à retenir :

Surtout ne trahis pas Dieu en oubliant ses commandements.


· Trois caractéristiques signes de l'hypocrite:

o s'il parle, il ment

o s'il fait des promesses, il ne les tient pas

o s'il est confié des dépôts, il ne les rend pas.



· Il n'y a pas d'Imân (foi) chez celui auquel on ne peut confier des dépôts, et pas de religion chez celui qui n'a pas tenu ses promesses.

· Rends les dépôts à ceux qui te les ont confiés, et ne trahis pas celui qui t'a trahi.

· Si tu possèdes ces 4 qualités, oublie tes soucis sur Terre :

o tu sais bien garder les dépôts

o tu ne mens pas

o tu as un bon caractère

o tu possèdes de la chasteté



Les 2 valeurs du Prophète (sallahou alayhi wa salam) les plus célèbres :

Son honnêteté et sa véridicité


Dans son dernier discours, il s'adressa aux gens et leur dit: "Celui qui a un dépôt à rendre, qu'il le rende à son propriétaire!"

· Un homme dit au Prophète (sallalahou alayhi wa salam): « quand est-ce le jour du jugement? »

Le Prophète (sallahou alayhi wa salam) lui dit : « quand les dépôts ne seront plus rendus à leurs ayants droit, alors attend donc ce jour »

L'homme lui dit alors: « Et comment peut-on savoir quand est-ce qu'elle est perdue? »

Le Prophète (sallahou alayhi wa salam) lui dit : « Si les choses se reposent chez des gens autres que leur propriétaire, alors attend donc le jour du jugement ».


Les différents types d'‘Amânah, de dépôts:

L'argent



Définition du bon croyant: "Le croyant est celui à qui les gens font confiance, en ce qui concerne leur argent et leur vie" (et non pas celui qui ne fait que prier seulement)

· Demande-toi combien de gens te font confiance, et tu pourras t'évaluer.


Le Prophète (sallahou alayhi wa salam) n'a pas quitté la Médine pour la Hijra (l’émigration) avant qu'il ait rendu tous les dépôts à leurs propriétaires, qui n'étaient pas forcément Musulmans, il y avait parmi eux des gens qui voulaient même le tuer, mais qui savaient malgré cela qu'il était l'homme le plus honnête sur Terre.


Prenons un exemple simple: si vous avez emprunté une cassette à un ami. Mais vous ne l'avez pas rendu, par oubli, ou pour une autre raison... Le jour du jugement, que direz-vous à Dieu ? Le propriétaire de cette cassette pourra donc venir et dire à Dieu : « J'ai besoin de hassanâtes (récompenses). Mon Dieu, récompense-moi alors car il m'a pris ma cassette et je ne la lui ai pas redemandée, je l'avais laissée tomber, alors prend de ses hassanâtes et ajoute-les aux miennes »


Tu t'imagines qu'il peut aussi simplement te prendre les fruits de tes actions pour la simple raison que tu avais oublié de lui rendre sa cassette?

Le travail / le commerce

"Le commerçant honnête est avec les "siddikînes" (les véridiques, les gens qui viennent juste après les prophètes, du point de vue d’importance chez Dieu) et avec les martyrs.

Voici une simple question : comment l'Islam s'est- il répandu en Asie ?

La réponse : par l'honnêteté des commerçants Musulmans de l'époque. Quand un commerçant vendait sa marchandise, il citait tous ses défauts, s'il y en avait, à son client, même si celui-ci ne les demandait pas. Ce qui a dû étonner et éblouir les clients qui n'étaient pas Musulmans à l'époque, mais qui s'étaient dit que si cet honnête commerçant était Musulman, c'est que c'était grâce a l'Islam.


En gardant les secrets


« Si un homme parle en tournant sa tête vers la droite et vers la gauche, c'est alors une ‘Amânah (dans ce sens, c'est un secret à garder) »

Ce qui veut dire, que si vous parlez avec une personne, et que cette personne commence à baisser sa voix en vous parlant, c’est que ce qu'elle va vous annoncer est un secret à garder, une ‘Amânah.


Avec les femmes

L'exemple de Moïse (alayhi salam) :


Il trouva 2 femmes qui essayaient de remplir de l'eau, mais qui étaient intimidées par les hommes qui se trouvaient en masse autour du puits d'eau.

Moïse s'approcha doucement d'elles et leur demanda : « qu’y a-t-il ? »

(Il ne s'est pas introduit en disant je m'appelle Moïse, etc..) .

