Publié le 25 Juillet 2007

Pour mes soeurs,

Au cœur d’un conflit dans la société,
Vous cherchez à affirmer votre liberté,
Demandant simplement à être acceptées,
On vous arrache votre identité.

Ce hijab, symbole de votre pudeur,
On cherche à vous le faire enlever,
Alors qu’il caractérise votre bonheur
Et ainsi toute votre beauté.

Il est le symbole de votre soumission
Au Créateur Le Tout Puissant
Mais entraînant tant de questions
Dans ce monde d’Occident.

Il est un éternel bien-être pour votre cœur
Mais tant de préjugés sur toi, ô ma sœur
Alors qu’il est le fruit de votre liberté
On parle alors de femmes oppressées.

Pensant qu’il est un danger pour notre société
Il est alors rejeté et mal jugé
On parle d’une laïcité préservée
Soi-disant pour le bien de l’humanité.

source : Fadoua, http://fiere-detre-musulmane.over-blog.com

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Mes écrits

Publié le 16 Juillet 2007

Vivre avec le Coran



Les exigences posées par le Coran à toute musulmane et à tout musulman se résument comme suit :

-  un(e) musulmane doit croire au doit croire au Coran,
-  il/elle doit le lire,
-  il/elle doit chercher à le comprendre,
-  il/elle doit agir conformément à ses enseignements,
-  il/elle doit transmettre ses enseignements.

Certes, la compréhension du Texte n’est pas toujours accessible ; néanmoins, le musulman doit constamment chercher à étudier et à comprendre la signification de la Parole de Dieu. Le Coran lui-même souligne que la simple lecture ou la seule récitation demeurent insuffisantes.
Pour être fidèle à l’esprit du Coran, il convient de réfléchir et ensuite d’agir conformément au Texte.

- C’est un livre béni que Nous t’avons révélé afin que les hommes de bon sens en méditent les versets et s’y arrêtent pour réfléchir. [38/29]
- Que ne méditent-ils le Coran ? Auraient-ils les cœurs complètement verrouillés ? [47/24]
- Ne méditent-ils donc pas la Parole de Dieu ? Ou est-ce parce qu’ils ont reçu ce qui n’est jamais parvenu à leurs ancêtres ? [23/68]

Pour bien comprendre le Coran à partir de son étude, une approche correcte est recommandée, dont les principales lignes sont : 


 * Observer les principes de base pour une étude fructueuse du Coran :


-être totalement convaincu qu’il s’agit de la Parole de Dieu,
- le lire en recherchant uniquement l’agrément de Dieu,
- accepter totalement Sa voie et s’y conformer,
-chercher le refuge auprès de Dieu et rechercher Son aide pour l’étude, Le louer et Le glorifier pour Ses bénédictions,
- renforcer et maintenir la présence du cœur,
- être conscient d’être toujours en présence de Dieu,
-avoir la sensation d’écouter le Coran directement de Dieu,
- avoir la sensation que le Coran s’adresse à soi,
- observer une attitude convenable et se purifier, extérieurement et intérieurement. 

*  Réfléchir sur le Coran et s’efforcer de le comprendre :

être totalement convaincu qu’il s’agit de la Parole de Dieu, le lire en recherchant uniquement l’agrément de Dieu, accepter totalement Sa voie et s’y conformer, chercher le refuge auprès de Dieu et rechercher Son aide pour l’étude, Le louer et Le glorifier pour Ses bénédictions, renforcer et maintenir la présence du cœur, être conscient d’être toujours en présence de Dieu, avoir la sensation d’écouter le Coran directement de Dieu, avoir la sensation que le Coran s’adresse à soi, observer une attitude convenable et se purifier, extérieurement et intérieurement.
  :


-considérer que chaque verset possède un sens actuel, et qu’il n’est pas issu d’une narration passée,
-lire entièrement le Coran pour en avoir un aperçu général,
- éviter les longs comentaires quand on est au début de l’étude du Coran,
- apprendre la langue du Coran,
- réfléchir profondément sur ce qu’on lit et réciter le Coran de manière lente et harmonieuse (tartîl).
 

* S’efforcer de participer pleinement à l’étude :

  :


- se rappeler comment le Prophète (sallalahou alayhi wa salam) et ses Compagnons ont reçu le Coran,
-considérer que chaque passage du Coran est adressé à chaque personne qui le lit, le récite ou l’écoute,
- développer une réponse intérieure aux versets et l’exprimer en louant Dieu et en recherchant Son pardon,
-réciter quotidiennement le Coran et le mémoriser autant que possible,
-s’efforcer de vivre conformément aux enseignements du Coran puisqu’il est la Voie pour toute l’humanité. Cela constitue le meilleur moyen de se rapprocher du Coran et d’en comprendre le sens. De même, tout(e) musulman(e) doit s’appliquer à l’observation quotidienne des enseignements du Prophète Muhammad ( sallalahou alayhi wa salam). Il était l’homme le plus proche du Coran, celui qui le vivait et le comprenait le mieux, comme le disait son épouse Aicha :


« Le Prophète était l’expression vivante du Coran. »

Texte tiré de : Ahmad Von Denfer, Comprendre le Coran. Introduction aux sciences du Coran, Tawhid, Lyon, 2001.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Coran

Publié le 10 Juillet 2007

 
 
 
 
Salam alaikoum wa rahmatullahi ta'ala wa barakatuhu,
Voici insh'Allah deux anasheeds d'un groupe de chants Le Rappel.Ce qui fait la particularité de leur chants mash'Allah est qu'il n'y a pas d'instruments.
Ecoutez mash'Allah comme c'est beau.
 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Vidéos

Publié le 5 Juillet 2007

La mahabbah (l'amour envers Allah)



Les gens ont discuté de la mahabbah (l'amour envers Allah) ; ses causes et ce qu'elle rapporte, ses signes, ses fruits et ses règles. Les paroles les plus compréhensibles à ce sujet sont celles de Abû Bakr al-Kataanee (rahimahoullah) sur al-Junayd (d.279H).


