Publié le 26 Avril 2007

Compter sur soi-même et s’en remettre à Dieu


Le musulman se remet parce qu’il croit que c’est un devoir moral ; mais il doit également savoir que c’est en outre une obligation religieuse qui se trouve à la base même de sa foi. En fait, Dieu nous y incite en ces termes :

-Que votre espoir soit en Dieu, pour peu que vous croyez en Lui ! [5-La Table Servie.23]

-Que les croyants se confient en Dieu ! [64-La Duperie Mutuelle.13]

Donc, croire en Dieu englobe également une confiance absolue en Lui.
Mais l’idée que le musulman s’est formé de cette confiance qu’il a en Dieu ne ressemble en rien à celle que se forment ceux qui ignorent absolument tout de l’Islam et qui sont les ennemis de la foi.
S’en remettre à Dieu n’est pas uniquement un ensemble de mots prononcés par une personne qui n’en comprend pas la portée ni le sens. S’en remettre à Dieu ne signifie pas qu’il faut rester les bras croisés, laisser le destin prendre son cours, sans prendre des décisions et se contenter de ce qui est mesquin et vulgaire.
Considérant la confiance en Dieu comme faisant partie de sa croyance, le musulman doit se munir de tous les moyens nécessaires pour toute action qu’il compte entreprendre. Il n’espère jamais cueillir un fruit sans lui avoir avancé ce dont il a besoin, ni attendre un résultat sans lui avoir préparé ses prémisses. Quant aux résultats de ces moyens, le musulman les confie à Dieu qui est Le Seul capable de les réaliser.
S’en remettre à Dieu, est donc pour le musulman, agir et espérer avec confiance et sérénité tout en étant convaincu que seule la volonté de Dieu s’accomplit et que ceux qui auront fait du bien ne seront jamais frustrés.
Sachant que ce monde est régi par des lois divines immuables, le musulman procure à toute activité les moyens adéquats pour la réaliser.
Malgré ces précautions, il est conscient que ces moyens à eux seuls, ne peuvent mener aux résultats désirés ni à la réussite. Il les considère, tout au plus, comme une exécution de l’ordre de Dieu auquel il faut obéir, comme on obéit à toutes Ses prescriptions.
Quant à obtenir le résultat espéré, c’est entre les mains de Dieu qu’il faut se remettre. C’est Lui qui est capable de réaliser de tels succès. Ce que Dieu veut, se réalisera, et ce qu’Il ne désire pas n’aura jamais lieu.
Que de travailleurs laborieux n’ont pas récolté de fruits de leur labeur, et que de semeurs n’ont pas moissonné ce qu’ils ont semé.
C’est ainsi que le musulman juge les procédés mis en œuvre. Compter uniquement sur eux et leur faire confiance est une hérésie que le musulman rejette, mais y renoncer, alors qu’il est capable de s’en prémunir, est une impiété que Dieu interdit et pour laquelle il faut demander pardon si on la commet.
Le jugement des moyens utilisés découle de la philosophie de l’Islam et des prescriptions du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam). Celui-ci avait soutenu de longues et nombreuses guerres. Avant de les engager, il s’y préparait sérieusement, choisissait même le champ de bataille et le moment opportun.
On rapporte qu’il ne déclanchait jamais d’attaque dans les moments chauds de la journée et attendait la fraîcheur du soir.
Avant le combat, il avait déjà établi ses plans et aligné ses hommes.
Après les préparatifs matériels susceptibles de le conduire à la victoire, il levait les mains au ciel implorant Le Tout-Puissant et disait :


-Dieu, Toi qui as révélé le livre, qui déplace les nuages, qui vainc les coalisés, mets-les en déroute et accorde-nous la victoire !

Ainsi, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) réunissait les moyens matériels et spirituels, confiant toujours la victoire entre les mains de Dieu et à, Sa volonté.
Ce n’est qu’un exemple entre autres, en voici un autre inshAllah :
La plupart des compagnons du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) avaient quitté la Mecque pour Médine. Le Prophète attendait patiemment la permission divine pour commencer à prendre les dispositions du départ. Il reçut enfin la permission de Dieu.

Mais quelles furent les dispositions ?

A- Son compagnon de voyage fut choisi. Ce n’était autre que son meilleur ami : Abou Bakr.
B- L’eau et les vivres nécessaires pour la durée du voyage furent approvisionnés. La fille d’Abou Bakr, Asma, coupa sa ceinture en deux (ce qui lui valut le surnom de « la femme aux deux ceintures ») en vue de les attacher à la monture.
C- Il choisit une monture remarquable pour ce long et pénible voyage.
D- Il fit son choix d’un guide chevronné connaissant la route dans les moindres recoins et difficultés pour le mener dans cette odyssée.
E- Pour que les ennemis ne remarquent pas son absence, il demanda à son cousin Ali de prendre sa place dans le lit.
F- Les païens le recherchèrent ensuite activement, lui et son compagnon. Pour échapper à leur regard, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) se réfugia avec son ami dans la grotte de Thaour.
G- Là Abou Bakr lui dit :

Messager de Dieu ! Si l’un de nos ennemis se baissait, il nous verrait à ses pieds !
Et le Prophète de lui répondre :

- Abou Bakr, que penses-tu de deux ayant Dieu pour troisième ?

Cet épisode concrétise la foi inébranlable aussi bien que la confiance illimitée en Dieu.
Il montre également que le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) ne sous-estimait pas les mesures nécessaires à prendre, mais il ne faisait pas fond sur elles. L’ultime précaution du musulman c’est de s’abandonner à Dieu en toute confiance et quiétude d’âme.
Après avoir pris les dispositions que dictait la sauvegarde de sa personne, jusqu’à se tapir au fond d’une grotte sombre, asile des vipères et des scorpions, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam), avec l’assurance du croyant et la certitude de l’homme confiant, dit à son compagnon peu rassuré :

-
Ne t’afflige pas, Dieu est avec nous !
- Que penses-tu de deux ayant Dieu pour troisième ? (Boukhari)

Cette conduite est un exemple pour le musulman. Elle lui montre la valeur qu’il doit accorder aux procédés employés. En modelant sa conduite sur celle du Prophète, il ne paraît ni innovateur, ni prétentieux, mais un pur conformiste.
Quant à la confiance en soi-même, le musulman n’en tire pas la même signification que ceux qui ont l’âme masquée par les péchés.
Ceux-là y voient une rupture avec Le Créateur et jugent que l’homme est capable, à lui seul, de produire ses actes et de réaliser toutes ses richesses et acquisitions et que Dieu n’y est pour rien.
C’est un jugement erroné, indigne du Seigneur.
En préconisant la confiance en soi-même dans toutes ses activités, le musulman vise à n’être l’obligé que de Dieu Seul.
S’il est capable d’accomplir seul son travail, il n’en charge personne. S’il est en état de satisfaire seul son besoin, il ne recourt à nul autre que Dieu. S’il s’adresse à un autre qu’à Allah, son cœur sera attaché à cet autre. Le musulman ne l’admet jamais !
En se conduisant de la sorte, il ne fait que suivre le chemin des gens pieux et véridiques.
Il arrivait souvent que le fouet de l’un deux glissa de sa main, alors qu’il montait sur son cheval et tomba sur le sol. Il descendait de sa monture pour le ramasser sans demander ce service à personne.
En recevant ce serment d’allégeance d’un nouveau fidèle, le Prophète exigeait de lui, d’accomplir la prière, de payer l’aumône légale (zakat), et de ne jamais demander secours à personne qu’à Dieu.
Or, en observant cette conduite, c’est-à-dire en se remettant à Dieu tout en ayant confiance en soi-même, le musulman affermit sa foi et développe son caractère par la réminiscence de temps à autre, des versets et des hadiths qui sont les sources de sa foi et de son caractère.