Elles lui répondirent alors : « nous avons besoin d'eau et notre père est un vieillard, sinon nous ne serions pas ici ». Alors il leur remplit les pots d'eau et se dirigea tout de suite avec politesse vers un arbre, et resta dans l'ombre.

(Il n'a pas commencé à sortir sa business card, en leur disant : "Si vous voulez de l'eau demain, je serais là, je suis la tous les jours, quand vous voulez, etc. comme ce qui ce passe aujourd'hui.)

Alors une des filles (qui sont sœurs), demanda à son père: « Cher père, recrute-le pour ton aide, tu ne trouveras pas d'homme qui soit plus honnête que lui, et tu ne pourras faire plus de confiance à autre que lui ».

Mais comment a-t-elle pu deviner qu'il était honnête? à Une femme reconnaît tout de suite le degré d'honnêteté d'un homme après son premier regard sur elle.

Avec l'épouse


Car tu seras demandé sur ton degré d'honnêteté avec ta femme!

Le contrat de mariage :c'est une ‘Amânah!

Si tu signes un contrat tu dois le respecter.

Dans le Coran, Allah qualifie cet engagement de "solennel" (Les Femmes, 21)

D'ailleurs c'est le seul contrat que Dieu a qualifié ainsi dans le Coran (après celui des prophètes).

Le mari qui abuse sa femme, qui l'empêche de visiter ses proches et sa famille, c'est le contraire de l'honnêteté et l'‘Amânah, car ce n'est pas un privilège qu’il lui accorderait, mais un droit !

L'honnêteté envers nos parents


Exemples de malhonnêteté :

o prendre de leur argent sans leur accord

o  être en contact et avoir une relation avec une fille ou un garçon sans que nos parents le sachent : c'est une trahison du pacte de la famille, c'est ne pas respecter les responsabilités que nos parents nous ont accordé. "Ne rentrez dans les maisons que de leurs portes" (Coran)

Généralisation de la définition de l'honnêteté:

--> C'est tout ce que Dieu t'a donné comme bénédictions/biens (dépôts)

· Tes enfants: les as-tu bien élevés, pour être sur la bonne voie tout en réussissant leurs études, leur carrière, et leur vie?

· Ta santé: fais-tu bien attention de ce don? Ne la trahis-tu pas en fumant? etc.

· Les dons de la vue, de l’écoute,… les as-tu bien utilisés?

· Ton visage, tes cheveux, tes pieds, ton corps : as-tu bien gardé ta chasteté? As-tu respecté les demandes de Dieu envers ton corps?

· Ton argent: l'as-tu bien dépensé, en ce qui plait à Dieu?

· Il faut se tester de temps en temps et se juger pour voir ou on en est.

Le jour du jugement, on va tous être interrogé sur ces 4 choses:

- comment on a passé notre vie,

- qu'est-ce qu'on a fait pendant notre jeunesse,

- comment on a géré et dépensé notre argent,

- qu'est-ce que l'on a fait de notre savoir (éducation, sciences, etc.)


Unes des formes d'honnêteté les plus importantes : avec l'Islam

On est responsable de l'Islam !

On va être interrogé sur ce que l'on a fait pour l'Islam. On va être interrogé sur ce que l'on a fait avec le Coran, même avec cette leçon.

(Auras-tu parlé à quelqu'un de ce cours, des points importants évoqués?)

L'honnêteté (l'‘Amânah), c'est de présenter la religion aux gens avec la plus douce des manières.


"Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah" (La famille de ‘Imrâne, 110)


Conclusion:

L'honnêteté, la responsabilité, l'‘Amânah est intégrée dans tout. Il est donc important de l'intégrer à notre pensée et à notre quotidien.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 7 Mai 2007

L’Altruisme et l’Amour d’autrui




Les enseignements de la religion et de la bonté recommandent au musulman d’acquérir des vertus dont l’altruisme et l’amour d’autrui. A chaque fois que l’occasion se présente, il doit les manifester.
Que de fois il reste sur sa faim pour donner à manger aux autres et que de fois il meurt de soif pour étancher celle des assoiffés. Quelquefois il se sacrifie pour les autres, ce qui n’est pas étrange de sa part, lui qui est pénétré d’idées sublimes et imprégné de bonté et d’amour.
En se conduisant de la sorte, le musulman ne fait que suivre le chemin des vertueux, nos prédécesseurs, qui ont acquis la félicité et que Dieu a comblés de louange quand

Il dit :

- Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-même dans la gène. Bien heureux sont ceux qui se gardent de l’avarice ! [59-La Mobilisation.9]

Tous ces nobles caractères jaillissent de la sagesse du Prophète Mohammed (Sallalahu 'alayi wa salam), ou sont inspirés de la profusion de la miséricorde divine. Ces vertus sont renforcées et gagnent en noblesse chez le musulman au souvenir des hadiths tels que :

- Nul ne peut être croyant, tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même.