Abu Bakr al-Kataanee (d.322H) a dit :

"Une discussion sur la Mahabbah a eu lieu à Mekkah pendant le mois du Pèlerinage. Les shouyoukh qui étaient présents parlèrent sur ce sujet et al-Junayd était le plus jeune d'entre eux. Ils lui dirent : « O 'iraqee (l'iraquien), qu'as-tu à dire ? Alors il baissa la tête, et des larmes coulèrent de ses yeux puis il dit :

« Un servant doit surmonter son âme ;
Et être constant dans le rappel d'Allah ;
Etablissant les Droits de son Seigneur ;
En se concentrant sur Lui avec son cœur ;
La crainte faisant flamber son cœur ;
Tandis qu'il boit de son navire le vrai amour
Et que certaines réalités lui sont dévoilées ;
Donc, lorsqu'il parle c'est grâce à Allah ;
Quand il parle, cela vient d'Allah ;
Quand il bouge, c'est par le commandement d'Allah
Et quand il est serein, alors cela vient d'Allah ;
Il appartient à Allah, il est pour Allah, et il est avec Allah.
»

Alors les shouyoukh se mirent à pleurer : « Comment peut-on faire plus que cela ? Qu'Allah te récompense en bien, O joyau des biens informés ! » [1]

L'imam Ibnul-Qayyim (rahimahoullah) a dit plus loin :

« Les raisons qui amènent au développement de la Mahabbah (l'amour envers Allah) sont de dix :

1 - Réciter le Qur'an, réfléchir sur ses paroles et comprendre leur sens.

2 - Se rapprocher d'Allah par l'accomplissement d'actes surérogatoires après les actes obligatoires.

3 - Etre constant dans le dhikr (rappel) d'Allah – en toutes circonstances – avec la parole, le cœur, et les membres. Plus le dhikr est constant, plus la Mahabbah est intensifiée.

4 - Donner la priorité à ce qu'Allah aime – lorsque nos désirs prennent le dessus – au lieu de ce que l'on aime et désire personnellement.

5 - Faire que le cœur contemple les Noms et Attributs d'Allah. Etre témoin de ce qu'ils impliquent et faire que le cœur soit éclairé dans le jardin de cette réalisation.

6 - Reconnaître la miséricorde et les faveurs d'Allah ; qu'elles soient apparentes ou cachées.

7 - Assujettir le cœur et être humble devant Allah, afin qu'il soit dans la crainte d'Allah.

8 - S'isoler, au moment pendant lequel Allah descend au niveau le plus bas du ciel, réciter le Qur'an, et finir la récitation en recherchant le pardon d'Allah et se repentir sincèrement à Lui.

9 - S'asseoir dans les assemblées de ceux qui aiment sincèrement et véritablement Allah, récolter les bénéfices de leurs enseignements, et ne parlez que si vous savez qu'il y a en cela un bénéfice et que de telles paroles vous élèveront vers le bien et que d'autres en bénéficieront en même temps.

10 - Se tenir à l'écart de toutes les choses qui pourraient éloigner les cœurs d'Allah 'Azza wa Jalla.


Donc voici 10 cas permettant au véritable croyant d'atteindre le vrai amour pour Allah, pour qu'il puisse atteindre Allah 'Azza wa Jalla.

source: http://islamoncoeur.free.fr

Rédigé par Fadoua

Publié dans #Croyance

Publié le 5 Juillet 2007

La foi : Définition


La définition exacte des termes : obligatoire, impossible et possible est primordiale dans l'étude de la science la foi, et dans la démonstration et la confirmation de ses diverses questions.

L'Obligatoire (Al wajib), l'impossible (Al moustahil) et le possible (Al Jaiz). Ces trois termes en vérité, visaient le nécessaire ou l'obligatoire (Al wajib). l'impossible (Al moustahil ) et le possible ou le permis ( Al Ja iz ) rationnels ( al-`aqlî ).


1-Le nécessaire ou l'obligatoire rationnel (al-wâjib al`aqlî)

On désigne par ce terme toute vérité et certitude qui s'impose à la raison, et ne peut concevoir l'inexistence. Il est de deux sortes :

Le nécessaire évident (daroûrî badîhî) : C'est ce que tout individu est censé saisir spontanément sans aucun effort intellectuel par son évidence à l'esprit. C'est, par exemple, que l'enfant est moins âgé que son père, que le chiffre un est moindre que le deux, que le deux est moindre que le trois, et ainsi de suite avec le reste des nombres.

Le nécessaire théorique (daroûrî nadharî) : Il s'agit de vérités que l'homme confirme suite à la réflexion et s'impose à la raison comme vérité théorique indiscutable ; comme la démonstration de la Prééternité (al-qidam) d'Allah, Sa Pérennité (al-baqâ), Son Unicité (al-wahdâniyya) ainsi que toutes Ses Attributs de perfection (sifât al-kamâl ) que l'on doit Lui affirmer.

2-L'impossible rationnel (al-moustahîl al-`aqlï)

Ce terme indique toute chose dont la raison ne peut concevoir l'existence, et il est de deux sortes à l'exemple du nécessaire :

1. L'impossible évident (al-moustahîl al-badîhî) : c'est cet impossible à concevoir que la raison saisie sans effort intellectuel ou recherche, comme le fait que le père est moins âgé que son fils ou que le chiffre un est plus grand que deux !

2. L'impossible théorique (al-moustahîl an-nadharî) : Il s'agit de vérités et de notions dont la raison confirme l'impossibilité (al-istihâla) qu'après une réflexion soutenue et une argumentation: par exemple, le fait qu'il est impossible qu'Allah soit plus qu'un, qu'Il soit créé ou qu'Il meurt, etc.

3-Le possible rationnel (al jâ'iz ou al-moumkin)

C'est tout ce dont la raison conçoit l'existence, l'inexistence ou le non-être (al-`adam), la confirmation ou la négation en soi. C'est par exemple : la vie et la mort, la bonne santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, etc.