En voici quelques exemples de ces versets :

- Mets ta confiance dans Le Vivant, l’Immortel ! [25-La Distinction.58]

- Dieu Seul nous protège. Il n’est pas de meilleur appui ! [3-La Famille d’Omran.173]

Le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) dit :

- Si vous vous remettez à Dieu comme il sied, vous serez pourvus comme sont les oiseaux : ils partent le matin ventre creux et rentrent le soir repus. (Tirmidhi)

En sortant de chez lui, le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) disait :

-Au nom de Dieu ! je me fie à lui. Il n’y a de puissance ni de force qu’en Lui.
Parlant des 70 mille personnes qui entrent au Paradis sans jugement, il dit : « Ce sont ceux qui ne recourent pas à la magie pour se faire guérir, qui ne cautérisent pas et ne croient pas aux mauvais augures. Ils se confient entièrement à Dieu ! » (Boukhari et Moslim) .

source: La voie du Musulman.Tome 3.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 22 Avril 2007

La patience et l’endurance

 

Le musulman est paré de plusieurs vertus dont la patience et la l’endurance susceptibles à l’aider à supporter les dérangements causés par autrui pour l’amour de Dieu.

Il se contraint à accepter ce qui le répugne ou lui fait mal et le supporter avec stoïcisme.

Le musulman se force à accomplir les actes de piété que son âme déteste. Il l’oblige à les effectuer. Il la retient de commettre des péchés ou les aborder, même si le désir qui le poussait dans cette voie  était difficilement résistible.

 

Dans les épreuves, il se contient sans s’alarmer ni s’irriter, car, disent les sages, s’alarmer pour un mal déjà passé est une calamité et le faire pour une future probabilité est une absurdité. S’emporter contre l’arrêt divin est une injure à Dieu, l’Unique et Le Tout Puissant.

Lorsque le musulman  traverse une épreuve, le souvenir de Dieu et celui de la récompense qui lui sera accordée grâce à sa piété lui redonnent du courage et le soutiennent.

 

Il est également animé par la peur de toutes les menaces effrayantes adressées à tous ceux qui font l’objet de la haine de Dieu et qui lui désobéissent. Il se rappelle continuellement que les desseins que Dieu nous a tracés doivent prendre leur cours, que ses décrets sont équitables et irrévocables, que l’on se montre résigné ou non. Il sait que sa résignation sera récompensée et son emportement condamné. A force d’entraînement, le musulman peut acquérir la vertu de la résignation. Mais celui-ci a besoin de Son Dieu, l’implore pour qu’Il la lui accorde et essaie de la raffermir en lui en se souvenant des exhortations et des promesses de récompenses faites aux gens stoïques, tels que ces versets :

 

 

-« Croyants ! Soyez constants. Rivalisez de constance ! Soyez fermes et craignez Dieu. Ainsi atteindriez-vous à la félicité »                 [3.La famille d’Omran-200]

 

« Que la patience et la prière soient pour vous un réconfort »      [2.La vache-45]

 

« Sois patient ! Dieu t’y aidera ! »   [16.L’abeille-127]

 

«  Endure patiemment ce qui peut t’atteindre. Tout cela est le propre d’une âme résolue. »    [31.Loqman-17]

 

« Annonce une heureuse issue aux patients, à eux qui, frappés d’un malheur, disent : « Nous appartenons à Dieu et à Lui nous ferons retour ! » Ceux là, auront pour lot miséricorde et bénédiction de leur Seigneur. Ils auront suivi le droit chemin. »          [2.La vache-156]

 

« Ceux qui auront persévéré dans notre voie seront rémunérés compte tenu de leurs meilleures actions ».            [16.L’abeille-96]

 

«  Nous avons fait d’eux, des chefs qui guidaient les hommes selon nos ordres, cela pour avoir su persévérer dans notre voie et avoir cru fermement en nos signes. »   [32.L’adoration-24]

 

«  Ceux qui sont constants, seront dignement rémunérés au-delà de toute mesure ! »  [39-Les groupes.10]

 

Le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam), dit aussi :

-« La patience est une lumière » (un guide éclairé).             (Moslim)

 

-Celui qui veut être chaste, Dieu l’aidera.

-Celui qui cherche à se passer de ce que possèdent les autres, Dieu l’enrichira.

 

-Celui qui veut être patient, Dieu viendra à son secours, aucun n’a eu un don plus fécond que la patience.            (Moslim)

 

-C’est merveilleux ! Tout ce qui arrive au croyant lui est favorable. Aucun autre n’a ce privilège.

 -S’il est heureux, il remercie Dieu et c’est bien pour lui, s’il est malheureux, il se résigne et c’est bénéfique pour lui. »   (Boukhari)

 

Une fille du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) lui dépêcha une personne pour le prier de venir voir son enfant agonisant. Le Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) lui envoya dire :

 

-« Donne-lui le bonjour et dis lui :

Tout appartient à Dieu, ce qu’Il donne et ce qu’Il reprend. Pour toute chose est fixé un terme. Qu’elle se résigne et en demande à Dieu la récompense »       (Boukhari)

 

Dans un hadith à thème divin, Allah dit :

- Quand je frappe mon serviteur de cécité et qu’il se soumet à mon arrêt, je lui accorde en échange le Paradis !            (Boukhari)

 

-Quand Dieu veut du bien à quelqu’un, Il l’éprouve.       (Boukhari)

 

La valeur de la rétribution est proportionnelle à l’épreuve. Quand Dieu veut du bien à des gens, Il  les met à l’épreuve. Celui qui se résigne aura la satisfaction du Seigneur, mais celui qui s’emporte encourt Sa colère.

L’adversité ne cesse de s’abattre sur le croyant : atteignant sa personne, ses enfants et ses biens, si bien qu’il comparaîtra devant Dieu sans aucun péché.

 

Quant à supporter le mal, c’est aussi de la résignation mais plus pénible à supporter. C’est le symbole des véridiques et des Saints. Son sens réel, c’est être persécuté pour la cause de Dieu et supporter la souffrance sans rendre le mal pour le mal, sans se venger ni se soucier de sa personne tant que cela est fait pour l’amour de Dieu et en quête de Son consentement.

 

Dans cette endurance, il a en vue comme : exemple les prophètes et les vertueux. Rares sont ceux qui, parmi eux, n’ont pas été malmenés et persécutés pour la cause de Dieu.

 

_Ben Massoud disait :

J’ai toujours présent devant moi ce spectacle poignant, celui du Prophète Mohammed (…), à l’instar des anciens messagers, battu par son peuple, ensanglanté, essuyant le sang sur son visage en disant :

 

« Seigneur ! Pardonne à mon peuple, car il agit par ignorance. »          ( Boukhari et Moslim)

 

 Ce n’est là qu’un exemple de l’endurance du Prophète (…).

 

_Khabab raconte ce qui suit :

 

 « Nus nous sommes plaints au Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam). Il était accoudé à l’ombre de la Kaaba à un habit enroulé. Nous lui dîmes :

-« N’implores-tu pas Dieu pour nous faire triompher de nos persécuteurs, ne Le pries-tu pas pour nous ? 