Ou ce verset déjà cité : « Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-mêmes dans le besoin. »
Ainsi, se développe et se fortifie en lui, le sentiment de vouloir le bien et de préférer les autres à sa compagne, à ses enfants et à lui-même.
Un tel homme, passe toute sa vie attachée à Dieu. Sa langue ne cesse d’être tendre par son invocation et son cœur tout épris d’amour pour lui !
S’il promène sa pensée d par l’univers, il en tire des leçons, ou il lui vient à l’esprit des versets, tel que celui-ci :

- Ce que vous aurez avancé en cette vie en œuvres de bien vous sera un jour avantageusement remboursé auprès de Dieu et vous vaudra une récompense accrue. [73.Celui qui s’enveloppe-20]

Ou celui-ci encore :

- Ceux qui, en secret comme en public, dispensent en aumônes une partie de ce dont Nous les avons pourvus, ceux-là doivent compter sur un fonds dont les profits ne tariront jamais. Dieu saura les en rétribuer et les gratifiera d’un surplus de Ses faveurs, car Dieu Le Tout Clément reconnaît toujours les œuvres méritoires.
[35-Le Créateur.28/29]

S’il passe en revue de semblables versets, le musulman est pénétré de la futilité de ce monde et lui préfère la vie future.
Comment un homme de ce genre, ne dépenserait-il pas de gaieté de cœur ses biens pies ?- Comment n’aimerait-il pas le bien et ne préfèrerait-il pas les autres à lui-même, sachant que ce qu’il avance ici-bas, lui sera rendu en mieux qualitativement et quantitativement, dans l’autre monde.

Exemples véridiques d’altruisme :

1- Dans le cénacle koréchite, les chefs des tribus s’étaient réunis et se sont mis d’accord sur un avis émis par le maudit Abou Morra, celui de tuer le Prophète chez lui.
Le Prophète eut vent de cette décision et à son tour décida de quitter la Mecque une fois l’autorisation divine reçue.
Mais pour tromper ses ennemis qui l’épiaient sans relâche attendant le moment de sa sortie de sa demeure pour exécuter leur décision, il devait trouver quelqu’un pour prendre sa propre place dans son lit. Il voulait que sa sortie passe inaperçue.
Cette personne-là ne fut autre que son cousin, le jeune Ali Ben Aboutaleb. Il était prêt à s’offrir en holocauste au Prophète, à prendre sa place dans son lit, en acceptant de prendre le risque d’être abattu à la place du Prophète par les mains des ennemis.
Ali se couche donc à la place du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) préférant sauver la vie de ce dernier, plutôt que la sienne et donnant, malgré son jeune âge, un exemple sublime de sacrifice.
Telle est la nature du musulman : altruisme et sacrifice même de sa personne. Faire don de soi est l’ultime générosité.

2- Le jour de la bataille de Yarmouk, dit Hodéfa Hadaoui, je partis à la recherche de l’un de mes cousins. Je pris de l’eau avec moi, dans l’espoir de le désaltérer s’il était encore vivant et de rafraîchir son visage. Je le trouvai enfin ! 
" Veux-tu boire, lui dis-je ? il me fit signe que oui. Non loin de là, un autre gémit. Mon cousin me fit signe d’aller à lui. Je me dirigeai vers lui. C’était Hicham Ben El-As. Veux-tu boire ? lui dis-je. Un autre m’ayant entendu poussa une plainte. Hicham me fit signe d’aller à lui, ce que je fis. Quand je suis arrivé, il était déjà mort. Je reviens à Hicham, il était déjà mort aussi. J’allai à mon cousin, il avait déjà rendu l’âme. Que Dieu leur fasse miséricorde."
Ces trois vertueux martyrs ont donné l’exemple illustre d’abnégation et d’altruisme qui caractérisent le musulman dans ce monde.

3- On nous rapporte qu’une réunion de plus de trente personnes avait lieu Abou Hassan Antaki. La quantité de pains qu’il avait n’était pas suffisante pour manger à sa faim. Le pain fut coupé, les lumières éteintes et la table servie. A la fin di repas, le pain n’avait pas été touché car chaque convive voulait céder sa part à son voisin affamé. C’était un véritable exemple d’altruisme général.