On remarquera que nous avons attribué ces notions à la raison. Parce qu'en vérité, c'est la raison qui mène cette recherche et qui juge. Ses sentences sont la base sur laquelle se fondent les jugements et les résultats de toute réflexion. Dès lors, il n'y a pas de place, dans le dogme (musulman), ni au conformisme, ni à l'héritage des ancêtres, ni aux coutumes et traditions, ni aux passions ou aux désirs personnels. Il n'y a de place que pour l'esprit sain, libéré de toutes les formes de servitude et de frustration.

Certaines personnes peuvent mettre en cause ces affirmations parce que nous nous appuyons sur des versets du Livre d'Allah Taala :
« Comment, se demandent-ils, vous vous référez au Coran dans des questions dont vous aviez confiée à la raison la vérification et l'arbitrage ?! »

Nous disons : Nous nous appuyons sur le Livre d'Allah Taala, dans ce qu'Il nous propose de signes et de preuves, qui font réfléchir nos esprits et leur ouvrent les espaces de la recherche, de l'analyse et de l'échange de vues. Mais, le Coran, laisse à notre intellect la charge de tirer les conclusions et d'établir les sentences. Pour nous, le Livre d'Allah est cette lumière rayonnante qui nous permet d'atteindre la voie et d'en connaître les abords, les jalons et les points de repère.

Il suffit comme preuve, que ce Livre suit cette méthodologie quand il interpelle ceux qui lui tournent le dos. Allah Taala dit à Son Messager (Salla Allah alayhi wa Salam):
« Dis : « La vérité est là, émanant de votre Seigneur. Y croira qui voudra et la reniera qui voudra. » (Sourate 18- verset 29)

« Rappelle car tu n'es là que pour rappeler. Tu n'as nul pouvoir de les contraindre à la foi. » (Sourate 88- versets 21-22)

A qui s'impose la connaissance d'Allah, de Sa Loi et de la croyance authentique ?

Cette connaissance est un devoir qui incombe à tout individu responsable (al-moukallaf). Le responsable est celui qui a atteint la puberté, qui est sensé, qui jouit de l'intégrité de ses sens et auquel est parvenu le Message d'Allah Taala.

Cette connaissance n'est pas un devoir pour l'enfant. Cependant son tuteur est tenu de l'initier aux principes de la religion, en tenant compte des capacités de perception de l'enfant et de ses aptitudes, afin qu'il grandisse dans la foi, conscient et vigilant, armé d'une croyance saine capable de le protéger, plus tard, de toute déviation.

La connaissance du dogme n'est pas non plus un devoir pour le fou, ni pour celui qui ne jouit pas à la fois de l'ouïe et de la vue, car il n'a ainsi aucun accès vers la connaissance. Mais si l'on trouve un moyen de transmission adéquat, il lui incombe d'acquérir cette connaissance.

De même cette connaissance n'incombe pas à ceux qui sont morts avant le début de la mission du (Salla Allah alayhi wa Salam). Il s'agit de personnes qui sont mortes à une époque où aucun Messager n'a été suscité, ou à une époque où un Messager a été spécialement envoyé pour un autre peuple. Seuls ceux qui ont été interpellés directement en sont responsables. A partir du moment où un Messager leur a été envoyé, il y a eu réception.

Les autres sont considérés comme excusables. Il en est de même de ceux à qui l'on a envoyé un Messager dont l'appel ne leur est pas pour autant parvenu. Le verset suivant appuie cette version. Allah Taala dit :

« Nous ne soumettons jamais au supplice (un peuple) avant d'envoyer auparavant un Messager. » (Sourate 17- verset 15)

4-Les limites de la connaissance saine

La connaissance saine, grâce à laquelle on acquiert une foi ferme et authentique, c'est la perception rationnelle, sûre et certaine, des choses (des éléments de la foi) conformément à leur vérité et réalité.

Toute connaissance hésitante, engendrant une foi fondée sur le doute, l'illusion et les conjectures, est rejetée. La foi se fonde sur la certitude et les résolutions fermes. Celui qui n'a pas cette qualité ne peut prétendre à la foi !

De même, n'a pas la foi celui qui embrasse un dogme non conforme à la Vérité et Réalité (rationnelles), telle que la croyance en la prééternité de l'univers, ou la pluralité d'Allah Taala ou la négation de la Résurrection et du Jour ultime.

Cependant, on considère croyant rebelle celui qui reconnaît Allah Taala et convaincu de Son existence et de Ses Attributs, mais qui ne détient aucune preuve quant à l'Existence d'Allah, alors qu'il est capable de réflexion et de saisir les preuves prouvant Son Existence, ne serait-ce que d'une façon globale ! Il suffit qu'il y réponde, en disant tout simplement : « L'existence de cet univers complexe prouve l'existence d'Allah ! »


La recherche d'une preuve globale est un devoir individuel (fard `ayn) pour tous les responsables (moukallaf). Quant à l'acquisition de preuves détaillées, ce n'est un devoir que pour certains d'entre eux. Il s'agit de spécialisation qui nécessite la délégation de cette tâche à des personnes compétentes capables de défendre la religion et la croyance. C'est donc un devoir appelé devoir collectif (fard kifâya) dont est déchargé la communauté, si un groupe suffisant parmi ses membres l'assume.

Certains savants pensent que la foi du conformiste (celui qui croit sans preuve globale ou détaillée) est acceptable et valable s'il en résulte une conviction ferme, de façon qu'il ne connaisse plus ni l'hésitation, ni t'apostasie, et que même l'ébranlement de la foi de celui qui lui servait de modèle, ne pourra la remettre en cause. Ces théologiens confirment cet avis en se référant au Prophète (Salla Allah alayhi wa Salam) qui acceptait la déclaration de foi des gens sans leur demander les preuves sur lesquelles ils fondaient leur foi. Plusieurs hadîth authentiques l'affirment.


source: http://islamoncoeur.free.fr

Rédigé par Fadoua

Publié dans #Croyance

Publié le 5 Juillet 2007

Les Secrets de la Zakat

 

Selon Abou Hamid al Ghazali dans son Ihiya 'Ulum ad Din

Lorsque le nécessiteux implore Dieu, il frappe à la porte de la générosité Divine.