 

Il nous répondit :

-« Auparavant, on prenait l’homme, on lui creusait une fosse, on l’y mettait, puis au moyen d’une scie placée sur la tête, on le coupait en deux. Avec de peignes en fer on lui arrachait la chair à même les os. Tout cela ne lui faisait pas renier sa foi. »     (Boukhari)

 

Le Coran nous a rapporté les récits des prophètes et leurs réponses aux peuples qui les tourmentaient, on y lit :

-Comment ne pas nous remettre à Dieu, Lui qui nous a guidés vers des voies sûres pour notre salut ?

 

Aussi sommes-nous fermement résolus à supporter vos outrages. Dieu est le meilleur soutien de ceux qui se fient à Lui.      [14.Abraham.12]

 

Jésus ne cessait de dire aux fils d’Israël :

-Avant moi, on vous a dit : usez de la loi du talion : dent pour dent, nez pour nez…Mais moi je vous dis : Ne rendez jamais le mal pour le mal. Celui qui te donne un soufflet sur la joue droite présente lui ta joue gauche, celui qui te confisque ton manteau, remets lui ton habit.            (Ghazali : El Ih’ia).

 

Les compagnons du Prophète (Sallalahu 'alayi wa salam) disaient :

 

 -Nous n’estimions pas complète la foi de l’homme, tant qu’il ne faisait pas preuve d’endurance dans l’adversité. Stimulé par ces exemples vivants de patience et d’endurance, le musulman cherche à se caractériser de patience et d’endurance, en vue de remporter la récompense promise par Dieu : il ne profère aucune plainte, ne se laisse pas emporter par la colère, ne rend pas le mal par le mal mais le rejette par la bonté. Il excuse, endure et pardonne.

Dieu dit :

  -Celui qui est patient et sait pardonner témoigne d’une heureuse maîtrise de lui-même.       [42-La Délibération.43]

 

Source : La Voie du Musulman de Abou Bakr Djaber Al Djazaïri.

 

 

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 21 Avril 2007

La noblesse de caractère

 

 

Le caractère des hommes réfléchit le degré de leur éducation. Il peut être bon suite à une éducation soignée ou tout à fait le contraire parce que son éducation n’était pas un souci primordial chez ses éducateurs.

Un caractère noble est propre à la personne qui aime :

  • la vertu, la justice, l’amour du bien et le désir de le faire, le beau, la générosité.

·        faire les actes pieux, les gestes de pudeur, d’indulgence, de douceur, de patience, de charité…

 

Quand au caractère mal éduqué, il s’est habitué au mal qui devient inhérent à sa à sa nature et lui apparaît comme si c’était le bien. Il aime le vice et exécute des actes répréhensibles tels que c’est le mensonge, la trahison, l’impatience, l’envie, l’obscénité, l’impudence et autres.

Pour parer à ce danger, l’Islam n’a cessé de glorifier le bon caractère et d’exhorter ses adeptes à le cultiver en eux, si bien qu’il apprécie la foi du musulman et son degré d’adhésion à l’Islam par le nombre de bonnes qualités qu’il possède. Dieu a couvert d’éloge Son Prophète pour son bon caractère.

Il dit :

            « Tu es certes pétri de très nobles qualités ! »       [68.La Plume-4]

 

Il l’a exhorté à en faire sa plus grande part :

 

            « Réponds au mal par la façon la plus douce.  Celui qui te traitait en ennemi pourrait, du coup, se muer en fervent allié. »                       [41.Les versets distincts-34]

 

Dieu a fait des bons caractères un tremplin d’accès au Paradis.

 

Il dit :

« Elancez-vous vers un pardon ineffable de votre maître, hâtez-vous vers un Paradis immense, aménagé aux dimensions des cieux et de la terre, réservé à ceux qui craignent Dieu, à ceux qui dispensent leurs richesses en aumône, qu’ils soient dans la gêne ou l’abondance, qui savent dominer leurs ressentiments et pardonner à leur prochain. Dieu aime les âmes généreuses ! »             [3.La Famille d’Omran-133]

 

 

Le Prophète a également dit :

 

« Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères. »      (Boukhari).

 

« Dans la balance, rien n’égale en poids les nobles caractères. »            (Ahmad et Abou Daoud)

 

 

« La piété n’est que le noble caractère. »

 

           

 

« Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères. »

 

« Ceux qui parmi vous seront les plus proches de moi le Jour de la Résurrection et que j’estime le plus sont ceux qui sont dotés des meilleurs caractères !     (Boukhari)

 

« Quelle est la meilleure des œuvres ? » demanda-t-on au Prophète.

 

« C’est la noblesse de caractère », répondit-il.

 

On lui demanda aussi :

 

« Qu’est-ce qui donne le plus accès au Paradis ? »

 

« C’est la crainte de Dieu et la noblesse de caractère », dit-il.      (Tirmidhi)

« L’homme, dit le Prophète, (Sallalahu 'alayi wa salam), acquiert les plus hauts degrés du Paradis et les places d’honneur, rien que par la noblesse de caractère alors même qu’il n’a que de médiocres pratiques culturelles. »

 

 

La noblesse de caractère d’après nos ancêtres :

 

 

D’après Haçan, la noblesse de caractère c’est d’avoir le visage détendu, d’être généreux et de s’abstenir de faire du mal.

 

Pour AbdAllah Ben Moubarek, trois qualités résument la noblesse de caractère :

 

 

  • Eviter tout ce que la religion interdit,

     

  • Acquérir ce qui est licite,

     

  • Faire largesse à sa famille.

     

 

Un autre la définit comme suit : Etre très proche des gens, tout en se considérant étranger parmi eux.

Pour un autre, la noblesse de caractère c’est de s’abstenir de nuire aux autres et de supporter [les défauts] des croyants.

Un autre dit : c’est de n’avoir d’autre préoccupation que celle de Dieu.

Tous ces dires ne touchent que les détails du sujet. Mais sa vraie nature c’est celle qui vient d’être définie ci haut.

On rapporte que les qualités qui caractérisent les natures nobles sont : la grande pudeur et le refus de causer le moindre mal. Ce qui distingue également une nature pareille c’est sa piété et sa franchise, un noble caractère est peu loquace, très laborieux, discret, bienfaiteur, agréable, indulgent, fidèle à ses engagements et chaste. Il commet rarement d’erreurs, ne profère pas d’injures, ni ne médit de personne, il n’est pas calomniateur, ni impatient, ni rancunier. Il n’est pas avare et n’envie personne. Au contraire il a toujours le sourire aux lèvres et est décontracté. Il aime ce qui plait à Dieu et déteste ce qu’Il déteste, son bonheur et sa tristesse dépendent de Lui.

 

Source : La Voie du Musulman de Abou Bakr Djaber Al Djazaïri.

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Le Bon comportement

Publié le 20 Avril 2007

Pourquoi Allah nous éprouve-t-Il ?



Réponse de Shaykh Hamza Karamali
(Professeur de fiqh de l'université d'Aman en Jordanie)

Question :

Il nous a été appris qu'Allah nous a amenés à l'existence, placés sur cette terre, et a donné à la plupart d'entre nous la possibilité de choisir comment passer sa vie. Il nous a été dit qu'Allah nous a créés pour nous tester, et que nous serons récompensés ou punis en conséquence. De même, il nous a été enseigné qu'Allah nous a créés pour L'adorer.