4- Chacun des deux imams, Boukhari et Moslim, a rapporté le hadith suivant :

« Un hôte frappa à la porte du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam). Celui-ci n’a rien trouvé chez lui à lui donner. Un Ançarite de passage prit l’hôte avec lui. Comme le repas était insuffisant, il mit la nourriture devant l’invité, demanda à sa femme d’éteindre la lampe et il fit semblant de manger, sans rien goûter jusqu’à ce que l’homme eut fini son repas.
Au matin, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam), lui dit :

- Dieu est bien ravi de ce que vous avez fait avec votre invité hier soir !

Dieu a révélé à leur sujet ce verset :

- Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-mêmes dans le besoin. [59-L’Exode.9]

5- Un homme rendit visite à Bichr Ben Hareth qui était alité lors, de sa dernière maladie. Le visiteur se plaignit au malade de son indigence. Alors Bichr enleva son vêtement et le lui remit. Puis, il emprunta un autre qu’il porta jusqu’à la mort.

Ces cinq exemples constituent cinq modèles d’altruisme et d’amour du bien. Nous les avons cités pour édification et pour que leur souvenir vivifie chez le musulman le sentiment de l’amour d’autrui et d’altruisme afin de poursuivre sa mission morale et exemplaire en sa qualité de croyant dans ce monde.

source: La Voie du Musulman.livre de Abou Bakr El Djazairi.Tome3.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 26 Avril 2007

Compter sur soi-même et s’en remettre à Dieu


Le musulman se remet parce qu’il croit que c’est un devoir moral ; mais il doit également savoir que c’est en outre une obligation religieuse qui se trouve à la base même de sa foi. En fait, Dieu nous y incite en ces termes :

-Que votre espoir soit en Dieu, pour peu que vous croyez en Lui ! [5-La Table Servie.23]

-Que les croyants se confient en Dieu ! [64-La Duperie Mutuelle.13]

Donc, croire en Dieu englobe également une confiance absolue en Lui.
Mais l’idée que le musulman s’est formé de cette confiance qu’il a en Dieu ne ressemble en rien à celle que se forment ceux qui ignorent absolument tout de l’Islam et qui sont les ennemis de la foi.
S’en remettre à Dieu n’est pas uniquement un ensemble de mots prononcés par une personne qui n’en comprend pas la portée ni le sens. S’en remettre à Dieu ne signifie pas qu’il faut rester les bras croisés, laisser le destin prendre son cours, sans prendre des décisions et se contenter de ce qui est mesquin et vulgaire.
Considérant la confiance en Dieu comme faisant partie de sa croyance, le musulman doit se munir de tous les moyens nécessaires pour toute action qu’il compte entreprendre. Il n’espère jamais cueillir un fruit sans lui avoir avancé ce dont il a besoin, ni attendre un résultat sans lui avoir préparé ses prémisses. Quant aux résultats de ces moyens, le musulman les confie à Dieu qui est Le Seul capable de les réaliser.
S’en remettre à Dieu, est donc pour le musulman, agir et espérer avec confiance et sérénité tout en étant convaincu que seule la volonté de Dieu s’accomplit et que ceux qui auront fait du bien ne seront jamais frustrés.
Sachant que ce monde est régi par des lois divines immuables, le musulman procure à toute activité les moyens adéquats pour la réaliser.
Malgré ces précautions, il est conscient que ces moyens à eux seuls, ne peuvent mener aux résultats désirés ni à la réussite. Il les considère, tout au plus, comme une exécution de l’ordre de Dieu auquel il faut obéir, comme on obéit à toutes Ses prescriptions.
Quant à obtenir le résultat espéré, c’est entre les mains de Dieu qu’il faut se remettre. C’est Lui qui est capable de réaliser de tels succès. Ce que Dieu veut, se réalisera, et ce qu’Il ne désire pas n’aura jamais lieu.
Que de travailleurs laborieux n’ont pas récolté de fruits de leur labeur, et que de semeurs n’ont pas moissonné ce qu’ils ont semé.
C’est ainsi que le musulman juge les procédés mis en œuvre. Compter uniquement sur eux et leur faire confiance est une hérésie que le musulman rejette, mais y renoncer, alors qu’il est capable de s’en prémunir, est une impiété que Dieu interdit et pour laquelle il faut demander pardon si on la commet.
Le jugement des moyens utilisés découle de la philosophie de l’Islam et des prescriptions du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam). Celui-ci avait soutenu de longues et nombreuses guerres. Avant de les engager, il s’y préparait sérieusement, choisissait même le champ de bataille et le moment opportun.
On rapporte qu’il ne déclanchait jamais d’attaque dans les moments chauds de la journée et attendait la fraîcheur du soir.
Avant le combat, il avait déjà établi ses plans et aligné ses hommes.
Après les préparatifs matériels susceptibles de le conduire à la victoire, il levait les mains au ciel implorant Le Tout-Puissant et disait :


-Dieu, Toi qui as révélé le livre, qui déplace les nuages, qui vainc les coalisés, mets-les en déroute et accorde-nous la victoire !