Sache que lorsque le nécessiteux a besoin de quelque chose et qu'il implore pour cela Dieu par sa langue, et son état, son imploration frappe alors à la porte de la Générosité Divine. Il arrive aussi que l'intérêt implique que le coeur d'un homme pieux soit inspiré pour amener à satisfaire le besoin de ce nécessiteux. En effet lorsque l'inspiration l'envahit et devient exigeante, Dieu lui accorde la réussite et lui accorde ses bénédictions qui lui viennent de partout par au-dessus, par au-dessous par sa droite et par sa gauche et il bénéficie de la miséricorde.


Un jour, un nécessiteux m'a demandé quelque chose dont il avait besoin. J'ai ressenti alors dans mon coeur une inspiration qui m'ordonne de donner et m'annonce une grande rétribution dans le bas monde et dans la vie future. J'ai donc donné et j'ai constaté réellement ce que mon Seigneur m'avait promis. J'ai pu ainsi contempler ce nécessiteux frappant à la porte de la générosité, le surgissement de l'inspiration et l'élection de mon coeur, ce jour là ainsi que la manifestation de la récompense.


Il arrive que la dépense, en faisant l'aumône, soit faite pour espérer la miséricorde de Dieu comme par exemple à la suite d'une exigence formulée dans le plérome céleste (al mala'u al a`lâ) pour louer une confession. Ainsi celui qui s'expose à la réalisation de cette exigence devient un bénéficiaire de la miséricorde divine. Sa réalisation de cette exigence sera alors du même ordre que la participation aux dépenses pour la Ghawat al 'Usra (Expédition des jours difficiles à l'époque du Prophète - que Dieu lui accorde la Grâce et la Paix -) ou à une époque de grande famine lorsque les membres d'une communauté donnée auront besoin plus que toutes les autres créatures de Dieu, car il s'agit de leur permettre de survivre. En un mot, le rapporteur véridique tire toutes les conséquences de cette exigences et dit
« Pour celui qui fait l'aumône en donnant à tel pauvre dans cette situation, son oeuvre sera agréée ». Puis quelqu'un l'entend et suit son jugement grâce au témoignage de son coeur et il verra que ce qu'il a promis était vrai.


1-Dépenser pour Dieu est la chose la plus utile


Il arrive que l'âme réalise que l'amour des biens et l'avarice nuisent au serviteur et l'empêchent de poursuivre la voie dans laquelle il s'engage. Cela le gène énormément et il ne s'en débarrasse qu'en s'exerçant à donner des biens auxquels il s'attache le plus. Dans ce cas, faire l'aumône, devient pour lui la chose la plus bénéfique. Car sans les dépenses faites dans l'aumône, l'attachement et l'avarice resteraient ce qu'ils étaient. En effet, les biens, non dépensés prendront dans l'autre monde, la forme d'un gros serpent vénéneux et se montreront très menaçant contre leurs propriétaires qui ne s'acquittent pas de l'aumône exigible pour ses troupeaux « Il sera étendu sur un terrain plat pour que son troupeau l'écrase ». Ceci est également attesté par la Parole de Dieu, qu'Il soit exalté : « Annonce un châtiment douloureux à ceux qui thésaurisent l'or et /argent sans tien dépenser dans le chemin de Dieu » (Coran, 9/34).


2-En liquidant ses biens, le croyant efface sa propre perte.

Il arrive que le serviteur soit coincé et condamné à sa perte dans le monde suprasensible. Mais il se lance dans la dépense effrénée de ses biens en faveur des pauvres et implore Dieu en compagnie des gens qui bénéficient de la miséricorde divine. Il parvient ainsi à effacer sa propre perte en liquidant ses biens. Voilà le sens de la parole du Prophète -que Dieu lui accorde la grâce et la paix - : « Seul l'imploration repousse l'arrêt divin. Seul le bien allonge le terme de la vie ».

Il arrive aussi à l'homme de perdre le contrôle et de commettre un méfait sous l'impulsion de sa nature, puis voir son forfait et de le regretter, puis de retomber sous le joug de sa nature et de récidiver. Pour soigner une telle âme, la sagesse implique qu'on oblige le serviteur à donner en aumône beaucoup de ses biens comme amendes pour ce qu'il acommis afin que cela demeure présent devant ses yeux et l'empêche de récidiver.


3-L'aumône accroît les bénédictions et éteint la Colère de Dieu.


Le bon caractère et la préservation des biens pour sauvegarder l'ordre social consistent à offrir la nourriture, à répandre la paix et à participer à toutes sortes d'oeuvres de bienfaisance qu'on recommande au serviteur par ce qu'elles relèvent de l'aumône. C'est dire que l'aumône légale (zakât) fructifie les biens, éteint la colère divine, en rapportant les effluves de la miséricorde, repousse le châtiment de la vie future occasionnée par l'avarice et amène le plérome céleste à inspirer les hommes pieux sur terre pour faire des invocations en faveur d'un tel serviteur.

Et Dieu est plus savant.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Zakat

Publié le 5 Juillet 2007

Le premier sens du mot arabe zakat est purification. En effet, la zakat est le 3ème pilier de l'Islam et est une manière, dans sa signification première, de purifier les biens légaux que l'on a acquis. Le verset suivant l'indique clairement :

«…Qui donne ses biens pour se purifier... » (Sourate 92, Verset 1)

L'aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens, Allah sobhanh dit : « Prélève de leur bien une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux. Et Dieu est Audiant et Omniscient » (Sourate 9, Verset 103).

Il dit aussi : « ...Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faite à Dieu un prêt sincère... » (Sourate 73, Verset 20)

N'oublions pas que la véritable récompense est auprès de Dieu. Allah sobhanh dit : « Quiconque fait à Dieu un prêt sincère, Dieu le lui multiplie, et il aura une généreuse récompense. » (Sourate 57, Verset 11)


1-Les objectifs de Zakat


En pratique, la zakat a donc en plus les objectifs suivant :

- Purifier l'âme humaine de l'avarice, de l'avidité et de la convoitise.

- Aider les pauvres et les plus démunis. La zakat favorise ainsi une véritable entraide sociale en étant une œuvre d'utilité public.