Pourquoi Allah nous teste-t-Il? Pourquoi ne nous a-t-Il pas placé tout simplement au Paradis? Il nous a aussi été enseigné que quoi que nous fassions, nous ne serons jamais assez bons pour le Paradis. Et que c'est à travers Sa Miséricorde que nous pourrons y entrer. Donc, pourquoi nous placer sur cette terre? Et pourquoi désire-t-Il nous punir pour n'avoir pas accompli ce qu'Il nous ordonne (comme les 5 prières quotidiennes)? Pourquoi veut-Il nous punir pour ne pas L'avoir adoré?

J'ai entendu les gens dire que nous devons juste nous soumettre à Allah , faire ce qu'Il veut que nous fassions, et Lui obéir en toutes choses. Notre existence ne serait alors que Lui obéir dans tous les aspects de nos vies, pourquoi Allah veut-Il que nous fassions cela? Quand je la considère de cette façon, la vie semble tout d'un coup tellement « sérieuse » ; une bataille constante contre le monde. Je me sens coupable si j'ai le désir d'atteindre un but de ce monde, comme le mariage, les voyages, etc?



Réponse :


Au Nom d'Allah le Clément, le Miséricordieux.

Qu'Allah vous bénisse pour votre question. Il n'y a pas à s'inquiéter qu'elle soit mal prise : votre question à été posée avec sincérité et formulée poliment. Il est obligatoire de se débarrasser de ses doutes en acquerrant la véritable science, et il aurait été blâmable de garder pour vous cette question.

« Il n'y a rien qui Lui ressemble »

Un des articles fondamentaux de notre croyance est qu'Allah est absolument dissemblable à tout excepté Lui-même. Il nous dit dans le Qoran: «Il n'y a rien qui Lui ressemble. » (42:11) Une des conséquences de cette croyance est que, contrairement aux actes humains, les Actes Divins ne sont pas poussés par un but, car les buts n'ont un sens que dans le cas de quelqu'un qui est faible et dans le besoin.

Pour clarifier un peu plus tout cela, considérons ce qui suit. Quand les humains effectuent des actions, il est juste de s'interroger sur ce qui les a motivés à les accomplir, car, étant les êtres indigents qu'ils sont, ils n'agissent que pour satisfaire certains besoins. Par exemple Zayd met un manteau car le temps est frais et qu?il a besoin de chaleur. Aisha va manger de la nourriture car elle a faim et a besoin d'être alimentée. Ali ira à l'université car il a besoin de gagner sa vie grâce au diplôme qu'il va y obtenir. Comme vous pouvez le voir grâce à ces exemples, les motifs qui stimulent les gens à accomplir leurs actions sont révélateurs du fait qu'ils sont fondamentalement dans le besoin.

Allah est le Créateur de tout et il n'a besoin de rien. Cela est facile à dire mais pas si évident à appréhender. L'une des implications de Son absolue absence de besoin de quoi que ce soit est que Allah n'est pas motivé par des buts quant à Ses actes. Celui qui n'a aucun besoin ne peut avoir de but. Donc demander « pourquoi » Allah a fait une chose n'a aucun sens. Dans les termes du Qoran:
« Il n'est pas interrogé au sujet de ce qu'Il fait, mais plutôt eux sont interrogés. »

Allah n'a aucun besoin de notre obéissance, et notre désobéissance ne peut Lui nuire. Il n'a aucun besoin de nous récompenser si nous Lui obéissons. Et s'Il l'avait décidé, Il aurait pu nous récompenser pour Lui désobéir. C'est pourquoi les manuels classiques de dogme Sunnite orthodoxe nous enseignent que lorsque Allah récompense quelqu'un, Il ne le fait que par pure générosité; et non parce qu'Il est amené à agir ainsi en vertu d'un quelconque besoin ou parce que nous avons un droit sur Sa récompense. La question «pourquoi» est donc inapplicable.

De la même façon, Allah n'a aucun besoin de nous punir si nous Lui désobéissons. Et s'Il l'avait voulu, Il aurait pu nous punir pour Lui avoir obéi. C'est pourquoi ces mêmes manuels enseignent également que quand Allah punit quelqu'un, Il ne le lèse pas, car il n'a aucun droit sur Lui. (Rappelons-nous que notre obéissance ou notre désobéissance ne L'affecte pas.) Il punit de par Sa pure Justice. La question « pourquoi » est inapplicable.


Versets coraniques qui semblent impliquer des motifs.

C'est la toile de fond à partir de laquelle nous comprenons les paroles qui semblent indiquer qu'Allah a fait une chose pour une raison précise. Par exemple, quand le Qor'an nous dit qu'Il nous a créés pour L'adorer, cela ne signifie pas qu'Il a besoin d'être adoré, et nous a donc créés pour satisfaire ce besoin. Non, ce qu'Il nous dit c'est qu'Il nous a créés avec la capacité de L'adorer en nous donnant la possibilité de choisir nos actions. (Hashiyat al-Jamal `ala al-Jalalayn).

De la même façon, quand Allah nous dit qu'Il nous a créés pour nous éprouver, cela ne signifie pas qu'Il a besoin de nous éprouver pour savoir si nous ferons le bien ou le mal. Il sait déjà ce que nous allons faire. Plutôt, l'accomplissement de nos actions dans cette vie n'est qu'une preuve pour ou contre nous au Jour du Jugement.

La conséquence pratique

Allah nous a créés et a décrété que ceux d'entre nous qui choisissent les actions des gens du Paradis entreront au Paradis et que ceux qui choisissent les actions des gens du Feu entreront dans le Feu.

Etant donné qu'Allah est complètement différent de tout ce qui existe d'autre, cela n'a pas de sens de se demander pourquoi Il a fait cela. Plutôt, les choses sont ainsi, et c'est à nous de choisir où nous voulons aller. En réalité, la Loi Sacrée est une bénédiction immense pour nous dans cette vie et dans l'autre.

Les obligations qui semblent au premier abord difficiles à accomplir ont pour effet de polir le Coeur jusqu'à ce que les perspectives que l'on a, changent du tout au tout. La soumission extérieure mène à la soumission intérieure et le coeur s'emplit d'amour et de gratitude envers Allah . Les obligations ne sont pas faites pour être martelées à contre coeur ; elles sont supposées être offertes dans un esprit sincère de gratitude envers Allah pour la myriade de bénédictions dont chacun d'entre nous a été gratifié. Celui pour qui cet état est réalisé fera tout pour Allah ; les activités « terrestres » comme manger, boire, et parler avec ses amis sont toutes accomplies avec l'intention de se rapprocher d'Allah . Une telle personne ne se préoccupera pas de l'éventualité de problèmes futurs, et il ne conservera pas de rancoeur au sujet des difficultés passées, car il sera occupé avec Celui qu'il aime. C'est là le vrai bonheur, et quiconque passe à coté ne connaîtra jamais ce qu'est la satisfaction.


Et Allah est le plus Savant.

http://www.islam-sunnite.com/article-5155650.html


Rédigé par Mashallah

Publié dans #Croyance

Publié le 20 Avril 2007

Les moyens de l'épanouissement de la poitrine et sa parfaite réalisation pour le prophète


«Est- ce que celui dont Allah ouvre la poitrine à l'Islam et qui détient ainsi une lumière venant de Son Seigneur» (sourate Al-Zumur 39:22) et «Et puis, quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'Islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas.» (Sourate Al-An'am 6:125).



