Publié le 20 Septembre 2007

La vie est courte



À la dernière minute,je me suis dépêchée de me rendre au magasin pour faire mes emplettes de L' Aïd. Quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait,je me suis mise à maugréer, ronchonner.. ; "Je vais passer un temps interminable ici, alors que j'ai encore tant de choses à faire!"
L' Aïd commence vraiment à devenir une véritable corvée. Ce serait tellement bien de se coucher et de se réveiller seulement après...
Mais je me suis fais un chemin jusqu'au rayon des jouets et là, j'ai commencé à ronchonner de nouveau contre le prix des jouets, en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec.
Je me suis donc retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée contre lui...

Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui:


"Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?"

La dame lui répondit avec un peu d'impatience:

"Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter".
Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques
minutes.Puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.

Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui
demandé à qui il voulait donner la poupée.


"C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour L' Aïd.Elle était sûre qu' une personne généreuse la lui apporterait"


Je lui dis alors que cette personne allait peut-être lui apporter

Il me répondit tristement :


"Non, personne ne peut aller là où ma petite soeur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte".Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
"Elle est partie rejoindre Allah. Papa dit que maman va aller retrouver Allah bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "

Mon coeur s'est presque arrêté de battre.

Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit :


"J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. "

Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin,sur laquelle il tenait la poupée en me disant :

"Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle,comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas,mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur".

Puis il baissa la tête et resta silencieux.

Je fouilla dans mon sac à mains, et j'en sorti une liasse de billets et je demanda au petit garçon :


"Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? "

"OK " dit-il " Il faut que j'en ai assez "

Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura:
" Merci mon Dieu pour m'avoir donné assez de sous".

Puis il me regarda et dit : " J'avais demandé à Allah de s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière".
Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman,mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... "

Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.

Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon.

Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d' ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.

Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller au funérailles de la jeune dame.

Le petit garçon était là, souriant tenant une jolie rose blanche dans sa main,avec la poupée et sa photo dans le magasin. J'ai quitté le lieu en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours.

L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde,un conducteur ivre lui a tout enlevé...



"Inna' lilah wa inna' ilaïhy ra'djioune" (Nous appartenons à Allah et c'est vers lui notre retour)
La vie d'ici-bas n'est que jouissance trompeuse,la vie de l'au-delà est bien meilleure !

La vie est courte, ne perdons pas notre temps dans des futilités, rapprochons-nous du chemin d'Allah et faisons en sorte de bien utiliser le temps qu'il nous reste.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Récits

Publié le 16 Septembre 2007

 

Assalam ou alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuhu,

Le mois de Ramadan est enfin arrivé avec d'innombrables bienfaits et j'en profite pour vous souhaiter à tous un très bon mois de Ramadan à tous.

Profitons de ce mois béni pour renforcer notre foi et nous rapprocher au maximun de Dieu, il vient à nous en tant que simple visiteur.

Surtout, n'oublions nos frères et soeurs les plus démunis qui ont encore plus besoin de nous durant ce mois de Ramadan.

N'oublions pas la lecture du Coran et le recueillement à la mosquée.

Soyons tous unis et persévérons dans le chemin de Dieu.

Assalam ou alaykoum.

 

RAMADAN MOUBARAK A TOUS LES MUSULMANS DU MONDE.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Jeune - As-siyam

Publié le 10 Septembre 2007

L'éléphant et les aveugles


Dans un village éloigné de la Chine, on avait amené un éléphant; les habitants qui se firent un devoir d'aller le regarder de près furent émerveillés devant ce curieux animal.
Poussés par la curiosité, quatre aveugles se rendirent sur place pour essayer quand même d'avoir une idée de quoi il s'agissait. Mis en présence de l'animal, ils le tâtèrent de la main. L'un pose la main sur sa queue ; il dit : " cette créature est telle une corde ". Un autre lui touche l'oreille ; elle lui apparut semblable à une feuille. Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara " l'éléphant à la forme d'une colonne ". Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit : " En vérité, cet éléphant est comme un mur ".De retour chez eux, ils commencèrent à se quereller, chacun essayant de convaincre son ami d'accepter son jugement :
" Un éléphant, c'est une corde ",
" Mais non imbécile, c'est une énorme feuille ".
" Croyez-moi, c'est une colonne, ni plus ni moins. "
" Cessez de dire des insanités, vous autres, un éléphant c'est un mur. "De même, chaque fois que quelqu'un entendait une description de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie qu'il avait touchée. Leurs affirmations variaient selon ce qu'ils avaient perçu : corde, feuille, colonne et mur.
Si chacun d'eux avait été muni d'une chandelle, leurs paroles n'auraient pas différé. L'œil de la perception est aussi limité que la paume de la main qui ne pouvait cerner la totalité (de l'éléphant). L'éléphant en quelque sorte ruina la vie des aveugles ; ces pauvres passèrent le restant de leur existence à discuter sur la description d'un éléphant. Que de paroles, de verbiages, de papotages, de bla-bla, de palabres interminables. Mais sans grand résultat bien évidemment, car chacun se borna à s'accrocher à son interprétation personnelle.


Les musulmans d'aujourd'hui sont, à bien des égards, semblables à nos quatre aveugles ; nous nous heurtons les uns contre les autres comme des barques ; nos yeux sont aveuglés, nos cœurs aussi. Au lieu de nous unir sur l'essentiel, nous prenons plaisir à nous diviser sur les détails. Chacun s'estimant être le seul à détenir la vérité considérant tous les autres comme égarés.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Récits