- Limiter l'accumulation et la concentration de biens chez les riches afin qu'ils ne soient pas aux mains d'une minorité de la société.


2-Qui peut en bénéficier?

Allah sobhanah dit : « Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les cœurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste ». (Sourate 9, Verset 60 )

Il y a donc plusieurs catégories de personnes ayant droit à la zakat :

Le pauvre. Il n'a pas de quoi subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux dont il a la charge (femme, parents, enfants...). Ces besoins sont la nourriture mais aussi le logement, les vêtements, etc. De même, il est possible que des non-musulmans dans le besoin puissent en bénéficier.

Le nécessiteux : La différence avec le pauvre est illustré dans le hait suivant : "Le nécessiteux n'est pas celui qui va d'une personne à une autre, congédié par une bouchée ou deux, par une ou deux dattes, mais le nécessiteux est celui qui n'a rien à dépenser et dont on ne soupçonne pas la privation pour lui venir en aide et qui ne se présente pas pour demander l'aumône." (Sahih Al-Boukhari)

Les collecteurs de la zakat qui se déplacent donc de maison en maison. Il y a aussi les secrétaires et les intendants qui s'occupent de la gestion de cette aumône.

Les nouveaux convertis : La zakat peut être utilisée afin de raffermir le cœur des personnes qui viennent juste de se convertir. L'affranchissement des esclaves musulmans. Ainsi, le musulman désireux de plaire à Dieu rachète et affranchi un plusieurs esclaves.

Les endettés : Les personnes ayant contractés une dette dans un but pieux peuvent bénéficier de la zakat afin de s'en acquitter.

La voie de Dieu : tout ce qui est d'utilité public tels que la construction d'hôpitaux, de dispensaires, l'achat de fournitures pour les mosquées.

Le voyageur : Celui qui est loin de chez lui et a besoin de se nourrir, de se vêtir par exemple peut bénéficier de la zakat. S'il est riche et a la possibilité d'emprunter de l'argent, il doit le faire plutôt que de bénéficier de la zakat.

Cela-dit, les pauvres et les nécessiteux doivent être les bénéficiaires prioritaires si le montant de l'aumône est relativement peu élevé. Il faut savoir également que le musulman ne peut donner son aumône aux personnes dont il a la responsabilité comme ses enfants, ses parents... car il doit déjà subvenir à leur besoin. S'il ne le peut pas, c'est qu'il doit donc bénéficier de la zakat.


3-À combien s'élève la zakât?


Afin de déterminer le montant de la zakat, il convient dans un premier temps de déterminer les biens soumis à ce pilier de l'Islam. Le Coran nous l'indique dans plusieurs versets : « Ô les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous. » (Sourate 2, Verset 267)

Et aussi : « ... À ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux. » (Sourate 9, Verset 34)

Ainsi, comme l'indique ce premier verset, la zakat doit être payée avec nos biens acquis. Nous trouvons donc dans un premier temps l'or, l'argent mais aussi, compte tenu du contexte actuel, les billets de banque, chèques...

En effet, les matériaux tels que l'or et l'argent étaient utilisés pour faire des pièces de monnaies à l'époque du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)

Aujourd'hui, nous avons les pièces et les billets en d'autres matériaux. Ensuite, on a les produits agricoles (grains, fruits, légumes...) et les bestiaux (Chameaux, bovins, ovins...).

Dans le contexte actuel où, les gens perçoivent un salaire, le calcul du montant de la zakat se base sur celui de l'or et l'argent de l'époque du prophète Mohamad (Salla Allah ‘alih wa Salam). En France, une personne ayant gardée une somme, au bout d'un an doit s'acquitter de la zakat. Le montant est de 2.5% de la somme économisée. L'argent sur lequel on a déjà payé la zakat ne doit pas être soumis à cet impôt l'année suivante. Pour les produits de la terre et les bestiaux, il est de 10%. Le minimum imposable doit être calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays voir de chaque région. Cet impôt est équitable ; il est proportionnel à la somme ou aux biens économisés et donc des biens de chacun. Et Dieu est le plus savant.



4-Qu'est-ce que la Zakat al-Fitr?

La zakat al-Fitr (rupture du jeûne) est une aumône considérée comme étant une Sounnah très recommandée. Elle incombe à tout musulman. Son objectif est de purifier l'âme du musulman des péchés qu'il a pu faire pendant le jeûne. Elle permet également aux pauvres de se nourrir pendant le jour de la fête (aïd). Le prophète Mohamad (Salla Allah ‘alih wa Salam) l'a institué.

'Abdoullah Ibn 'Oumar rapporte :
"Le prophète ordonna (aux musulmans) de donner une Sa' de dates ou une sa' d'orge pour l'aumône d'al-Fitr. Les gens donnaient deux Moudds de farine en équivalent à cela.". (Sahih Al-Bokhari,)

Le paiement doit s'effectuer à l'occasion de la fin du jeûne du mois de Ramadan. Plus exactement, elle doit être remise avant la prière de l'aïd. Si c'est le cas, elle est valable en tant que tel. Sinon, elle est considérée comme une simple aumône. Le montant est évalué à un "Saa'", mesuré par quatre fois la contenance des deux mains (environ 3 kg) de la nourriture la plus généralement en usage dans le pays ou la région. Ce hadith rapporté par Ibn 'Oumar nous l'indique : "Le prophète de Dieu incitait au paiement d'un Saa' de dates ou d'un Saa' d'orge pour l'aumône de la fête de rupture du jeûne pour chaque musulman libre ou esclave, homme ou femme, jeune ou vieux, et il ordonna de la payer avant que les gens n'effectuent la prière de la fête." (Sahih Al-Bokhari)

Cette aumône doit être destinée aux mêmes personnes que pour l'aumône purificatrice, mais les pauvres sont prioritaires. Il est possible de partager cette aumône entre plusieurs pauvres. Elle doit être remise dans à l'endroit où le musulman se trouve. Allah sobhanh dit : « Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Dieu, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la salât et d'acquitter la zakat. Et voilà la religion de la droiture » (Sourate 98, Verset 5).