Les moyens de l'épanouissement de la poitrine et sa parfaite réalisation pour le prophète (salla Allah alaïhi wa sallam) de l'Imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziya.


Le principal moyen de l'épanouissement de la poitrine est l'unicité d'Allah, (tawhid), et en fonction de l'importance de sa perfection, sa force et son augmentation seront l'épanouissement de la poitrine de la personne. Allah a dit [ce qui signifie]: «Est- ce que celui dont Allah ouvre la poitrine à l'Islam et qui détient ainsi une lumière venant de Son Seigneur» (sourate Al-Zumur 39:22) et «Et puis, quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'Islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas.» (Sourate Al-An'am 6:125).La guidée et l'unicité de Dieu sont les grands moyens de l'épanouissement de la poitrine, tandis que l'associanisme et l'égarement sont les principaux causes de son étroitesse et sa gène.

Parmi ces moyens qui apaisent le cœur:

La lumière qu'Allah jette dans le cœur du serviteur (l'homme) qui est la lumière de la foi (iman). Elle apaise la poitrine et l'élargit, ainsi le cœur se réjouit. Quand cette lumière est perdue du cœur du croyant, celui-ci devient étroit, gêné et dans une prison la plus étroite et la plus difficile. Al-Tarmidi a rapporté, dans son Jami', que le prophète (salla Allah alaïhi wa sallam) a dit: "Quand la lumière entre dans le cœur, il s'élargit et s'apaise. On lui demanda: ô messager d'Allah! Quel en est le signe? Il a dit: le désir ardent du monde de l'éternité (l'au-delà), l'hostilité du monde trompeur (d'ici-bas) et la préparation à la mort avant son avènement". Le degré de l'épanouissement de la poitrine de l'homme est en fonction de l'intensité de la lumière qui l'a atteint. La lumière substantielle apaise, également, le cœur, de même que l'obscurité physique le rend étroit.

La science. Elle apaise le cœur et l'élargit à tel point qu'il serait plus large que le monde, de même que l'ignorance lui cause l'étroitesse, le blocage et l'enchaînement. Au fur et à mesure que la science d'un homme s'élargit, son cœur s'apaise et s'élargit également. Il ne s'agit pas de toute science, mais uniquement de celle laissée par le messager d'Allah (salla Allah alaïhi wa sallam) laquelle est la science utile. Ses gens ont les cœurs les plus apaisés et élargis parmi les hommes, les comportements les plus nobles et les vies (savoir-vivre) les plus purs.

Le repentir à Allah l'Exalté et le Très-Haut, son amour de tout cœur, la hâte à Lui et la réjouissance de Son adoration. Rien d'autre que cela, n'est plus apaisant du cœur de l'homme, au point qu'il se dit, parfois: "Si je suis au paradis dans un tel état, j'aurai, donc, une vie agréable".

L'Amour a un effet très surprenant sur l'épanouissement de la poitrine, le fait d'être en bonne humeur et la tranquillité de l'esprit, mais seul le connaît celui qui l'a déjà ressenti. Plus fort et intense est l'Amour, plus le cœur est large et apaisé et ne s'oppresse qu'à la vue des oisifs désœuvrés, car leur vue est un fétu dans son œil et leur fréquentation est une fièvre pour son âme. Et parmi les principales causes de l'oppression de la poitrine: le fait de se détourner [des enseignements] d'Allah, l'attachement du cœur à autre que Lui, l'oubli de Son rappel et l'Amour d'autre que Lui. Car quiconque aime autre chose qu'Allah, est puni avec cette même chose, et son cœur est emprisonné de l'Amour de cet autrui. Ainsi, il n'y aura personne plus malheureux, plus inquiet, dont la vie est la plus difficile et le cœur est le plus malade que lui! Ils sont, donc, deux Amours dont l'un est le paradis de ce monde ici-bas, la joie de l'esprit, la réjouissance du cœur, le délice de l'âme, sa manne du ciel, sa panacée, et même sa vivacité et sa consolation. Celui-ci est l'Amour d'Allah Seul de tout cœur, avec une attirance de toutes les forces des élans [du cœur], de la volonté et de l'attachement à Lui. L'autre Amour est un supplice de l'âme, une angoisse, un emprisonnement du cœur et une oppression de la poitrine, et c'est aussi la cause du malheur, de l'ennui et de la peine. Celui-ci est l'Amour d'un autre qu'Allah l'Exalté!

Son [celui d'Allah] rappel et la mention de Son nom à tous les instants en toute circonstance et à n'importe quel endroit. Le rappel a un effet mystérieux sur l'épanouissement de la poitrine, et l'apaisement du cœur de même que l'insouciance et l'oubli [du rappel] a un effet d'oppression, d'emprisonnement et de souffrance sur la poitrine.

La bienfaisance envers les créatures et les servir de tout ce qui est possible: de biens, de dignité, de force physique et les différents genres de la bienfaisance. Le généreux bienfaisant a la poitrine la plus épanouie, l'âme la plus pur et le cœur le plus joyeux de tous les hommes. Par conte, l'avare, qui n'est point bienfaisant, a la poitrine la plus oppressée et la vie la plus difficile et il est le plus malheureux et le plus inquiet. Le messager d'Allah a donné l'exemple de l'avare et de l'homme charitable comme deux hommes vêtus d'un bouclier en acier. Chaque fois que l'homme charitable est sur le point de faire un don, son bouclier s'élargit et s'étend au point qu'il traîne ses vêtements [derrière lui] et efface ses traces, quant à l'avare, son bouclier se resserre sur lui et ne s'élargit pas lorsqu'il est sur le point de faire la charité. C'est l'exemple de l'épanouissement de la poitrine du croyant (moumin) charitable et de son aisance, et du resserrement du cœur de l'avare et son oppression.

La bravoure. Car le brave a une poitrine épanouie, une grande candeur et un cœur large, et le lâche a la plus étroite des poitrines et le plus serré des cœurs et ne connaît ni joie, ni bonheur, ni réjouissance et ni délice qu'une nature animalière et bestiale. Or, la réjouissance de l'âme, son plaisir, son aisance et sa jubilation sont interdits à tout lâche, comme ils le sont à tout avare, et à tout personne se détournant [des versets] d'Allah l'Exalté, insouciant de Son rappel, L'ignorant ainsi que Ses noms, Ses attributs et Sa religion [qu'Il a agréée] et ayant le cœur attaché à autrui. Cette jubilation et cette joie [que le croyant trouve] deviennent, dans la tombe des clos et un jardin, quant au gêne et à l'étroitesse [que l'insouciant a] se transforment, dans la tombe, en tourment et emprisonnement. L'état de l'homme dans sa tombe est le même que celui du cœur à l'intérieur de la poitrine qu'il s'agit de délice, de tourment, d’emprisonnement ou de libération. Il ne faut pas se fier à un épanouissement ou un resserrement passagers d'une poitrine, car les incidents disparaissent avec la cessation des causes, mais plutôt à la qualité qui s'est développée à l'intérieur du cœur, l'obligeant à être épanoui ou resserré. C'est elle qu'on compte. C'est auprès d'Allah qu'on cherche de l'aide.