Ainsi, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) réunissait les moyens matériels et spirituels, confiant toujours la victoire entre les mains de Dieu et à, Sa volonté.
Ce n’est qu’un exemple entre autres, en voici un autre inshAllah :
La plupart des compagnons du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) avaient quitté la Mecque pour Médine. Le Prophète attendait patiemment la permission divine pour commencer à prendre les dispositions du départ. Il reçut enfin la permission de Dieu.

Mais quelles furent les dispositions ?

A- Son compagnon de voyage fut choisi. Ce n’était autre que son meilleur ami : Abou Bakr.
B- L’eau et les vivres nécessaires pour la durée du voyage furent approvisionnés. La fille d’Abou Bakr, Asma, coupa sa ceinture en deux (ce qui lui valut le surnom de « la femme aux deux ceintures ») en vue de les attacher à la monture.
C- Il choisit une monture remarquable pour ce long et pénible voyage.
D- Il fit son choix d’un guide chevronné connaissant la route dans les moindres recoins et difficultés pour le mener dans cette odyssée.
E- Pour que les ennemis ne remarquent pas son absence, il demanda à son cousin Ali de prendre sa place dans le lit.
F- Les païens le recherchèrent ensuite activement, lui et son compagnon. Pour échapper à leur regard, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) se réfugia avec son ami dans la grotte de Thaour.
G- Là Abou Bakr lui dit :

Messager de Dieu ! Si l’un de nos ennemis se baissait, il nous verrait à ses pieds !
Et le Prophète de lui répondre :

- Abou Bakr, que penses-tu de deux ayant Dieu pour troisième ?

Cet épisode concrétise la foi inébranlable aussi bien que la confiance illimitée en Dieu.
Il montre également que le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) ne sous-estimait pas les mesures nécessaires à prendre, mais il ne faisait pas fond sur elles. L’ultime précaution du musulman c’est de s’abandonner à Dieu en toute confiance et quiétude d’âme.
Après avoir pris les dispositions que dictait la sauvegarde de sa personne, jusqu’à se tapir au fond d’une grotte sombre, asile des vipères et des scorpions, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam), avec l’assurance du croyant et la certitude de l’homme confiant, dit à son compagnon peu rassuré :

-
Ne t’afflige pas, Dieu est avec nous !
- Que penses-tu de deux ayant Dieu pour troisième ? (Boukhari)

Cette conduite est un exemple pour le musulman. Elle lui montre la valeur qu’il doit accorder aux procédés employés. En modelant sa conduite sur celle du Prophète, il ne paraît ni innovateur, ni prétentieux, mais un pur conformiste.
Quant à la confiance en soi-même, le musulman n’en tire pas la même signification que ceux qui ont l’âme masquée par les péchés.
Ceux-là y voient une rupture avec Le Créateur et jugent que l’homme est capable, à lui seul, de produire ses actes et de réaliser toutes ses richesses et acquisitions et que Dieu n’y est pour rien.
C’est un jugement erroné, indigne du Seigneur.
En préconisant la confiance en soi-même dans toutes ses activités, le musulman vise à n’être l’obligé que de Dieu Seul.
S’il est capable d’accomplir seul son travail, il n’en charge personne. S’il est en état de satisfaire seul son besoin, il ne recourt à nul autre que Dieu. S’il s’adresse à un autre qu’à Allah, son cœur sera attaché à cet autre. Le musulman ne l’admet jamais !
En se conduisant de la sorte, il ne fait que suivre le chemin des gens pieux et véridiques.
Il arrivait souvent que le fouet de l’un deux glissa de sa main, alors qu’il montait sur son cheval et tomba sur le sol. Il descendait de sa monture pour le ramasser sans demander ce service à personne.
En recevant ce serment d’allégeance d’un nouveau fidèle, le Prophète exigeait de lui, d’accomplir la prière, de payer l’aumône légale (zakat), et de ne jamais demander secours à personne qu’à Dieu.
Or, en observant cette conduite, c’est-à-dire en se remettant à Dieu tout en ayant confiance en soi-même, le musulman affermit sa foi et développe son caractère par la réminiscence de temps à autre, des versets et des hadiths qui sont les sources de sa foi et de son caractère.