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Zakat

Publié le 5 Juillet 2007

Le terme arabe Hajj signifie se rendre à un lieu sacré. Pour les musulmans, il veut dire se rendre, à une saison précise, à la Mecque, pour visiter la Demeure sacrée, la Ka`ba, et faire un rituel connu et réglementé. Ainsi, ce terme correspond au terme « pèlerinage ».

Le terme arabe `Umra signifie visiter un lieu sacré, en l'occurrence la Mecque, et faire un rituel précis, à tout moment de l'année. Certains traduisent `Umra par « petit pèlerinage ». Nous optons pour « visite sainte».


Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a fait un seul pèlerinage l'année de son décès. C'est pourquoi on le qualifie de « pèlerinage de l'Adieu » (hajjatu-l-wadâ). Au cours de ce pèlerinage, le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a rencontré le plus grand nombre de musulmans qu'il n'ait jamais rencontré. Il leur prodiguait des conseils et des recommandations religieuses, politiques, économiques et sociales, qui guident toujours la vie des croyants. À chaque recommandation, il disait : « Écoutez-moi bien et apprenez de moi, il se peut que cela soit la dernière fois que je vous rencontre »

Il a fait, en revanche, quatre visites saintes, toutes au mois de Dhû-l-Qi'da, selon Aïcha (Radia Allah ‘anha), Ibn `Abbâs et Anas ibn Mâlik (Radia Allah ‘anhoma). Selon Muslim, la première visite sainte a été faite au cours de la sixième année de l'Hégire : c'est la visite de Hudaybiya. La deuxième visite sainte au cours de la septième année de l'Hégire, c'est la visite de Qazâ. La troisième au cours de la huitième année de l'Hégire, après la reconquête de la Mecque et Hunayn, la quatrième et la dernière faite avec le pèlerinage de l'Adieu, au cours de la dixième année de l'Hégire.



1-L’importance du pèlerinage

Les hadiths réputés bons et authentiques parlant de la valeur du Pèlerinage et de la visite sainte sont nombreux. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) encourageait les musulmans à visiter aussi souvent qu'ils le pouvaient la Ka`ba, pour mériter le pardon et la récompense d'Allah, et pour se rencontrer entre eux et fortifier les liens de fraternité.

Voici, ci-après, quelques hadiths se rapportant au pèlerinage et à la visite sainte. Abû Hurayra rapporte la conversation suivante:

 On demanda au Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): "Quelle est la meilleure action que l'on puisse faire ? " Il répondit: " Croire en Allah et en Son Messager " On lui demanda : " Mais encore ? " Il dit: " Faire le jihâd dans le chemin d'Allah. " On lui demanda: " Et quoi encore ? " Il dit : " Un pèlerinage sincère » (Rapporté par Al Bokhari & Mouslim).

Il rapporte aussi qu'il a entendu le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dire : « Celui qui accomplit le pèlerinage sans proférer des paroles obscènes, ni commettre des actes indécents, sort de son pèlerinage aussi innocent que le jour de sa naissance» (Rapporté par Al Boukhari & Mouslim)

«La visite sainte est un acte expiatoire des péchés. Le pèlerinage sincère ne peut être récompensé que par le Paradis» (Rapporté par Al Boukhari, Mouslim & At Tirmidhi)

Ibn `Abbâs rapporte que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a demandé à une femme médinoise, qui s'appelait Um Sinân : « Pourquoi n'es-tu pas venue au pèlerinage avec nous ? » Elle répondit : « Nous n'avions que deux dromadaires adultes. Mon mari a pris l'un d'eux pour aller au pèlerinage avec son fils et notre serviteur utilise le deuxième pour irriguer notre verger. » Le Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - dit alors : « Faites alors une visite sainte au mois de Ramadan, elle vaut un pèlerinage avec moi» Hadith réputé bon.

Aïcha (Radia Allah ‘anha) rapporte une conversation entre elle et le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): « Je lui ai dit : "Messager d'Allah, puisque le jihâd est la meilleure des actions, pourquoi nous, les femmes, ne le faisons pas ? " Il répondit : " Vous avez droit au meilleur jihâd, le pèlerinage sincère. " dans une autre version " Vous avez droit à un jihâd sans combat, faire le pèlerinage et la visite sainte. » (Rapporté par Al Boukhari & Ibn kouzayma)

Abdullah ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) : « Faites souvent des pèlerinages et des visites saintes [à la Mecque], car ils éradiquent la pauvreté et les péchés, à l'instar du feu qui éradique les déchets de l'or et de l'argent et les purifie. Un pèlerinage sincère n'a pas d'autre récompense que le Paradis. » (Rapporté par Ibn Hibbân, at-Tirmidhï et Ibn Khuzayma)

Jâbir (Radia Allah ‘anh) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) : « Le pèlerinage sincère n'a d'autre récompense que le Paradis. » On lui demanda : « Comment accomplir sincèrement un pèlerinage ? » Il répondit : « En offrant la nourriture aux autres et en diffusant la bonne parole. »

Abû Hurayra (Radia Allah ‘anh) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): « Les pèlerins et les visiteurs de la Demeure sainte sont les hôtes d'Allah. Quand ils L'invoquent, Il leur répond et quand ils demandent le pardon, Il le leur accorde» (Rapporté par an-Nasâ'î, Ibn Mâja, Ibn Khuzayma et Ibn Hibbân)

Burayda rapporte que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)a comparé ainsi le pèlerinage : « Dépenser l'argent pour aller en pèlerinage vaut sept cent fois le dépenser pour la face de Dieu» (Rapporté par al-Bayhaqî, Ahmad et al-Tabarâni)


2-Le Statut de pèlerinage


Le pèlerinage est l'un des piliers de la foi musulmane, selon les textes et sources authentiques (Coran et Sunna). Chaque musulman est tenu de faire le pèlerinage, au moins une fois dans sa vie, s'il remplit certaines conditions, qui seront énumérées ultérieurement. Celui qui nie l'obligation de faire le pèlerinage, alors qu'il répond aux conditions requises, renie la religion musulmane.