Ressortir et se débarrasser de la duperie du cœur, et des qualités blâmables lesquelles causent son resserrement et son tourment et empêchent la survenance du bien. Car si l'homme entreprend les moyens qui épanouissent sa poitrine sans se débarrasser des qualités blâmables, il n'aura aucune utilité de l'épanouissement de sa poitrine. En fin de compte, deux natures se disputeront son cœur et l'aura la majoritaire [et l'emporte]. Se passer de l'excédent du regard, de la parole, de l'audition, de la fréquentation, de la nourriture et du sommeil, car ces excès se transforment en malheurs, angoisses, soucis dans le cœur en le resserrant, l'emprisonnant, l'oppressant et lui faisant subir des tourments. La grande partie des tourments dans ce monde ici-bas et dans l'au-delà est la conséquence de ces excès. Point de divinité [digne d'adoration] excepté Allah! Comment la poitrine, de celui qui a touché à chacun de ses vices, est oppressée, sa vie est difficile, son état est mauvais [déplorable] et son cœur est resserrée. Point de divinité [digne d'adoration] excepté Allah! Comment la vie est facile, de celui qui a eu une part entière de chacune de ces bonnes qualités, lesquelles sont sa préoccupation primordiale. Celui-ci [l'heureux] a eu une part entière de
«Les bons seront, certes, dans un [jardin] de délice» (sourate Al-Infitar 82:13), de même que l'autre [le malheureux] a eu une grande part de « et les libertins seront, certes, dans une fournaise» (sourate Al-Infitar 82:14); et entre les deux [hommes] des degrés de différence dont Seul Allah, béni soit-il le Très Haut, connaît le nombre.

Le messager d'Allah (salla Allah alaïhi wa sallam) est le parfait des créatures en chacune des bonnes qualités qui produisent l'épanouissement de la poitrine, l'apaisement du cœur, la réjouissance et vivacité de l'âme. Il est le plus parfait des créatures en cet épanouissement, vivacité et réjouissance en plus de tout ce qu'il lui a été attribué particulièrement d'épanouissement substantiel. Le plus persévérant des créatures (hommes) [de la sunna] du prophète (salla Allah alaïhi wa sallam) est le plus épanoui d'entre elles, le plus joyeux et le plus réjoui. C'est en fonction de sa persévérance que l'homme atteint de ce qu'il mérite d'épanouissement de la poitrine, de réjouissance et de joie de son âme. Il [le prophète] est au summum de l'épanouissement de la poitrine, de l'exaltation de sa renommé et de sa décharge du fardeau, et ses fidèles en auront selon leur persévérance et observation [de sa pratique]. C'est auprès d'Allah qu'on cherche de l'aide.

C'est ainsi que ses fidèles auront, également, une part, petite ou grande, de la protection d'Allah, Sa préservation, Sa défense, Sa fortification et Sa victoire, selon leurs degrés de persévérance. Celui qui trouve un bien qu'il rende les louanges à Allah, quant à celui qui trouve autre chose qu'il ne fasse de reproches à lui-même.

source : http://islamoncoeur.free.fr



 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Croyance

Publié le 8 Avril 2007

Avec Allah toute la journée ! La prière de consultation (Istikhara) … A-t-elle des signes négatifs et d’autres bons ?? La prière de la matinée (Doha) et le concept de l’aumône à 360 articulations !!

La veillée de la nuit … un secret de cette vie ! Des détails intéressants et des significations multiples … qui permettent d’être avec Allah toute la journée et d’une manière sûre


Ceci est le corps de l’article :

Dans la compilation du Boukhari, rapporté de Jaber, il dit : « Le messager d’Allah nous enseignait la prière de consultation en toute chose comme il nous enseignait une sourate du Coran »

Mon cher frère, regardez bien cette phrase : « en toute chose », oui effectivement, en tout… des choses essentielles aux choses facultatives… Il faut une prière de consultation… Je crains que vous vous soyez mariés sans effectuer une prière de consultation !! Seigneur ! Est-ce possible !? Le mariage est une décision vitale ; comment prenez vous une telle décision sans délégation ? Le prophète (B.S. sur lui) a dit : « La prière de consultation n’apporte que du bien »

Le comment ?

Vous faites deux Rak’at hormis des prières dues, puis vous dites : « Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable, Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Allah, si Tu sais que cette affaire (préciser ici l’affaire) est pour moi une source de bien pour ma religion, pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon future), destine le moi facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour moi une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon future) détourne là de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire moi s’en la satisfaction. »

Notez l’ampleur du besoin en Allah… une invocation qui vous fait sentir beaucoup de significations se résumant en « Je me soumets à la volonté d’Allah ». Qui est-ce qui ne sentira pas la tranquillité et le repos après cette invocation ?!

Certains ne prêtent pas une réelle attention à l’invocation … D’autres disent : « C’est vraiment une belle invocation mais elle est assez longue et nous ne serons pas aptes de l’apprendre par cœur !! ». Qu’Allah soir glorifié ! Mes chers honorables, vous apprenez par cœur des chansons innombrables, il y a mieux ! Vous avez sué et fourni beaucoup d’effort pour apprendre les différentes langues et vous en avez fait preuve de patience ! Mais vous vous arrêtez à cette invocation pour l’étiqueter de « difficile » ! … Elle est longue, vous dites ? Sachez mon frère que c’est vous qui avez besoin de cette invocation et que c’est encore vous qui en tirerez profit…


Abandonniez-vous le bonheur contre le malheur ?


Le prophète (B.S. sur lui) a dit : « La satisfaction des hommes de ce qu’Allah leur a prescrit tient de leur bonheur. La négligence de la consultation d’Allah ainsi que leur insatisfaction manifeste de ce qu’Allah leur a prescrit tiennent de leur malheur »


Qui est-ce qui pourrait faire ceci ?

Parmi les Sunnah qui ne font pas partie des devoirs : la prière de la matinée (Dhoha). C’est une Sunna attestée. Le prophète (B.S. sur lui) était régulier à effectuer cette prière et il inspirait aux gens le désir de la faire en faisant son éloge. Mon cher frère, est-ce que vous faites la prière de la matinée (Dhoha)? Ou non ? Je vous souhaite tout le bien et personne n’est exclut de la bénédiction d’Allah.


Quand est-ce ?

Après vingt minutes du lever du soleil jusqu’avant la prière du Dhohr (prière du milieu du jour) d’une vingtaine de minutes également. Le prophète (B.S. sur lui) a dit : « Pour chacun de ses os, l'homme doit une aumône à chaque jour qui voit le soleil se lever. Chaque glorification d’Allah est une aumône, chaque louange à Allah est une aumône, chaque témoignage d’unicité d’Allah est une aumône, chaque reconnaissance de la grandeur d’Allah est une aumône, ordonner le convenable est une aumône et interdire le blâmable est une aumône. Tout ossement le fait dans deux génuflexions à effectuer le matin ».

Le squelette est constitué des ossements du corps et de ses articulations, soit 360 articulations environ. Mon frère, faites de la charité avec chaque ossement exprimant la glorification, la louange, l’unicité, la grandeur d’Allah, l’incitation au convenable et l’interdiction du blâmable.


Seigneur ! Et qui pourrait faire ça ?!

Seigneur, louanges à Toi pour la prière du Dhoha (La prière de la matinée) avec laquelle nous devenons riches !! Selon Abou Houraïra (Qu’Allah l’agrée) : « Mon ami (B.S. sur lui) m’a recommandé trois choses que je ne raterai jamais du monde : Ne dormir que si j’aurai fait la prière de la génuflexion impaire, ne jamais négliger les deux génuflexions du Dhoha (prière de la matinée) parce qu’elle est la prière des repentants, et jeûner trois jours de chaque mois » ; le contraire des « repentants » étant les négligents.