En voici quelques exemples de ces versets :

- Mets ta confiance dans Le Vivant, l’Immortel ! [25-La Distinction.58]

- Dieu Seul nous protège. Il n’est pas de meilleur appui ! [3-La Famille d’Omran.173]

Le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) dit :

- Si vous vous remettez à Dieu comme il sied, vous serez pourvus comme sont les oiseaux : ils partent le matin ventre creux et rentrent le soir repus. (Tirmidhi)

En sortant de chez lui, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) disait :

-Au nom de Dieu ! je me fie à lui. Il n’y a de puissance ni de force qu’en Lui.
Parlant des 70 mille personnes qui entrent au Paradis sans jugement, il dit : « Ce sont ceux qui ne recourent pas à la magie pour se faire guérir, qui ne cautérisent pas et ne croient pas aux mauvais augures. Ils se confient entièrement à Dieu ! » (Boukhari et Moslim) .

source: La voie du Musulman.Tome 3.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 22 Avril 2007

La patience et l’endurance

 

Le musulman est paré de plusieurs vertus dont la patience et la l’endurance susceptibles à l’aider à supporter les dérangements causés par autrui pour l’amour de Dieu.

Il se contraint à accepter ce qui le répugne ou lui fait mal et le supporter avec stoïcisme.

Le musulman se force à accomplir les actes de piété que son âme déteste. Il l’oblige à les effectuer. Il la retient de commettre des péchés ou les aborder, même si le désir qui le poussait dans cette voie  était difficilement résistible.

 

Dans les épreuves, il se contient sans s’alarmer ni s’irriter, car, disent les sages, s’alarmer pour un mal déjà passé est une calamité et le faire pour une future probabilité est une absurdité. S’emporter contre l’arrêt divin est une injure à Dieu, l’Unique et Le Tout Puissant.

Lorsque le musulman  traverse une épreuve, le souvenir de Dieu et celui de la récompense qui lui sera accordée grâce à sa piété lui redonnent du courage et le soutiennent.

 

Il est également animé par la peur de toutes les menaces effrayantes adressées à tous ceux qui font l’objet de la haine de Dieu et qui lui désobéissent. Il se rappelle continuellement que les desseins que Dieu nous a tracés doivent prendre leur cours, que ses décrets sont équitables et irrévocables, que l’on se montre résigné ou non. Il sait que sa résignation sera récompensée et son emportement condamné. A force d’entraînement, le musulman peut acquérir la vertu de la résignation. Mais celui-ci a besoin de Son Dieu, l’implore pour qu’Il la lui accorde et essaie de la raffermir en lui en se souvenant des exhortations et des promesses de récompenses faites aux gens stoïques, tels que ces versets :

 

 

-« Croyants ! Soyez constants. Rivalisez de constance ! Soyez fermes et craignez Dieu. Ainsi atteindriez-vous à la félicité »                 [3.La famille d’Omran-200]

 

« Que la patience et la prière soient pour vous un réconfort »      [2.La vache-45]

 

« Sois patient ! Dieu t’y aidera ! »   [16.L’abeille-127]

 

«  Endure patiemment ce qui peut t’atteindre. Tout cela est le propre d’une âme résolue. »    [31.Loqman-17]

 

« Annonce une heureuse issue aux patients, à eux qui, frappés d’un malheur, disent : « Nous appartenons à Dieu et à Lui nous ferons retour ! » Ceux là, auront pour lot miséricorde et bénédiction de leur Seigneur. Ils auront suivi le droit chemin. »          [2.La vache-156]

 

« Ceux qui auront persévéré dans notre voie seront rémunérés compte tenu de leurs meilleures actions ».            [16.L’abeille-96]

 

«  Nous avons fait d’eux, des chefs qui guidaient les hommes selon nos ordres, cela pour avoir su persévérer dans notre voie et avoir cru fermement en nos signes. »   [32.L’adoration-24]

 

«  Ceux qui sont constants, seront dignement rémunérés au-delà de toute mesure ! »  [39-Les groupes.10]

 

Le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam), dit aussi :

-« La patience est une lumière » (un guide éclairé).             (Moslim)

 

-Celui qui veut être chaste, Dieu l’aidera.

-Celui qui cherche à se passer de ce que possèdent les autres, Dieu l’enrichira.

 

-Celui qui veut être patient, Dieu viendra à son secours, aucun n’a eu un don plus fécond que la patience.            (Moslim)

 

-C’est merveilleux ! Tout ce qui arrive au croyant lui est favorable. Aucun autre n’a ce privilège.