Abû Hurayra (Radia Allah ‘anh) rapporte le sermon suivant fait par le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)
: « Vous autres croyants ! Allah vous a prescrit le pèlerinage, faites-le. » Un homme de la foule lui demanda : « Devons-nous le faire chaque année. » Le Prophète se tut. L'homme répéta sa question trois fois. Le Prophète dit alors : « Si je te réponds oui, les gens croiront que c'est obligatoire, chose qui vous sera impossible ! » (Rapporté par Ahmad, Muslim et Bukhârî)

Il a dit ailleurs : « Le pèlerinage est obligatoire une seule fois. Faire plus est laissé à la volonté des individus. ». Ce hadith explicite le verset coranique qui dit : « Allah prescrit aux gens le pèlerinage à Sa Demeure sacrée, pour ceux qui en ont les moyens. » (Sourate 3, verset 97)


3-Retarder l'accomplissement du pèlerinage

Sachons que le pèlerinage est un devoir qui doit être accompli une fois au cours d'une vie. Se pose alors la question suivante : est-ce que le musulman doit faire le pèlerinage aussitôt qu'il acquiert les moyens de le faire ou peut-il le retarder à sa convenance ?

Ash-Shâfi'î et Muhammad ibn al-Hasan pensent que le pèlerinage peut être retardé, selon la convenance de la personne. On doit toutefois le faire avant la mort. Si on néglige son accomplissement, alors qu'on a les moyens nécessaires, et que l'on meurt, on commet un péché capital. Ils invoquent, comme argument, le fait que le pèlerinage a été prescrit en l'an 5 ou 6 de l'Hégire, alors que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) ne l'a fait qu'à l'an 10. En l'an 9, il a envoyé Abû Bakr (Radia Allah ‘anh) à la tête d'une délégation de pèlerins, sans les accompagner, alors qu'il n'avait aucun empêchement.

Abû Hanîfa, Mâlik, Ahmad et certains shafi'ites soutiennent que le pèlerinage devient un devoir immédiat pour la personne possédant les moyens. Celui qui reporte l'accomplissement du pèlerinage alors qu'il en a les moyens est en état de péché. Il vaut mieux faire le pèlerinage aussitôt que possible.



4-Qui est soumis à l'obligation du Pèlerinage

Tout musulman (ou musulmane), majeur et en possession de ses facultés, libre, financièrement capable, et informé de l'obligation du pèlerinage, doit le faire.

Publié le 4 Juillet 2007

L'art de réciter et lire le Coran



La piété musulmane attache une grande importance à la récitation, sans le secours du texte (tilâwa), et à la lecture cursive (qirâ'a) du Coran. L'une et l'autre doivent être parfaites puisqu'il s'agit de paroles divines, dont il convient de respecter autant le fond que la forme. Pour parvenir à ce but, le récitant ou le lecteur doit articuler à la perfection les consonnes arabes, donner à chaque voyelle sa juste valeur, observer, à propos de chaque syllabe, de chaque mot, de chaque proposition dans le corps du verset qui est en prose rimée (saj') -, les règles d'allongement, de brièveté, de quiescence, d'emphase, d'inclinaison, d'adoucissement de la voix, de contraction, de durée de pause et de reprise qui ne sont pas laissées au hasard ou au goût de chacun. Elles font au contraire l'objet de toute une discipline connue sous le nom de tajwîd (parfaite diction du Coran), en connexion avec la grammaire et la phonétique arabes.

En tant que tel, le tajwîd doit réaliser une prononciation parfaite des voyelles et des consonnes, tenir compte des sons en fonction de leur emploi, se référer, en conséquence, aux données classiques de la langue arabe et en particulier à ce que Zamakhshari (mort en 538/1143) appelle mushtarak, ou phénomènes consonantiques (prévocaliques, communs aux noms, aux verbes et aux particules (prépositions, adverbes, etc) il a donc pour objet la formation de la voix, les règles qui régissent son émission, en donnant à chaque voyelle, à chaque consonne, à chaque diphtongue, sa pleine valeur, tant au point de vue de la pureté et du tirribre qu'au point de vue de la hauteur et de la durée. Donc, à défaut de toute graphie conventionnelle, c'est sur la structure des versets et sur les lois de la phonétique que la bonne diction s'appuie.


Le tajwîd a ses méthodes. Il a aussi ses spécialistes. Le récitateur qualifié du Coran doit non seulement savoir le texte par cœur (qâri'), mais connaître à fond les règles du tajwîd. A ce titre, il porte nom de muqri'.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Coran

Publié le 4 Juillet 2007

11 Régles A observer A la mémorisation Du Coran



1 La Sincérité

Il est nécessaire d'avoir une intention sincère et un bon objectif et de s'occuper du Coran dans le seul but de complaire à Allah le Très Haut, d'accéder à Son paradis et de jouir de Son agrément.

Allah le Très Haut a dit :
«Nous t' avons fait descendre le Livre en toute vérité. Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. » (Coran, 39 : 2).

Il a encore dit dans un hadith qudsi : « De tous les associés Je suis Celui qui se passe le mieux de l'association ; quiconque accomplit une œuvre et m'y associe à d'autres, je le laisse à celui qu'il m'associe ». Aussi aucune récompense ne sera accordée à celui qui lit le Coran ou le mémorise par ostentation.


2. La correction de la prononciation et de la lecture

Cette correction ne peut se faire que grâce à l'écoute d'un maître du Coran qui le maîtrise bien. Ce livre ne peut être appris que par l'initiation. Le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) l'a reçu verbalement de Gabriel et les Compagnons du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) l'ont reçu de lui verbalement et des générations de la Umma se le sont transmis de la même manière.


3. La détermination de la quantité de versets à mémoriser à chaque fois

Celui qui veut mémoriser le Coran doit déterminer ce qu'il veut mémoriser d'un seul coup. Cela fait, on vérifie la prononciation puis on se met à répéter. Cette répétition peut se faire de façon mélodieuse. D'abord pour écarter l'ennui ensuite pour bien avoir le texte dans sa mémoire. Cela est dû au fait que la mélodie est agréable à l'oreille. C'est pourquoi elle aide à mémoriser et habitue la langue à un rythme déterminé. Ce qui permet à l'intéressé de détecter directement l'erreur quand il constate une lacune dans déroulement de la lecture. A cela s'ajoute le fait que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui qui ne psalmodie pas le Coran n'est pas des nôtres ». (Rapporté par Boukhari).