Mon cher frère, soyez des repentants et faites la prière du Dhoha (prière de la matinée). Le nombre minimal des génuflexions est deux et le maximal est de huit. Selon Om Hani : « Le prophète (B.S. sur lui) a effectué huit génuflexions en une prière du Dhoha (la prière de la matinée) saluant à chaque paire ». Le peu, permanent est mieux que l’abondance discontinue : commençons par deux génuflexions et soyons réguliers à le faire … Vous avez donc beaucoup de charité à donner !!

Une retraite avec Allah

Une grande fatigue, un remarquable effort et une navigation aux confins d’une longue journée remplie d’espoir et de maux et cumulant des charges fatigantes. La bataille continue et ce corps renfermant ce cœur résiste jusqu’à la nuit, là où chaque amant tient un tête-à-tête avec sa moitié et chaque amoureux fait autant avec le bien-aimé. Que de savoureux moments durant lesquels la fatigue s’évapore et le cœur vit ses plus heureux instants. Une nuit paisible … Des cœurs entre les mains d’Allah … des larmes versées de crainte d’Allah. La retraite avec Allah est la véritable vie. Veillons donc la nuit… Purifions nos cœurs parce que seul le cœur croyant supporte les veillées de nuit. Il y a ceux qui ne ressentent pas ces significations. Ils diront alors : « Je ne suis pas régulier à faire ce qui est dû, comment sentirai-je dès lors les veillées de nuit ? » Sachez mon frère que je vous dévoile là l’un des secrets de cette vie : Veiller la nuit en est un. Vous voulez des explications à ce que je vois ! Vous les aurez.


Un miroir unique et une multitude d’images !!

Le cœur de l’homme est un miroir ne réfléchissant que ce qui se trouve face à lui. Tout ce qui est prioritaire, à l’avant de votre cœur a un pouvoir sur vos comportements. Si votre cœur convoite l’argent, vous constaterai que ce dernier dicte votre attitude et vous devenez dès lors un adorateur de la matière, voire même un vorace. Si votre cœur désire une femme qui n’est pas légale pour vous, vous glisserez vers l’interdit. Allah, que son nom soit glorifié et sublime, dit –ce qui peut être traduit comme : « et non pas ayant des amants clandestins » (TSC1). La femme n’a pas le droit d’avoir « un amant clandestin », c’est-à-dire « un amoureux intime »

Il y a des gens dont les images s’embrouillent devant leurs miroirs, ce qui signifie que leurs cœurs reflètent beaucoup d’images à la fois –ce qui peut être traduit comme : « On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent: femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux marqués, bétail et champs; tout cela est l’objet de jouissance pour la vie présente, alors que c’est près d’Allah qu’il y a bon retour » (TSC)

C’est pour cela qu’on peut se demander : comment un cœur qui reflète tant d’images peut-il refléter celle du « Coran » ? Ou celle de « l’amour d’Allah » ? Une seule action est susceptible de faire cet effet : il s’agit notamment de veiller la nuit. Par son biais, il y aura un seul miroir et donc une image unique. Mes chers honorables, celui qui goûte, sait ; et celui qui sait, s’empare, n’est-ce pas ?

La différence entre les deux est pareille à distance entre ciel et terre !

L’impact des veillées de nuit sur les cœurs n’a pas de limites. C’est une autre sensation que les autres ne sentent pas, une influence que les autres ne réalisent pas. La personne est susceptible de pleurer à chaudes larmes durant la prière et elle est susceptible de pleurer à flots quand éclate au ciel l’appel « Allah est le plus grand ». Elle entend et voit par le biais de son cœur vif. Ibn Al Qayim a dit : « Entre les prières de deux hommes se trouvant au même rang, côté à côte, se tenant derrière un même Imam et écoutant les mêmes versets peut y avoir la distance entre le ciel et la terre ». Qu’est-ce qui implique cette différence énorme ? Si ce n’est les images qui se mettent à l’avant du cœur… Eh oui !

Mon cher frère, rappelez-vous : pour avoir une image unique et prioritaire dans votre cœur étant « l’amour d’Allah », vous devez veiller la nuit lorsque le gens sont en profond sommeil !

Un jeune homme a ravivé l’époque des compagnons.

Au mois du ramadhan précédent, je me suis trouvé effectuant ma prière au milieu de la nuit (Tajahod) à côté d’un jeune homme. A peine que l’Imam a dit : « Allah est grand », j’ai entendu, venant du jeune homme, des cris discrets et des voix de quelqu’un qui pleure.

J’étais très surpris !! L’Imam n’a encore rien dit. Quand on a fini la prière, j’ai dit au jeune homme : « Mon cher frère, ne vous mettez pas en colère contre moi pour ma curiosité mais informez-moi de la cause de vos larmes et cris discrets, quoique l’Imam n’a pas prononcé une seule lettre du Saint Coran ? »

Il m’a surpris davantage par cette réponse : « Quand j’ai répété moi-même « Allah est le plus grand », J’ai eu une peur bleue d’être un menteur en prononçant la phrase dont la source serait mes lèvres et non pas mon cœur ». Il y a parmi nous des gens qui entendent ces paroles comme s’ils étaient cette personne même.

Aimons Allah comme l’aime ce jeune homme sincère… Vous qui avez vécu ici-bas et vous êtes passés à côté du meilleur dedans : aller vers Allah ; veillez la nuit.



1. TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Rappels

Publié le 6 Avril 2007

Salam Alaikoum Wa Rahmatulillahi Wa Barakatuhu;

Voici un rappel inshAllah, bonne lecture...:


Puisque l’amour conjugal est sujet à la maladie, et même à la mort, il est impératif que les couples travaillent en permanence à le revivifier et à le préserver. Maris et femmes doivent respecter les règles suivantes :


1. Ils doivent prendre l’habitude de se dire des choses positives, de se faire des compliments et de faire des invocations en faveur de l’autre.

Un mari peut dire à sa femme : « Si tout était à recommencer et que je revenais en arrière, à mes jeunes années, je ne choisirais pour femme nulle autre que toi. » Bien sûr, sa femme peut également lui dire des choses similaires. Les paroles d’affection ont un effet certain sur une personne, surtout sur les femmes. Ils ont d’ailleurs été souvent utilisés comme armes par des hommes sans scrupules cherchant à s’approprier une femme appartenant à autrui (A ‘Oudhou Bi Lahi).

Les douces paroles gagnent le cœur des femmes. Un mari devrait prendre l’habitude de parler à sa femme de façon affectueuse avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

2. Mari et femme devraient prendre l’habitude de faire ces petites choses qui, au fond, représentent beaucoup. Si un homme rentre chez lui et trouve sa femme endormie, il peut la couvrir et la border dans son lit.
Un mari peut prendre l’habitude d’appeler sa femme de son travail
juste pour dire bonjour et pour qu’elle sache qu’il pense à elle.
Si une femme trouve son mari assoupi, elle peut l’embrasser sur le
front, même si elle croit qu’il n’en aura pas conscience. En fait, même s’il dort, ses sens restent en alertes jusqu’à un certain niveau et il peut parfaitement être conscient de ce geste d’affection.


Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a souligné l’importance de ces petits gestes :
«… même le morceau de nourriture que vous mettez dans la bouche de votre femme. » (Sahih Boukhari et Sahih Mouslim)

En fait, il se peut fort bien que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa
sallam) ait voulu faire allusion aux dépenses du mari visant à combler les besoins de sa femme. Néanmoins, il y a une raison pour laquelle il a choisi de l’exprimer de cette façon. Ce qu’il est important de retenir, c’est que c’était là la façon du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) de se comporter avec sa famille.

Tous ces petits gestes sont déterminés par les goûts et les
inclinations des personnes concernées. Cela peut demander un peu de temps pour s’y habituer, mais au fond, cela ne demande pas tant d’efforts.

Une personne qui n’est pas habituée à ce genre de comportement peut même se sentir gênée ne serait-ce que d’en entendre parler, et elle peut préférer laisser les choses telles qu’elles sont plutôt que de faire l’effort de changer et d’appliquer des choses qu’elle juge complètement ridicules.

Malgré tout, nous devons être disposés à introduire de nouvelles
habitudes dans nos vies si nous ne voulons pas que nos problèmes durent éternellement.

3. Mari et femme doivent se réserver certains moments durant lesquels ils peuvent se parler sans être interrompus. Ils peuvent parler du passé, se rappeler des bons moments qu’ils ont vécus ensemble, parler de ces moments, les garder frais à la mémoire, comme s’ils avaient été vécus la veille.
Ils peuvent aussi parler d’avenir, partager leurs espoirs et leurs
projets.

Enfin, ils peuvent parler du présent, du bon et du mauvais, et tenter de trouver des solutions pour régler leurs problèmes.

4. Garder un contact physique étroit est sain pour la relation. Ces
contacts ne devraient pas être restreints aux moments intimes, mais être présents à tous moments, comme lorsque le couple est assis dans le salon ou lorsqu’il marche dans la rue. Et ce, même s’il existe encore des hommes, dans notre société, qui ont honte d’être vus en public avec leur femme à leurs côtés.

5. Le soutien émotif devrait toujours être présent lorsque l’un des
deux époux en ressent le besoin. Lorsque la femme est enceinte ou dans sa période menstruelle, elle peut avoir besoin d’un certain soutien moral de la part de son mari, et ce dernier devrait prendre en considération l’état dans lequel se trouve sa femme. Les experts médicaux ont démontré que lorsque la femme subit une grossesse, des menstruations, ou des saignements post-partum, elle peut souffrir d’un stress psychologique qui peut affecter de façon négative son comportement. C’est dans des moments comme ceux-là que la femme a besoin du soutien de son mari. Elle a besoin de l’entendre dire à quel point elle compte pour lui et à quel point il a besoin d’elle dans sa vie.
De même, il peut arriver que le mari tombe malade ou qu’il soit
confronté à toutes sortes de difficultés. La femme doit prendre ces choses en considération.
Si les gens veulent que leur relation dure, ils doivent faire sentir à l’autre qu’ils sont toujours là pour le/la soutenir.

6. L’expression matérielle de l’amour est aussi une bonne chose. Des cadeaux peuvent être offerts, même en dehors des occasions spéciales comme l’Aïd; une agréable surprise est toujours bienvenue. Un cadeau approprié est un cadeau qui exprime les sentiments d’affection de celui qui l’offre.
Il n’est pas nécessaire qu’il soit dispendieux, mais il doit respecter
les goûts et la personnalité de l’autre; il sera ainsi longtemps chéri et précieusement gardé.

7. Mari et femme doivent apprendre à être plus tolérants l’un envers l’autre et à fermer les yeux sur les défauts et les faiblesses de l’autre.
Oublier les petites erreurs de la vie courante et ne pas même les
mentionner devrait devenir une seconde nature. Le silence,
relativement à ces futilités, est un signe de noble caractère.
Une fois, une femme est venue dire à ‘Aisha (radhia Allahu anha) : «Lorsque mon mari rentre à la maison, il devient comme un chat. Lorsqu’il sort à l’extérieur, il ressemble à un lion. Et il ne m’interroge pas sur ce que j’ai fait de ses biens.» (Sahih Boukhari et Sahih Mouslim)

Ibn Hajar explique ses paroles de cette façon :
« Elles peuvent signifier qu’il est très généreux et tolérant. Il ne
fait pas tout un plat au sujet de ses biens ou de son argent qu’il trouve utilisés par les membres de sa famille. S’il rapporte des choses pour la maisonnée, il ne s’enquiert pas, plus tard, de ce qu’elles sont devenues.
Il ne fait pas un drame des défauts des membres de sa famille; il est plutôt indulgent et tolérant. »

Il est injuste de dramatiser les défauts des autres cependant que de nous-mêmes, nous ne voyons que les qualités. Il y a un dicton qui va comme suit : « L’un d’entre vous voit la poussière dans les yeux de son frère tandis qu’il oublie la saleté dans les siens. »

8. Mari et femme doivent parvenir à une entente en ce qui concerne leurs responsabilités et leurs soucis communs, comme l’éducation des enfants, le travail, les voyages, les dépenses et tous les problèmes qui peuvent constituer une menace pour relation du couple s’ils ne sont pas gérés de la bonne façon.

9. Mari et femme ont besoin de faire des choses pour égayer leur
relation.

Ils peuvent lire des livres tel la Sira du Prophète (alayhi salat wa salam) ou écouter des cassettes qui leur donneront des idées sur les façons de revivifier leur vie conjugale et de l’enrichir.
Ils peuvent varier leurs habitudes lorsqu’il s’agit de se relaxer
ensemble, de manger, de décorer leur maison, et dans leurs façons d’interagir, tant en public que dans l’intimité. Ce sont là des choses qui gardent la passion et l’intérêt en éveil dans une relation de couple.

10. La relation doit être protégée des influences négatives qui
peuvent l’affecter. L’une des pires qui soit est le fait de comparer son époux/se aux autres. Beaucoup d’hommes ont tendance à comparer leur femme à celles des autres. Certains vont même jusqu'à les comparer avec celles qu’ils voient dans les magazines ou à la télévision.
Les femmes aussi comparent leur mari avec ceux des autres, surtout en matière de richesses, de beauté et sur la fréquence avec laquelle ils font des activités extérieures avec leur épouse.
Toutes ces comparaisons malsaines amènent les gens à se
sentir mal et médiocres et la relation peut s’en trouver rapidement affectée.

Si nous tenons à nous comparer aux autres, nous devons le faire avec ceux qui sont moins pourvus que nous. Le Messager d’Allah (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Regardez ceux qui sont en-dessous de vous et non pas ceux qui sont au-dessus. Cela est meilleur pour vous, afin que vous ne minimisiez pas les bienfaits d’Allah. » (Sahih Boukhari et Sahih Mouslim).

Il est grand temps que nous apprenions à vivre dans la réalité et à
être satisfaits de ce qu’Allah a décrété pour nous. Nous ne devons pas considérer avec envie ce qu’Allah a donné aux autres. Même le peu que nous avons peut signifier beaucoup si nous savons bien l’utiliser et en tirer profit.

Il est fort possible que plusieurs des personnes qui parlent de leur
bonheur conjugal et qui se vantent de leur mari ou de leur femme ne disent pas tout à fait la vérité; ce n’est que la vanité qui les fait parler.

L’herbe nous semble souvent plus verte chez le voisin, mais seulement parce que nous ne la regardons pas d’assez près.