 -S’il est heureux, il remercie Dieu et c’est bien pour lui, s’il est malheureux, il se résigne et c’est bénéfique pour lui. »   (Boukhari)

 

Une fille du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) lui dépêcha une personne pour le prier de venir voir son enfant agonisant. Le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) lui envoya dire :

 

-« Donne-lui le bonjour et dis lui :

Tout appartient à Dieu, ce qu’Il donne et ce qu’Il reprend. Pour toute chose est fixé un terme. Qu’elle se résigne et en demande à Dieu la récompense »       (Boukhari)

 

Dans un hadith à thème divin, Allah dit :

- Quand je frappe mon serviteur de cécité et qu’il se soumet à mon arrêt, je lui accorde en échange le Paradis !            (Boukhari)

 

-Quand Dieu veut du bien à quelqu’un, Il l’éprouve.       (Boukhari)

 

La valeur de la rétribution est proportionnelle à l’épreuve. Quand Dieu veut du bien à des gens, Il  les met à l’épreuve. Celui qui se résigne aura la satisfaction du Seigneur, mais celui qui s’emporte encourt Sa colère.

L’adversité ne cesse de s’abattre sur le croyant : atteignant sa personne, ses enfants et ses biens, si bien qu’il comparaîtra devant Dieu sans aucun péché.

 

Quant à supporter le mal, c’est aussi de la résignation mais plus pénible à supporter. C’est le symbole des véridiques et des Saints. Son sens réel, c’est être persécuté pour la cause de Dieu et supporter la souffrance sans rendre le mal pour le mal, sans se venger ni se soucier de sa personne tant que cela est fait pour l’amour de Dieu et en quête de Son consentement.

 

Dans cette endurance, il a en vue comme : exemple les prophètes et les vertueux. Rares sont ceux qui, parmi eux, n’ont pas été malmenés et persécutés pour la cause de Dieu.

 

_Ben Massoud disait :

J’ai toujours présent devant moi ce spectacle poignant, celui du Prophète Mohammed (…), à l’instar des anciens messagers, battu par son peuple, ensanglanté, essuyant le sang sur son visage en disant :

 

« Seigneur ! Pardonne à mon peuple, car il agit par ignorance. »          ( Boukhari et Moslim)

 

 Ce n’est là qu’un exemple de l’endurance du Prophète (…).

 

_Khabab raconte ce qui suit :

 

 « Nus nous sommes plaints au Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam). Il était accoudé à l’ombre de la Kaaba à un habit enroulé. Nous lui dîmes :

-« N’implores-tu pas Dieu pour nous faire triompher de nos persécuteurs, ne Le pries-tu pas pour nous ? 

 

Il nous répondit :

-« Auparavant, on prenait l’homme, on lui creusait une fosse, on l’y mettait, puis au moyen d’une scie placée sur la tête, on le coupait en deux. Avec de peignes en fer on lui arrachait la chair à même les os. Tout cela ne lui faisait pas renier sa foi. »     (Boukhari)

 

Le Coran nous a rapporté les récits des prophètes et leurs réponses aux peuples qui les tourmentaient, on y lit :

-Comment ne pas nous remettre à Dieu, Lui qui nous a guidés vers des voies sûres pour notre salut ?

 

Aussi sommes-nous fermement résolus à supporter vos outrages. Dieu est le meilleur soutien de ceux qui se fient à Lui.      [14.Abraham.12]

 

Jésus ne cessait de dire aux fils d’Israël :

-Avant moi, on vous a dit : usez de la loi du talion : dent pour dent, nez pour nez…Mais moi je vous dis : Ne rendez jamais le mal pour le mal. Celui qui te donne un soufflet sur la joue droite présente lui ta joue gauche, celui qui te confisque ton manteau, remets lui ton habit.            (Ghazali : El Ih’ia).

 

Les compagnons du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) disaient :

 

 -Nous n’estimions pas complète la foi de l’homme, tant qu’il ne faisait pas preuve d’endurance dans l’adversité. Stimulé par ces exemples vivants de patience et d’endurance, le musulman cherche à se caractériser de patience et d’endurance, en vue de remporter la récompense promise par Dieu : il ne profère aucune plainte, ne se laisse pas emporter par la colère, ne rend pas le mal par le mal mais le rejette par la bonté. Il excuse, endure et pardonne.

Dieu dit :

  -Celui qui est patient et sait pardonner témoigne d’une heureuse maîtrise de lui-même.       [42-La Délibération.43]

 

Source : La Voie du Musulman de Abou Bakr Djaber Al Djazaïri.

 

 

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 21 Avril 2007

La noblesse de caractère

 

 

Le caractère des hommes réfléchit le degré de leur éducation. Il peut être bon suite à une éducation soignée ou tout à fait le contraire parce que son éducation n’était pas un souci primordial chez ses éducateurs.