4. Ne dépassez pas votre quota quotidien avant de le maîtriser complètement

Il n'est pas correct de passer à un nouveau quota ou portion avant de maîtriser ce qui le précède. Pour faciliter la mémorisation, l'intéressé doit en faire une préoccupation permanente nuit et jour, en récitant la partie à mémoriser dans sa prière effectuée à voix basse, s'il n'est pas imam ou à haute voix, s'il l'est. Il doit en faire de même au cours de ses prières surérogatoires et pendant les moments d'attente des prières. Cette méthode facilite la mémorisation et elle a l'avantage d'être à la portée de tout un chacun, même celui qui s'occupe d'autres choses.


5. Veiller à utiliser le même exemplaire du Coran dans la mémorisation

Parmi les facteurs qui facilitent la mémorisation le fait de se choir un exemplaire du Coran et ne jamais le changer parce que l'on peut mémoriser grâce au regard comme on peut le faire grâce à l'écoute car l'image des versets et leur disposition dans le Coran s'impriment dans l'esprit au fur et à mesure qu'on regarde et lit. Si l'apprenant change son exemplaire du Coran, ou apprend dans plusieurs éditions du Coran avec différentes dispositions des versets, il peut être déconcentré et arrive difficilement à mémoriser.


7. Ne dépassez pas une sourate avant d'en avoir la parfaite maîtrise

Après l'achèvement d'une sourate du Coran, l'apprenant ne doit pas passer à une autre sourate avant la parfaite maîtrise de ce qui a précédé et la capacité de rattacher la fin au début et de la lire aisément et sans aucune difficulté dans la remémoration des versets. Bien plus, la mémorisation doit être facile et l'on ne doit jamais dépasser une partie avant d'en avoir la bonne maîtrise.


8. L'exposé permanent

Celui qui a mémorisé le Coran ne doit pas se fier à son propre jugement en se contentant de le lire à soi-même. Il doit plutôt se faire écouter par une personne ayant la maîtrise du Coran ou quelqu'un qui regarde dans le Coran tandis que l'apprenant récite. Dans ce cas, le maître ou celui qui regarde dans le Coran doit maîtriser la bonne lecture pour pouvoir attirer l'attention du lecteur sur les erreurs éventuelles dues à la prononciation, à la vocalisation ou à l'oubli. En effet, il arrive souvent à l'un de nous de commettre une faute dans la mémorisation d'une sourate et d'y demeurer inattentif même quand il regarde le Coran, car il arrive souvent que la lecture précède le regard. De sorte que l'apprenant regarde dans le Coran mais ne s'aperçoit pas de la faute qu'il a commise dans sa lecture. C'est pourquoi on considère que le fait de se faire écouter par quelqu'un est un bon moyen de rattraper les fautes.


9. Le suivi permanent

Le Coran diffère quant à sa mémorisation, de tout autre texte à mémoriser, qu'il s'agisse d'un poème ou de la prose, car le Coran échappe très vite à la mémoire. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Au nom de celui qui tient mon âme en Sa main, le Coran est plus prompt à échapper que le chameau qui se défait de ses attaches » (rapporté dans les deux Sahih).

Pour peu que l'apprenant s'en détourne, le Coran lui échappe et il l'oublie vite. D'où la nécessité d'un suivi permanent et d'un contrôle continu de ce qui est mémorisé. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Celui qui s'occupe du Coran est comme le propriétaire de chameaux ; s'il veille sur ses bêtes il les conserve. Autrement, il les perd » (rapporté dans les Deux Sahih).

Ceci signifie que celui qui a mémorisé le Coran doit en lire quotidiennement une 30ème au moins à défaut de pouvoir lire le tiers, compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Quiconque lit le Coran en moins de trois jours n'en comprendra rien ». (Rapporté dans les Deux Sahih).

 Le suivi permanent maintient le texte mémorisé de façon durable.


10. Prendre soin des passages qui se ressemblent.

Le Saint Coran contient des passages qui se ressemblent aussi bien dans leur sens que dans leurs mots. A ce propos, le Très Haut dit : « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l' entendre); puis leurs peaux et leurs cœeurs s'apaisent au rappel d'Allah. Voilà le (Livre) guide d'Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n'a point de guide. » (Coran, 39 :23 ).

C'est pourquoi le bon lecteur du Coran doit prendre soin particulièrement des passages qui se ressemblent. Nous entendons par là ressemblance des mots. Car l'intérêt que l'on porte à cet aspect détermine la qualité de la mémorisation .


11. Profiter de l'âge d'or de la mémorisation .

Le vrai assisté est celui qu'Allah le Très Haut a assisté à profiter de son âge d'or pour la mémorisation. C'est-à-dire l'âge qui se situe approximativement entre 5 et 23 ans. A cet âge la mémoire est très bonne. Avant, ils l'est moins. Après la courbe indicative de la capacité de mémoriser entame une descente tandis que la courbe indicative de la capacité de comprendre prend le sens inverse. C'est pourquoi les jeunes compris dans cette tranche d'âge doivent en profiter pour mémoriser le livre d'Allah le Très Haut, étant donné leur rapide et grande capacité de mémoriser et leur grande résistance à l'oubli, à la différence de leur état après cette tranche d'âge. Celui qui a dit : « Mémoriser pendant l'enfance est comme écrire sur une pierre tandis que mémoriser pendant la vieillesse est comme écrire sur de l'eau » a dit vrai.

Cela étant, nous sommes redevables au Livre d'Allah de bien le mémoriser, de suivre ses directives, d'en faire la constitution de notre vie, la source de la lumière de notre cœur, le printemps de nos poitrines.

Nous espérons que les règles ci-dessus indiquées constituent un bon fondement pour celui qui désire bien maîtriser le Livre d'Allah le Très Haut avec sincérité. Allah le Très Haut le sait mieux.


source: http://islamoncoeur.free.fr

Rédigé par Mashallah

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