Un caractère noble est propre à la personne qui aime :

  • la vertu, la justice, l’amour du bien et le désir de le faire, le beau, la générosité.

·        faire les actes pieux, les gestes de pudeur, d’indulgence, de douceur, de patience, de charité…

 

Quand au caractère mal éduqué, il s’est habitué au mal qui devient inhérent à sa à sa nature et lui apparaît comme si c’était le bien. Il aime le vice et exécute des actes répréhensibles tels que c’est le mensonge, la trahison, l’impatience, l’envie, l’obscénité, l’impudence et autres.

Pour parer à ce danger, l’Islam n’a cessé de glorifier le bon caractère et d’exhorter ses adeptes à le cultiver en eux, si bien qu’il apprécie la foi du musulman et son degré d’adhésion à l’Islam par le nombre de bonnes qualités qu’il possède. Dieu a couvert d’éloge Son Prophète pour son bon caractère.

Il dit :

            « Tu es certes pétri de très nobles qualités ! »       [68.La Plume-4]

 

Il l’a exhorté à en faire sa plus grande part :

 

            « Réponds au mal par la façon la plus douce.  Celui qui te traitait en ennemi pourrait, du coup, se muer en fervent allié. »                       [41.Les versets distincts-34]

 

Dieu a fait des bons caractères un tremplin d’accès au Paradis.

 

Il dit :

« Elancez-vous vers un pardon ineffable de votre maître, hâtez-vous vers un Paradis immense, aménagé aux dimensions des cieux et de la terre, réservé à ceux qui craignent Dieu, à ceux qui dispensent leurs richesses en aumône, qu’ils soient dans la gêne ou l’abondance, qui savent dominer leurs ressentiments et pardonner à leur prochain. Dieu aime les âmes généreuses ! »             [3.La Famille d’Omran-133]

 

 

Le Prophète a également dit :

 

« Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères. »      (Boukhari).

 

« Dans la balance, rien n’égale en poids les nobles caractères. »            (Ahmad et Abou Daoud)

 

 

« La piété n’est que le noble caractère. »

 

           

 

« Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères. »

 

« Ceux qui parmi vous seront les plus proches de moi le Jour de la Résurrection et que j’estime le plus sont ceux qui sont dotés des meilleurs caractères !     (Boukhari)

 

« Quelle est la meilleure des œuvres ? » demanda-t-on au Prophète.

 

« C’est la noblesse de caractère », répondit-il.

 

On lui demanda aussi :

 

« Qu’est-ce qui donne le plus accès au Paradis ? »

 

« C’est la crainte de Dieu et la noblesse de caractère », dit-il.      (Tirmidhi)

« L’homme, dit le Prophète, (Sallalahu 'alayi wa salam), acquiert les plus hauts degrés du Paradis et les places d’honneur, rien que par la noblesse de caractère alors même qu’il n’a que de médiocres pratiques culturelles. »

 

 

La noblesse de caractère d’après nos ancêtres :

 

 

D’après Haçan, la noblesse de caractère c’est d’avoir le visage détendu, d’être généreux et de s’abstenir de faire du mal.

 

Pour AbdAllah Ben Moubarek, trois qualités résument la noblesse de caractère :

 

 

  • Eviter tout ce que la religion interdit,

     

  • Acquérir ce qui est licite,

     

  • Faire largesse à sa famille.

     

 

Un autre la définit comme suit : Etre très proche des gens, tout en se considérant étranger parmi eux.

Pour un autre, la noblesse de caractère c’est de s’abstenir de nuire aux autres et de supporter [les défauts] des croyants.

Un autre dit : c’est de n’avoir d’autre préoccupation que celle de Dieu.

Tous ces dires ne touchent que les détails du sujet. Mais sa vraie nature c’est celle qui vient d’être définie ci haut.

On rapporte que les qualités qui caractérisent les natures nobles sont : la grande pudeur et le refus de causer le moindre mal. Ce qui distingue également une nature pareille c’est sa piété et sa franchise, un noble caractère est peu loquace, très laborieux, discret, bienfaiteur, agréable, indulgent, fidèle à ses engagements et chaste. Il commet rarement d’erreurs, ne profère pas d’injures, ni ne médit de personne, il n’est pas calomniateur, ni impatient, ni rancunier. Il n’est pas avare et n’envie personne. Au contraire il a toujours le sourire aux lèvres et est décontracté. Il aime ce qui plait à Dieu et déteste ce qu’Il déteste, son bonheur et sa tristesse dépendent de Lui.

 

Source : La Voie du Musulman de Abou Bakr Djaber Al Djazaïri.

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement