Publié le 28 Décembre 2006

Ce que l'on dit:

Après avoir mangé :

Al hamdullillah Alladhi at'amana wa ja'alana mouslimine

Signification : Louanges à Allah qui nous a nourris, nous a abreuvés et fait de nous des Musulmans.

Avant de dormir :

 Allahoumma bismika amoutou wa ahya.

Signification : O Allah! En ton nom je vis et je meurs.

Lorsque l'on se réveille

Alhamdullillah Alladhi ahyana ba'da amatana, wa illayli annouchour

Signification : Louanges à Allah, Qui nous a fait revivre après nous avoir fait mourir (=sommeil) et c'est vers Lui  le retour.

Lorsque l'on part en voyage ou que l'on utilise un moyen de transport

Soubhanalladhi sakhara lana wa ma kounna lahou mouqrinine, wa inna lirabinna lamoune qaliboune.

Signification : Gloire à Allah Qui a mis cela à notre disposition car nous n'aurions rien pu faire (de nous même). Et c'est vers Lui que nous devons nous tourner.

Lorsque l'on entre dans les toilettes

Allahoumma inni a'oudhou bika minal khoutbi wal khaba-ithe.

Signification : O Allah! Je me mets sous Ta protection contre les djinns mâles et les djinns femelles.

Lorsque l'on sort des toilettes

Ghoufranak'

Signification : Je Te (Allah) demande pardon.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Invocations

Publié le 27 Décembre 2006

Assalam Aleykoum Wa Rahmatulah Wa Barakatuh


Il est bien évident, et ça tombe sous le sens, que les fêtes instituées par les autres cultes ne nous regardent en rien, nous en tant que musulmans.

Allah le dit dans le Coran en s'adressant aux kouffars "lakoum dinoukoum wa liya dini"

« Oui mais c’est pour le jour de l’an »
Ca n'est pas notre nouvelle année à nous
Nous les musulmans nous avons NOTRE calendrier
Il sagit du calendrier Hégirien. Notre calendrier à nous c'est le calendrier de l'HEGIRE
C'est Allah et Son Prophète qui l'ont instauré. Ni moi, ni toi, ni personne d’autre ;) Le calendrier auquel tu fais allusion, c’est le calendrier « grégorien »
Nous, nous le reconnaissons pas, et nous ne nous mélangeons pas notre rituel avec le leurs.
La loi d’Allah est valable partout sur toute la terre en entière. Et le fait que l’on soit en France, en Belgique, ou autres, ne justifient pas que l’on doit fêter une pratique étrangère à l’Islam.
Lorsque nous sommes confrontés à ce type de situation : on doit bien réfléchir. Et se dire
"mais Dieu m'a mis un calendrier, Dieu sait parfaitement que je suis en France (Belgique, ect)
et alors est ce que c'est l'endroit qui doit faire que je dois me plier aux gens ?
ou alors est-ce que je dois me plier QUE devant Dieu et Ses ordres ?
Musulman = soumis aux règles d'Allah.
Peu importe l'endroit, peu importe la date et peu importe au milieu de qui je suis.
Quand Allah dis quelque chose, on doit tout faire pour prouver à Allah qu'on applique ce qu’Il nous a demandé de faire, pour notre bien-être et notre intérèt.

Quel fierté d'avoir offert son coeur à Allah.
chaytane nous rend normal le jour de l'an, puis ensuite normal de fêter noel, toujours en disant « faut pas être fermé, pas être discriminatoire, moi je suis ouvert »
Quand au fait que l'intention ça soit juste de "fêter le jour de l’an" et non pas de « vouer un culte autre qu'à Allah », ça ne suffit pas, la discussion ne repose pas sur cela,. L’intention, aussi bonne soit-elle n’autorise pas à aller à l’encontre des recommandations de Dieu.
. Sinon alors, si on rentre dans cet état d’esprit, on va se mettre à légitimer le fait que nos frères et sœurs qui fêtent noël sont dans leurs bons droits, puisqu'eux aussi, ils ne vouent pas d'autres cultes qu'à Allah. Puis par extentions, pâques, puis ceci puis cela et encore ceci et encore cela jusqu'à ce que l'on fête toutes les fêtes chrétiennes et de toutes les religions dans nos maisons de musulmans....
Alors que nos propres fêtes à nous, nous ne connaissons même pas leurs dates… la ilaha illa Allah, à quel point nous sommes arrivés aujourd’hui, à force de se dire « laisses c’est pas grave »,
Jusqu'au jour où ça devient normal,
Allah dans Sa grandeur et Son amour pour nous, nous a appris la manière de nous protéger, de protéger nos frères et sœurs, protéger nos familles, nos couples, nos enfants, nos voisins, notre religion, notre communauté…
C'est pour ça qu'Allah nous dit "à eux leurs religions et à nous la notre"
Point final.
Un petit récit histoire de partager tous ensemble notre religion avec une approche qui nous est plus familière dans le sens des propos :

Du temps du Prophète, à La Mecque, les mécréants, ne savaient pas trop comment faire avec le Prophète pour l'empêcher de raconter ses histoires. Les dignitaires de la ville, étaient très embarrassés de voir qu'une partie des gens commençaient à lui prêter attention et même certains à le soutenir....

Ils sont parti le voir (le Prophète) et lui ont proposé:
Ecoutes ya Mouhammad, nous voulons bien pratiquer ta religion, mais toi aussi pratiques la notre (za3ma ouverture d'esprit, tolérance), comme ça, chacun prend de l'autre" cela afin de faire tomber le Prophète dans leurs religions à eux, progressivement doucement, doucement, petit à pet it ...
Et là, Dieu à fait descendre une sourate spécialement pour ça:


1. Dis : "O vous les infidèles !
2. Je n'adore pas ce que vous adorez.
3. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore.
4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez.
5. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore.
6. A vous votre religion, et à moi ma religion".


- - - - - - - - -
O toi qui viens négocier pour me dire "viens on pratique toutes les religions à la fois, comme ça tout le monde est content", saches que moi je ne partage pas ce que toi tu adores et que je ne le reconnais pas. Et toi non plus, tu ne reconnais pas ce que moi j'adore. Et jamais je n'adorerais votre culte, et vous de même. Donc, toujours dans la plus grande sagesse et la plus grande sociabilité, je te respecte, et je respecte ce que tu pratiques, vous vous avez votre religion et moi j'ai la mienne.

Le musulman reste musulman dans toutes les circonstances. Lorsque l’on ne sait pas, on ne doit pas minimiser son acte, mais se dire « Hamdoulillaih qu’Allah m’aime et m’a appris comment me protéger -> le Coran et la Sounna

source : http://islamoncoeur.free.fr

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Rappels

Publié le 24 Décembre 2006

As -salamu `alaykum wa rahmatullah wa barakatuh,

Un grand événement nous attend en ce mois de fete:


Le jeûne des 10 premiers jours de Dhoul Hijja qui a commencé le Jeudi 21 Decembre 2006:


Recommandation :

Ô vous les gens, les 10 premiers jours de Dhoul Hidja sont de grands jours saints durant lesquels les péchés sont effacés et les cœurs sont purifiés.


Soyez vigilant durant ces nuits car il serait dommage d’en atrophier le bénéfice et ne perdez pas votre temps à vous délasser.


Et si vous en avez manqué le début, n’en perdez pas la fin et accroissez vos actions de bien pour préparer la vie future, car c’est là que vous allez. Et détachez vous de ce bas monde, il est éphémère. En effet, entendez la parole de Dieu qui dit : Et selon Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou) le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm) a dit :
«Il n’ y a pas meilleur jours que les 10 de Dhoul Hidja et chaque jour jeûné en est récompensé d’une année de jeûne.»

Et c’est le jour célèbre la révélation du verset 3 de la sourate 5, Al Maïda, La Table Servie :

[Ô serviteurs de Dieu, préparez vous à l’appel à l’office de la prière de la fête du sacrifice à son heure et suivant la tradition. Et pour cela soyez minutieux dans votre toilette et vos ablutions, cela sera mieux, parfumez vous et parez vous de beaux habits neufs.]

D’ailleurs, il est recommandé à celui qui sacrifie ne pas se couper les ongles ni les cheveux durant les 10 jours de Dhoul Hidja. Et il est préférable de veiller la nuit précédant l’Aid pour glorifier et invoquer Dieu, car la demande de pardon est exaucée puisque Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.

Dhoû-l-Hijja est le douzième mois du calendrier musulman. C’est au cours de ce mois qu’il faut accomplir le pèlerinage: "al hajj".

D'après 'Abû Bakr (radhia Allâhou anhou), le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm) a dit:
 "La récompense des deux mois se terminant par les fêtes (celle de la rupture du jeûne et celle du sacrifice), Ramadhân et Dhoû-l-hijja, n'est aucunement amoindrie (même si la durée de chacun de ces deux mois est de 29 et non de 30 jours)."

Le Mérite des 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja :

« Par l'Aube ! - Et par les dix nuits ! - Par le pair et l'impair ! » (Sourate Al Fajr, verset 1 à 3)

Allah jure par l’aube quand la lueur rosée apparaît dans l’horizon (Il est dit que l’aube désigne ici le jour du sacrifice, c’est l’aurore du dixième jour du douzième du calendrier islamique).

Ces dix premiers jours du mois de Dhoû-l-Hijja se terminent par la fête du sacrifice.
Le hadith montre l’avantage de ces jours :

« Les meilleures œuvres qui plaisent à Allah sont celles que l’on accomplit dans ces jours. » (Rapporté par Al Boukhâri).

Ibn ‘Abbas (radhia Allâhou anhou) dit que l’impair désigne le jour de ‘Arafat qui coïncide avec le neuvième jour de Dhoû-l-Hijja, et le pair désigne le jour du sacrifice qui coïncide avec le dixième jour de ce mois.

Certains exégètes disent :
"Il s’agit des jours pairs et impairs des dix premiers jours du mois de Dhoû-l-Hijja.» (1)

Selon Ibnou Abbas (radhia Allâhou anhou), le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm) a dit :« Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. » Les Compagnons dirent : « Même pas l’effort dans la voie de Dieu ? » Il dit : «Même pas, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (c’est à dire qu’il y perdrait sa vie et sa fortune).» Rapporté par Al-Boukhârî.

Il ajouta : «Quiconque jeune un jour de Dhoul Hidja est comme s’ il avait jeûné toute l’année, et la bonne action est récompensée de 700"

Selon Ibnou Abbas (radhia Allâhou anhou), Dieu pardonne au fils d’Adam chaque jour jeûné de ces dix jours.

Le 2ème jour, Dieu a accepté l’invocation de Younous (alayhis-sallâm) lorsqu’il sortit des entrailles du poisson. Quiconque jeûne ce jour, Dieu accepte son invocation.

Le 3ème jour Dieu accepta l’invocation de Zachariyya (alayhis-sallâm),

Le 4ème jour est celui de la naissance de Aïssa (alayhis-sallâm). Quiconque fait montre d’abstinence ce jour, Dieu le préserve de calamités et de la pauvreté

Le 5ème jour la vit naissance de Moussa (alayhis-sallâm), quiconque jeûne ce jour Dieu le préserve de l’hypocrisie et des supplices de la tombe.

Le 6ème jour Dieu accorda tout le bien à son Prophète. Jeûnez ce jour, et Dieu vous regardera avec Miséricorde et ne vous punira pas.

Au 7ème jour, Dieu ferme la porte de Géhenne et ne l’ouvre qu’à la fin 10 jours de Dhoul Hidja ! Dieu ferme, pour le jeûneur de ce jour, trente portes de difficulté.

Le 8ème jour est celui de la tarwya ou jour de la délibération (pour se préparer au hadj en se sacralisant). Le jeûne de ce jour vaut à son auteur une récompense que Dieu seul connaît.

Le 9ème est celui de Arafat. Le jeûne de ce jour est une Sunna confirmée pour qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm): « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » (Mouslim)

Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours :

Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités. Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier :

1°) Prononcer les formules de rappel :

Takbîr : « Allâhu Akbar »
Tahlîl : « Lâ Ilâha Illallâh »
Tahmîd : « Al-Hamdu Lilâh »

Car selon le hadith d’Ibn ‘Umar (radhia Allâhou anhou), le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm) a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah - exalté soit-Il - et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa'llâh », « Al-Hamdu Lilâh » (At-Tabarânî dans Al-Mu’jam ul-Kabîr.)

2°) Le jeûne :

Certaines femmes du Prophète rapportent : « Le Prophète jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. » (Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î.)

3°) Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhoûl-Hijja): le jeûne de ce jour est une Sunnah confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm): « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » (Mouslim)

4°) Le Hajj et la ‘Umrah :

Abû Hurayrah (radhia Allâhou anhou) rapporte du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallâm) qu’il a dit : « Accomplir la ‘Umrah efface les péchés entre cette ‘Umrah et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis.»

[…pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d'Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu'Il leur a attribuée, "Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable.] (Sourate Al Hajj, verset 28)
...
[Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux] (Sourate An Naml, verset 19)

Distibuez cet article autour de vous car Allah a dit:"Entraidez vous au bon comportement et à la pieté et ne vous entraidez pas au peche et a l'inimité".
Le prophete'alyhi salat oua salam) a dit "Celui qui montre le chemin vers une bonne action a la meme recompense que celui qui l' a fait"

(1) Tafsir Al Qor’an sourate Al Fajr – verset 1 à 3 de Mahmoud Homad

(2) Tafsir Al Qor’an sourate Al Hajj – verset 28 de Mahmoud Homad

Qu'Allah swt accepte notre jeune, qu'Il nouis protège et nous épargne toutes souffrance dans la vie d'ici bas et nous réserve une vie meilleur dans l'au dela en sa Compagnie Amine Amine Amine!

Assalam ou alaikoum.

Rédigé par Fadoua

Publié dans #Jeune - As-siyam

Publié le 13 Décembre 2006

Salam alaikoum

 

Magnifique récitation des 99 noms d'Allah par Kamel Uddin:

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Vidéos

Publié le 13 Décembre 2006

Salam alaikoum wa rahmatullahi ta'ala wa barakatuhu,

Anasheed : Subhan'Allah de Kamal Uddin :

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Vidéos

Publié le 9 Décembre 2006

Salam alaikoum wa rahmattullahi wa barakatu, 

Voici quelques sites mashAllah que j'ai sélectionnés, allez les visiter inchAllah ça vaut le coup:

Les meilleurs sites sur l'Islam:

Télécharger le Coran et des invocations :

Les blogs :

Actualités du monde musulman :

Pour faire vos dons inchAllah :

Bien sur, si vous avez un site ou un blog qui ne figure pas dans la liste, laissez moi inchAllah l'adresse en commentaires et je le rajouterais avec plaisir.

Assalam ou alaikoum.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Liens

Publié le 3 Décembre 2006

Le contrat de mariage

Le principal pilier dans le mariage c’est le consentement des deux parties et l’accord de leur volonté dans cette union, et puisque le consentement et l’accord des volontés sont des affaires vitales qu’on ne peut pas savoir, il est donc nécessaire qu’il y ait une déclaration qui démontre la planification de la formation de la réunion. Et la production de la déclaration se représente selon les expressions utilisées par les deux parties.

Ce que l’une des deux parties prononce premièrement pour déclarer sa volonté de former une liaison conjugale se considère comme un assentiment. Ce que l’autre partie prononce pour déclarer son acceptation se considère comme une approbation. Les Savants disent : Les deux piliers du mariage sont : l’assentiment et l’approbation.

Les conditions de l'assentiment et de l'approbation

Un contrat qui ne comprend pas les conditions suivantes ne se réalise pas et ne résulte pas les effets du mariage :

1/ La raison des deux parties. Si l’un d’eux est fou ou n’a pas encore atteint l’age de raison alors le mariage ne s’en réalise pas.

2/ L’union des séances de l’assentiment et de l’approbation, c’est-à-dire ne pas espacer entre l’assentiment et l’approbation par des conversations de genres différents ou ce qu’on appelle dans la formalité par détournement ou occupation par ailleurs. Si la séance se prolonge et l’approbation ralentit et ne suit pas immédiatement l’assentiment mais rien entre les deux ne vient signifier un détournement, le conseil se considère uni.

Les doctrines Hanafite et Hanbalite en disent de même.

Dans le livre « Al-Mughni » : si l’approbation se ralentit, le contrat est juste puisqu’ils sont dans une même séance et les parties ne s’occupent pas par un autre sujet, parce que le jugement de la séance c’est le jugement de l’état du contrat puisqu’on peut faire encaissement s’il y a condition d’encaisser et approbation de choix dans les contrats d’échange.

Si les deux parties se séparent avant l’approbation, l’assentiment est annulé parce qu’il n’a plus de sens puisque le détournement a impliqué la séparation. L’assentiment n’est plus alors acceptable. De même s’ils s’occupent par d’autres choses, parce que c’est un détournement du contrat par une préoccupation qui signifie le refus. Ahmad a rapporté qu’une fois des gens sont venus chez untel et lui ont dit : « Est-ce que tu acceptes untel comme demandeur en mariage ? ». Il leur répondit : « Je l’accepte par une dot de mille dinars ». Les gens revinrent chez l’épouseur et lui racontèrent ce qui s’est passé. L’homme dit : « J’accepte ». On a demandé alors à Ahmad : « Est-ce un vrai mariage ? ». Il a répondu : « Bien sûr ! ».

La doctrine Chafi’ite met comme condition l’immédiat de la réponse.

Elle dit : S’il y a séparation entre l’assentiment et l’approbation par une demande de fiançailles comme si le tuteur dit : « J’accepte de te marier » alors l’épouseur répond : « Au nom de Dieu, louange à Dieu, et paix et grâce de Dieu soient sur Son Messager, j’accepte de me marier avec elle ». Il y a alors deux possibilités :

La première : c’est le dire du cheikh Abu Hamed Al-Isfarâyiny – que c’est acceptable – car les fiançailles impliquent le contrat et n’annulent pas sa vérité comme on fait les ablutions sèches (Tayamum) entre deux prière assemblées.

La deuxème : N’est pas acceptable – parce qu’il y a une séparation entre l’assentiment et l’approbation, comme s’ils sont séparés par une chose autre que la demande des fiançailles. Et c’est contraire aux ablutions sèches (Tayamum) qui sont obligatoires entre les deux prières tandis que les fiançailles viennent avant le contrat.

Quant à Mâlik, il a autorisé une petite durée entre l’assentiment et l’approbation.

La cause du désaccord c’est : le contrat de mariage exige-t-il l’acceptation des deux parties en même temps ou non ?

3/ L’approbation ne doit pas contrarier l’assentiment que si cette contradiction améliore le cas et le pousse à un plus haut point. Comme par exemple si la partie de l’assentiment dit : « Je te marie ma fille par une dot de cent dirhams » et l’approbation dit : « J’accepte par deux cents ! » Le contrat s’exécute parce que l’approbation le pousse à un point plus haut.

4/ Chacun des deux doit entendre de l’autre ce qui signifie l’établissement d’un contrat de mariage même s’ils ne le prononcent par l’expression mot à mot parce que l’important ce sont les intentions et la volonté.

Les expressions du contrat :

Le contrat s’exécute par les expressions qui en aboutissent dans une langue que chacun des deux comprend si les deux prononcent des expressions qui impliquent la volonté pour le mariage sans ambiguïté ni confusion. Ibn Taymiya a dit : "Le contrat de mariage s’exécute par ce que les gens considèrent comme contrat dans n’importe quelle langue, expression ou acte pareillement à chaque contrat".

Les savants se sont mis d’accord sur cet avis en ce qui concerne l’approbation, ils n’ont pas mis des conditions d’expressions précises mais plutôt n’importe quelle expression qui signifie l’acceptation comme : J’accepte, je suis d’accord ou cela me convient, etc.

Or pour l’assentiment, les savants se sont mis d’accord sur ce qu’on doit prononcer pour expressions de mariage comme : Je te marie ou je t’accepte comme mari … parce que ces deux expressions signifient franchement ce qui est voulu comme intentions. Ils se sont mis en désaccord sur le fait qu’il peut être exécuté par des expressions autres que ces deux comme les expressions de donation, de vente, de possession ou d’aumône.

Mais les Hanafites, Thawry, Abu Thawr, Abu ‘Ubayd et Abu Dawud l’ont permis, parce que c’est un contrat qui s’exécute par l’exécution des intentions et il n’est pas condition pour sa vérité de considérer des expressions précises, l’important c’est d’avoir une expression comportant le sens légal, c’est-à-dire ayant une contribution avec le sens légal. Le Prophète a marié un homme et une femme en leur disant : « Tu l’auras par ce que tu connais du Coran ». [ Rapporté par Al-Boukhari ]. Et puisque l’expression du don a exécuté les contrats du Prophète tout autre contrat de sa communauté s’exécute ainsi.

Dieu le Très Haut a dit : « Ô Prophète ! Oui Nous t’avions rendu licite tes épouses à qui tu avais apporté leur salaire d’honneur » jusqu’à « ainsi que femme croyante qui avait fait don de sa personne au Prophète. » [ Sourate 33 : verset 50 ]

Chafi’i, Ahmad, Sa’id Ibn Musayyib et ‘Ata ont dit que le contrat ne s’exécute pas sans les expressions de mariage parce que les autres expressions comme celles du don ou de la possession ne signifient pas le mariage et parce qu’ils ont une condition, celle du témoignage, qui doit être exécutée dans le contrat, si ce témoignage se fait sur l’expression du don alors le mariage n’est pas accompli.

Le contrat fait dans une autre langue que l'arabe

Les savants se sont mis d'accord sur la permission du contrat fait dans une langue autre que l'arabe si l'une ou les deux parties ne connaissent pas l'arabe. Mais ils se sont mis en désaccord sur la permission si les deux comprennent l'arabe.

Ibn Qudâma a dit dans son livre "Al-Moughni" : "Celui qui connaît l'arabe ne peut exécuter un contrat de mariage dans une autre langue". C'est un des deux dires de Châfi'y . Abu Hanifa le permet : "Parce qu'il a utilisé une expression qui le signifie comme en arabe, alors il sera exécuté". Nous voyons que : Il avait la possibilité de parler l'arabe mais il ne l'a pas fait, ce qui n'est pas bon.

Quant à celui qui ne connait pas l'arabe, il peut prononcer des expressions dans sa langue puisqu'il ne connaît pas l'autre, exactement comme le fait le muet. Mais il est nécessaire de prononcer des expressions qui ont la même signification que celles de l'arabe. Celui qui ne connaît pas l'arabe ne doit pas apprendre à prononcer ces expressions en arabe.

Abu Khattâb a dit : Il doit le faire parce que dans tout contrat qui a pour condition de savoir l'arabe l'homme doit l'apprendre et pouvoir bien le prononcer comme les formules de la prière "Takbir" : "Dieu est le plus Grand". L'avis du premier groupe s'appuie sur le fait que le mariage n'est pas un devoir alors il n'est pas obligatoire d'apprendre ses piliers en arabe (comme la vente) et il diffère des formules de la prière qui est obligatoire. Si l'une des deux parties connaît l'arabe, il prononce en arabe, l'autre prononce suivant sa langue. Si l'une d'elles ne connaît pas la langue de l'autre ils ont alors besoin d'un traducteur - qui soit digne de confiance - pour leur affirmer que cette expression signifie le mariage et pour dire la vérité.

Je considère cela de l'endurcissement car la religion de Dieu a de l'aisance et comme je l'ai déjà dit, le principal pilier c'est l'acceptation, l'assentiment et l'approbation n'étant que deux preuves de cette acceptation. Alors s'il y a assentiment et approbation cela suffit quelque soit la langue prononcée. Ibn Taymiya a dit : Le mariage même qu'il est un lien de parenté mais il est semblable à l'affranchissement et à l'aumône et ne conditionne pas des expressions arabes, ni étrangères. Aussi l'étranger qui apprend une langue étrangère ne l'acquiert pas facilement et ne la comprend pas comme sa langue maternelle. Si l'on avait dit qu'il est abhorré de faire des contrats dans une langue autre que l'arabe, comme il est désagréable de parler une langue autre que l'arabe sans besoin, on aurait dit autrement. Comme on avait rapporté d'après Mâlik, Ahmad et Châfi'y ce qui signifie qu'il est désagréable de parler une autre langue que l'arabe sans besoin.

Le mariage du muet

Le contrat du muet s'exécute par un geste s'il est compréhensible comme sa vente, s'exécute par le geste. Parce que le geste est une signification qu'on peut comprendre. Si son geste est insignifiant le contrat ne s'exécute pas, car ce contrat doit se faire entre deux personnes, et il est nécessaire que chacun d'eux comprenne ce que l'autre signifie.

Le contrat d'un absent

Si l'une des deux parties est absente et désire se marier avec l'autre, elle doit envoyer un messager ou une lettre de sa part pour le demander. L'autre partie - si elle a une approbation - doit chercher deux témoins, leur fait entendre l'expression de la lettre ou le message du messager et leur témoigne sur son approbation. Ainsi l'approbation se considère et s'inscrit dans le contrat.

Conditions insérées dans le contrat

Les savants ont conditionné pour les expressions de l'assentiment et de l'approbation la forme du passé, les deux expressions se prononcent au passé ou l'un au passé et l'autre au futur.

Le premier exemple : le premier contractant dit : Je t'ai marié ma fille, l'autre répond : J'ai accepté.

Le deuxième exemple : le premier contractant dit : Je te marie ma fille, l'autre répond : J'ai accepté.

Ils ont mis ces conditions parce que la réalisation de l'acceptation et l'accord de leur volonté est le véritable pilier dans le contrat de mariage. Et l'assentiment et l'approbation sont deux aspects de cette acceptation. Tous les deux doivent montrer qu'il y a absolument une acceptation et que cette acceptation se réalise au moment même du contrat. Le temps que le Législateur a utilisé dans la formation des contrats c'est le passé car il définit l'obtention de l'acceptation et ne prend pas un autre sens. Quant aux temps présent et futur, ils ne définissent pas l'obtention de l'acceptation au moment même du contrat. Si l'un d'eux dit : "Je te marie ma fille" et l'autre répond : "J'accepte", dans cette forme le contrat ne s'exécute pas pour la probabilité que cette forme porte le sens d'une simple promesse. Et puis la promesse d'un mariage au futur n'est pas un contrat actuel.

Mais si l'un dit : "Marie moi ta fille", le contrat s'exécute, parce que la formule "marie moi ta fille" comporte le sens de délégation et le contrat s'exécute si l'un des deux co-contractants s'en charge. Si l'épouseur dit : "Marie moi" et l'autre répond : "J'accepte", ceci veut dire que le premier a délégué le second, ce dernier exécute le contrat par ses expressions à la place des deux.

Conditions de l'accomplissement du contrat

Ils ont également conditionné qu'il soit accompli c'est à dire la formule sur laquelle s'exécute le mariage doit être absolue sans contraintes comme si l'homme dit à l'épouseur: "Je t'ai marié ma fille", alors l'épouseur répondit : "J'ai accepté". Ce contrat est accompli. Lorsque le contrat remplit toutes les conditions il s'exécute et ses conséquences s'ensuivent. Or le contrat peut être conditionné ou rajouté au futur ou combiné à un temps déterminé ou conjoint à une condition. Dans ce cas le contrat ne s'exécute pas, en voici les détails.

1/ Le contrat conditionné:

C'est lorsque la réalisation de son contenu est conditionnée par la réalisation d'une autre chose précisée par une condition. Comme par exemple lorsque l'épouseur dit: "Si je m'engage dans un travail, je me marie avec ta fille". Le père répond alors: "J'ai accepté". Le contrat dans ce cas ne s'exécute pas parce qu'il est conditionné et attaché à une chose qui ne peut être au futur. Le contrat de mariage résulte l'immédiat de la jouissance, son statut ne se relâche pas après lui, or la condition -l'engagement au travail- ­est absente au moment même du contrat et tout ce qui est attaché à une chose absente doit être suspendu, alors le mariage ne peut s'exécuter. Tandis que si le contrat est attaché à une chose qui se résulte immédiatement, le mariage s'exécute. Comme par exemple: "Si ta fille a vingt ans, je me marie avec elle", le père répond: "J'ai accepté, elle a vraiment vingt ans". Ou si la femme dit: Si mon père accepte, je me marie avec toi". L'épouseur répond: "J'ai accepté" et le père dit: "Moi aussi j'ai accepté". La condition dans ce cas est apparente et la formule est accomplie.

2/ Le contrat rajouté à un futur:

Comme si l'épouseur dit: "Je me marie avec ta fille demain ou après un mois" et le père répond: "J'ai accepté". Cette formule ne peut exécuter un mariage ni immédiatement ni au moment indiqué, parce que l'ajout au futur contredit le contrat de mariage qui exige la possession immédiate de la jouissance.

3/ Le contrat qui délimite préalablement le mariage:

Comme si un individu se marie pour un mois, ou plus, ou moins, ce mariage n'est pas licite parce que le mariage vise la continuité des fréquentations pour enfanter, pour garder la descendance et pour bien élever les enfants.

Pour cela les ulémas ont annulé le mariage de jouissance et le mariage qui vise à rendre un autre licite, parce que le premier vise la jouissance momentanée et le second vise à rendre la femme licite pour son premier époux.

source : http://www.sajidine.com

Publié le 3 Décembre 2006

Les fiançailles en Islam

Allah a légiféré les fiançailles afin que les deux époux puissent bien se connaître avant qu’ils se lient par le contrat de mariage. Ils avancent ainsi sur la bonne voix avec clairvoyance.

Qui peut-on demander en mariage ?

On ne peut demander une femme en mariage que dans les 2 conditions suivantes :

Qu’elle soit exempte de prohibitions légales qui empêchent son mariage

Que la demande ne soit pas précédée par une autre demande légitime.

S’il y a quelques prohibitions légales comme par exemple le fait que la femme soit interdite à l’homme à jamais ou pour un temps provisoire ou encore qu’un autre homme l’ait demandé avant lui, alors dans ce cas, on ne peut pas la demander en mariage.

La demande d’une femme en délai de viduité

La demande d’une femme en délai de viduité est interdite. Que ce délai soit à cause de la mort de l’époux ou d’un divorce. Que ce divorce soit définitif ou avec possibilité de retour. Si la femme est en délai de viduité à cause d’un divorce avec possibilité de retour, on ne peut la demander en mariage parce qu’elle est toujours sous la tutelle de son mari qui peut la reprendre s’il le désir.
Cependant, si la femme est en délai de viduité à cause d’un divorce définitif, on ne peut pas la demander franchement en mariage car le mari à le plus le droit de la reprendre par un nouveau contrat ; la demande d’un autre homme serait alors considérée comme une agression.
Les savants ne se sont pas mis d’accord à propos d’une demande qui serait faite de façon implicite mais ce qui est vrai c’est que cette dernière est permise.

Si la femme est en délai de viduité après la mort de son mari, il est permis de la demander en mariage de façon implicite durant le délai mais la demande franche n’est pas permise : le lien de mariage s’étant rompu lors de la mort du mari, ce dernier n’a plus droit sur elle mais la demande franche n’est pas permise en considération de son deuil d'une part et des sentiments des parents et des héritiers du défunt d’autre part.

Allah Le très Haut dit :

{ Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d'en garder secrète l'intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu'à l'expiration du délai prescrit. Et sachez qu'Allah sait ce qu'il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui et sachez aussi qu'Allah est Pardonneur et plein de mansuétude. }
[Sourate 2 - Verset 235 ]

La demande implicite signifie qu’un homme vienne demander la main d’une femme sans que cela soit fait de façon franche. Il peut dire par exemple : « Je désire me marier », « J’aimerai qu'Allah me facilite le fait de trouver une épouse »… Il est aussi permis d’offrir un cadeau à une femme en délai de viduité et ceci est un genre de demande implicite tout comme le fait de se vanter devant cette femme. Abou Ja’far Mouhammad Ibn ‘Ali Ibn Houssayn s’est vanté devant Sukayna Bint Hamdhala qui nous raconte :

« Ibn Mouhammad Ibn ‘Ali m’a rendu visite alors que mon délai de viduité dû à la mort de mon mari n’était pas encore terminé. Il m’a dit : « Tu connais bien mes liens de sang avec le Prophèteet ‘Ali ainsi que ma position à l’égard des arabes » - « Qu'Allah te pardonne, lui répondis-je alors, ô Abou Ja’far, tu es un homme sans reproche, est-ce que tu me demande en mariage alors que suis encore en délai de viduité ? » - « Je t’ai simplement notifié, me répondit-il, mes liens de parentés avec le Prophèteet ‘Ali »

Aussi, le Messager d'Allah avait rendu visite à Oum Salama après la mort de Abou Salama et lui a dit : « Tu sais bien que je suis le Messager d'Allah et Son meilleur homme, tu connais également ma position chez les arabes ». Ces paroles étaient une demande en mariage [Rapporté par Darqutny ]

Comme conclusion des jugements, il n’est pas permis de demander de façon franche la main d’une femme en délai de viduité. Néanmoins, la demande est permise de façon implicite s’il s’agit d’une femme veuve en délai de viduité ou d'une femme divorcée définitivement. Enfin la demande n’est pas possible s’il s’agit d’une femme divorcée avec possibilité de retour.

Les savants ne se sont pas mis d’accord en ce qui concerne la demande franche d’une femme en délai de viduité, même si le contrat ne s’est fait qu’après l’expiration du délai.

L'Imam Malik a dit : « Ils doivent se quitter, qu’ils aient consommé le mariage ou pas » L'Imam Chafi’y a dit : « Le contrat est licite même si l’interdiction citée auparavant n’a pas été prise en considération » Mais tout le monde est d’accord que le fait qu’il faut les séparer si le contrat et le mariage sont conclus durant le délai de viduité. Peuvent-ils se remarier par la suite ? L'Imam Malik, Al Laythy et Ouza’y ont considéré ce remariage illicite. La plupart des savants considèrent néanmoins le remariage comme licite à condition qu’il soit effectué après l'expiation du délai de leur divorce.

La demande sur une demande :

Il est illicite de demander la main d’une femme déjà demandée par un autre musulman car cela nuit au premier demandeur et se considère comme une agression de ce dernier.

Aussi, ce comportement peut aboutir à une zizanie entre les deux demandeurs. ‘Ouqba Ibn ‘Amir a rapporté que le Messager d'Allah a dit :

« Les musulmans sont des frères coreligionnaires, il est interdit d’acheter une chose déjà achetée par un autre coreligionnaire ainsi que de demander une femme en mariage déjà demandée par un autre frère coreligionnaire à moins que ce dernier ne veuille la quitter » [ Ahmad et Mouslim ont rapporté ce hadith.]

L’interdiction vient lors de la réponse franche de la femme demandée ou lors de la réponse franche de son tuteur qu'elle a elle-même autorisé de manière à ce que son autorisation ait une considération. La demande sera licite s’il y a une réponse franche ou implicite de la part de la femme ou si le second demandeur n’a aucune idée de la première demande ou que le premier demandeur lui a donné la permission.

Tirmidhy a rapporté d’après Chafi’y :

« Si quelqu’un demande une femme en mariage et que cette dernière accepte la demande et se fie à l’homme, nul n’a le droit de faire une autre demande. S’il n’a aucune idée de la première demande ou du consentement de la femme, il peut la demander ».

Si le second demande la femme et accomplit le contrat de mariage après la réponse de la femme au premier, il a commis un péché mais le contrat reste valable car l’interdiction concerne la demande et n’est pas une condition dans la véracité du mariage » Abou Daoud dit : « Si le second demandeur se marie avec elle, son contrat sera annulé avant la consommation du mariage ou après ».

La contemplation de la fiancée :

Parmi ce qui rafraîchit la vie conjugale et la rend plaine de bonheur et de paix, il y a le fait de contempler la femme avant la demande pour connaître sa beauté qui l’invite à se marier avec elle ou sa laideur qui le repousse.

Et la femme sérieuse ne s’engage pas dans une affaire avant de savoir ses inconvénients. A’mach a dit : « Chaque mariage qui s’accomplit sans contemplation de la fiancée avant la demande se termine par des ennuis ». La légitimité islamique a permis cette contemplation, elle a même incité à le faire.

D’après Jabir Ibn ‘Abdoullah , le Prophète a dit :

« Celui parmi vous qui demande une femme en mariage et qui peut regarder en elle ce qui l’invite au mariage, qu’il le fasse ».

Jabir a dit : « Alors lorsque j’ai épousé une femme de la tribu de Salama, je me cachais et la contemplais jusqu’à voir en elle ce qui m’a invité au mariage ».

Abou Daoud a rapporté d’après Moughira Ibn Chou’ba qu’il avait demandé une femme en mariage, alors le Prophètelui a demandé : « Est-ce que tu l’a contemplé ? ». Moughira lui a répondu que non. Le Prophètelui dit alors : « Va la contempler, votre mariage sera heureux ». Ce qui veut dire que la bonne entente durera. [ Nasa’y, Ibn Maja et Tirmidhy ont rapporté ce hadith. Tirmidhy le considère comme bon. ]

D’après Abou Hourayra , un homme a demandé en mariage une femme des Ansars, le Messager d'Allah lui a demandé : « Est-ce que tu l’a regardée ? ». L’homme a répondu que non, alors le Messager d'Allah lui a dit : « Vas et contemple-la, les yeux des Ansars sont différents ».

Ce que l’on peut contempler :

La plupart des savants se sont mis d’accord sur le fait que l’homme puisse regarder le visage et les deux mains seulement. Parce que le visage indique la beauté ou la laideur [...]

Les hadith prophétiques n’ont pas désignés les endroits qu’il faut regarder, ils étaient inconditionnels pour que l'homme qui regarde arrive à son objectif avec cette contemplation.

‘Abdoul Razik et Saïd Ibn Mansour en donnent la preuve en rapportant : « Omar avait demandé en mariage Oum Koulthoum la fille de ‘Ali et lui a reproché son jeune âge. ‘Ali lui dit alors : « Je vais te l’envoyer, si elle te plait, elle sera ta femme » - [...] Si l’homme contemple une femme qui ne lui plait pas, il ne doit pas la désapprouver pour ne pas la nuire, peut-être plaira-t-elle à un autre.

La contemplation des femmes :

Ce jugement est permis à la femme de même qu’à l’homme. Il est permis à la femme aussi de contempler son épouseur pour qu’elle trouve en lui ce qu’il cherche en elle. Omar ibn el Khatab a dit : « Ne donnez pas vos filles en mariage à des hommes laids, elles doivent trouver en eux ce qu’ils recherchent en elles ».

Comment connaître les caractères ?

Le regard peut distinguer entre la beauté et la laideur tandis que pour les caractères moraux, on ne peut les connaître que par la description. Alors on peut demander à ceux qui la fréquentent, à ses voisins ou a des personnes en qui l’on a confiance telles que sa mère et sa soeur de la décrire.

Le Prophèteavait envoyé Oum Soulaym une fois chez une femme pour la lui décrire et lui dit : « Regardes bien ses jarrets et flaire l’odeur de son cou ; dans une autre version, l’odeur de sa bouche » [Hadith rapporté par Ahmad, Hakim, Tabarany et Bayhaqy.]

Al Ghazali a dit dans son livre « Al Ihya » :

« On ne demande de décrire ses caractères moraux et sa beauté qu’à une personne clairvoyante, honnête, savante en ce qui est visible et invisible, qui n’a pas un penchant vers elle pour ne pas exagérer dans les compliments, qui ne soit pas jalouse d’elle non plus pour ne pas en faire défaut, car la nature humaine penche vers l’exagération en ce qui concerne les principes du mariage et la description des femmes - rares sont celles qui disent la vérité et qui sont honnêtes, la tricherie et la séduction gagnent la plupart du temps – la précaution est alors très importante pour celui qui craint regarder une femme autre que la sienne ».

L’interdiction de s’isoler avec sa fiancée :

Il est interdit de s’isoler avec sa fiancée car elle prohibée au demandeur jusqu’à ce que le contrat de mariage soit accompli. La légitimité divine n’a rien indiqué d'autre que le regard. Par conséquent, l’isolement reste prohibé car on ne peut pas s’assurer dans l’isolement de ne pas commettre ce qu'Allah a interdit. Si la femme est accompagnée d’un homme avec qui son mariage est illicite (mahram) alors l’isolement est permis parce que la présence de ce dernier interdit de commettre l’adultère.

D’après Jabir le Prophètea dit : «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier ne s’isole pas avec une femme sans qu’elle est avec elle un homme qui lui est illicite en tant que mari (mahram) car le démon les accompagne»

D’après ‘Amir Ibn Abi Rabi’a le Messager d'Allah a dit : « Que l’homme ne s’isole pas avec une femme qui lui est illicite sans un homme (mahram) car le démon sera leur troisième » [ Hadith rapporté par Ahmad ]

Le danger de la négligence de l’isolement et ses inconvénients :

Beaucoup de gens négligent cette affaire et permettent à leur fille ou à leur proche de fréquenter leur fiancé, de s'isoler avec lui sans contrôle et de sortir avec lui sans surveillance ce qui aboutit à la perte de la dignité des femmes, à la corruption de leurs vertus et au mépris de leur respect. De même, il est possible que le mariage ne s’accomplisse pas ce qui ajoute à cette perte l’occasion de se marier.

A l’opposé se trouvent les communautés très sévères qui ne permettent pas aux demandeurs de voir leurs filles lors des fiançailles et exigent qu’ils acceptent et accomplissent le contrat de mariage sans voir la fiancée jusqu’à la nuit de noce. A la suite, leurs rencontres peuvent les mener à des surprises inattendues, des problèmes qui n’étaient pas pris en considération ce qui aboutit alors à des séparations.

D’autres se contentent de présenter la photo de leurs filles. Cette photo ne signifie rien en réalité et ne suffit pas à rassurer le demandeur car elle n’expose pas la réalité de façon précise. La meilleure façon est donc celle que l’Islam a rapportée, elle donne le droit à chacun des deux époux de se voir tout en évitant l’isolement comme protection pour la dignité et la vertu.

L’abandon des fiançailles et ses conséquences :

Les fiançailles précèdent le contrat de mariage et sont dans de nombreux cas suivis par la présentation de la dot ou d’une partie de la dot, par des cadeaux et des don de manière à affermir les relations. Puis il est possible que le demandeur, la femme ou même les deux changent d’avis. Est-ce permis ? La femme doit-elle rendre tout ce qu’elle a reçu durant les fiançailles ? Car en effet, il s’agit d’une promesse donnée pour un mariage et non un contrat obligatoire et il est donc tout à fait possible de changer d’avis.

Allah n’a pas précisé de punition pour celui qui change d’avis. Néanmoins, cela est considéré comme étant du mauvais caractère. Il l’a d’ailleurs décrit comme étant un caractère des menteurs à l’exception d’une obligeance qui nécessite une malhonnêteté.

Dans le Sahih, le Messager d'Allah a dit : « Trois qualités caractérise l’hypocrite : il ment quand il parle, il n'observe pas sa promesse et il trompe la confiance mise en lui »

‘Abdoullah Ibn ‘Omar a dit : « Regardez cet homme – désignant un homme de Qouraych – Je lui ai fait une quasi promesse de lui donner ma fille. Je ne veux pas retrouver Allah avec le tiers de l’hypocrisie, je témoigne devant vous que j’ai marié ma fille à cet homme ». Le demandeur à le droit de reprendre la dot qu’il a offert car elle a été payée en contre partie du mariage. Puisque le mariage ne s’est pas accompli, alors la dot n’est plus due : on doit la rendre à son propriétaire et c’est son droit.

Quant aux cadeaux, ils sont considérés comme un don. Or, il est indigne de reprendre un don s'il est offert comme cadeau et non en contrepartie. Lorsque l’homme reçoit une chose en cadeau, elle devient à lui et il peut en faire ce qui lui plait. Donc si le demandeur la reprend, il l’enlève à son propriétaire malgré lui et ceci n’est pas correct légalement et moralement. En revanche, s’il offre son cadeau en contrepartie, il peut le reprendre. Il peut le reprendre parce que son don est fait en contrepartie de l’accomplissement d’un mariage qui n’a pas eut lieu.

L’origine de ce qui vient d’être dit se trouve dans les points suivant :

- Selon les auteurs des « Sounan » : d’après Ibn ‘Abbas , le Messager d'Allah a dit : « Il n’est pas licite pour un musulman de revenir sur un don qu’il a fait sauf s’il est un père et que le don ait été fait pour son fils ».

- Ils ont également rapporté que le Messager d'Allaha dit : « Celui qui revient sur son don est comme celui qui revient sur son vomissement ».

- D’après Salem, d’après son père , le Messager d'Allaha dit : « Celui qui fait un don à le droit d’y revenir tant qu’il n’en n’a pas reçu un autre en échange ».

En regroupant les hadith ci-dessus, l’auteur du livre « I’lam al Mouqi’ine » dit : « Le donateur n’a pas le droit de revenir sur ce qu’il a offert s’il n’y avait pas de contrepartie. Mais le donneur qui à donné en désirant une contrepartie peut revenir sur ce qu'il a donné ».

Les traditions prophétiques sont toutes prises en considération et ne se contredisent pas. Les décisions prises dans les tribunaux sont les suivantes :

- Selon la doctrine hanafite, le fiancé a le droit de reprendre ce qu’il a offert si son état n’a pas subit de changement. Par exemple, bracelets, bagues, colliers, montres et autres peuvent être rendus s’ils ont encore disponibles. S’ils ont changés d’état c'est-à-dire s’ils ont été perdus ou vendus, s’ils ont changé par un ajout ou s’il s’agissait de quelque chose de consommable ou d’une étoffe qui a été cousue alors le fiancé n’a pas le droit de le reprendre, ni de reprendre quelque chose en échange. [...]

- Selon la doctrine Malikite, si c’est l’homme qui revient sur sa demande, il n’a pas le droit de reprendre ses cadeaux. Mais s’il s’agit de la femme, alors l’homme a la possibilité de reprendre tout ce qu’il a offert, qu’il soit dans son état initial, qu’il ait changé ou été détruit. Dans ce cas, il peut reprendre autre chose en échange. A l’exception des pratiques légales et des contrats avec conditions, il faut alors les respecter.

- Selon la doctrine Chafi’ite, l'on reprend le cadeau qu’il soit encore dans son état initial ou non : s’il est dans son état initial, l’homme le reprend, sinon il reprend autre chose en échange.

source : http://www.sajidine.com

Publié le 3 Décembre 2006

Le mariage en Islam


Introduction

Le mariage est une loi qu'Allah a établi dans la création et la formation des mondes. Cette loi est générale et continuelle qu'aucun humain, animal ou végétal ne peut en échapper : Allah le Très Haut a dit :

Et de chaque chose nous avons crée un couple, peut-être vous rappelleriez-vous }
[ Sourate 51 - Qui éparpillent - Ad-Dariyat - Verset 49 ].

Il a dit également :

{ Gloire à celui qui a crée, parmi ce que la terre fait pousser, ainsi que parmi eux-mêmes et aussi parmi ce qu'ils ne savent pas, des couples de toutes sortes } [ Sourate 36 - Yasin - Verset 36 ].

Le mariage est la façon qu'Allah a choisi pour la reproduction, la multiplication et la continuité de la vie après qu'il ait arrangé et préparé chacun de manière à ce qu'il joue un rôle positif pour atteindre cet objectif.

Allah dit :

{ Ô, les gens ! nous vous avons crées d'un mâle et d'une femelle }
[ Sourate 49 - Les appartements - Al-Hujurat - Verset 13 ].

{ Ô, les gens! craignez votre seigneur qui vous a crée d'une personne unique et d'elle son épouse
et qui, des deux a fait foisonner beaucoup d'hommes ainsi que de femmes }
[ Sourate 4 - Les Femmes - An-Nisa' - Verset 1 ].

Allah n'a pas voulu que l'homme soit comme les autres créatures, c'est-à-dire laisser ses instincts agir inconsciemment et laisser la relation entre mâle et femelle dans un désordre et sans norme. II a posé le régime convenable qui garantie la souveraineté de l'homme, protège son honneur et préserve sa dignité en faisant du rapport entre l'homme et la femme un rapport précieux basé sur le consentement de cette dernière, sur l'offre et l'acceptation comme deux aspects de ce consentement et sur un témoignage qui annonce que chacun des deux est devenu pour l'autre.

Ainsi Allah a placé l'instinct sur son chemin sauf, protégé la progéniture de la perte et préservé la femme de devenir un champ commun à n'importe qui. II a précisé également le noyau de la famille que l'instinct de la maternité et l'affection de la paternité entourent de prévenances.

Les fruits de cette famille viennent alors bons et respectueux. C'est le régime qu'Allah a choisi et que l'Islam a réservé en annulant tout autre régime.

Genres de mariages annulés par l'Islam

Parmi ces genres il y a :

1 - Le concubinage ( la prise d'un amant ) : On disait avant l'Islam qu'il n'y a pas de mal dans ce qui est caché, mais il y a une bassesse dans ce qui est apparent. C'est ce genre de mariage qui est mentionné dans le verset suivant: { Ni de preneuse d'amants } [ Sourate 4 - La Femme - Verset 25 ].

2 - L'échange de la femme : l'homme disait à un autre: " Donne-moi ta femme, je te donnerais la mienne avec de l'argent en plus".

Darqutny a rapporté cette définition d'après Abu Hurayra selon une chaîne très faible. Aïcha a mentionné d'autres genres de mariage. Elle a dit : " Le mariage se faisait avant l'Islam de 4 manières :

- Le mariage actuel : L'homme demandait la main d'une fille ou d'une pupille d'un autre, il lui paye une dot puis se marie avec elle.

- Le mariage d'association « Istibdâ' » : Ce mariage se faisait de la façon suivante: L'homme demandait à sa femme une fois purifiée de ses menstrues d'aller faire le coït avec un autre qu'il précise et s'abstient d'elle jusqu'à ce qu'elle soit porte un enfant. II ne la fréquente de nouveau avant l'affirmation de la grossesse. Le but de ce mariage était d'avoir un enfant noble et intelligent.

- Un troisième genre de mariage se faisait de la façon suivante : Un groupe d'hommes (moins de 10) se réunissaient et faisaient le coït en même temps avec la même femme. Quand elle concevait et accouchait, elle attendait quelques nuits puis envoyait les chercher. Aucun ne pouvait refuser. Une fois réunis, elle leur disait: "Vous connaissez ce que vous avez fait, et maintenant j'ai accouché, cet enfant est ton fils ô tel" et elle nommait celui qu'elle aimait que son enfant ait comme père. L'homme ne pouvait refuser.

- Un quatrième mariage qui se faisait de la façon suivante: Une femme se donne à tout le monde : "La prostituée". Ce genre de femme dressait des drapeaux à la porte qui signifient que n'importe qui peut lui faire le coït. Quand une femme de ce genre concevait et accouchait on cherchait un physionomiste qui indiquait un homme. Ce dernier ne pouvait pas désavouer sa paternité.

Lorsque Muhammad fût envoyé, il a annulé tous les genres de mariage connus avant l'Islam et n'a conservé que le genre du mariage actuel. Ce régime gardé par l'Islam ne se réalise que par la légalité de tous ses éléments : l’offre, l’acceptation et le témoignage . Ainsi se conclue le contrat de mariage qui permet la légalité de jouissance entre les deux époux qu'Allah a légiféré. Ce mariage détermine les droits et les devoirs des deux époux.

L'incitation au mariage

L'Islam a incité au mariage de différentes façons. Tantôt il mentionne qu'il est l'une des traditions des prophètes et des enseignements des Messagers et que ce sont eux qu'on doit suivre.

Allah le Très Haut a dit : { Nous avons envoyé avant toi des Messagers et leurs avons assigné des épouses et de la descendance } [ Sourate 13 - Le Tonnerre - Verset 38 ].

Tirmidhy a rapporté d'après Abu Ayyub que le Messager d'Allah a dit: «Quatre sont des traditions des Messagers : Le henné, le parfum, le cure-dent et le mariage »
Tantôt il le mentionne en nous rappelant les bienfaits qu'Allah nous a accordés.
{ Allah vous a assigné de vous mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a assigné des enfants et des petits enfants. Il vous a attribué aussi d'excellentes choses }
[Sourate 16 - Les Abeilles - Verset 72 ].

Parfois il considère le mariage comme l'un des signes d'Allah

{ II est de ses Signes d'avoir crée de vous des épouses pour que vous reposez près d'elles, et Il a assigné entre vous amour et miséricorde, Voilà bien là des Signes vraiment pour les gens qui réfléchissent }
[ Sourate 30 - Les Romains - Verset 21 ].

L'homme hésite parfois d'accepter le mariage, il s'en abstient alors de peur qu'il ne puisse assumer ses responsabilités . L'Islam attire alors son attention sur le fait qu'Allah fera de ce mariage un moyen qui mène à la richesse et que c'est Lui qui va assumer cette responsabilité à sa place et qu'Il va lui fournir la force nécessaire pour vaincre les causes de la pauvreté.

Allah dit : { Mariez les veufs les veuves et les bons gens parmi vos esclaves (mâles et femelles), s'ils sont besogneux, Allah par sa grâce les mettra à l'abri, Allah cependant est Immense et Savant } [Sourate 24 - La Lumière - Verset 32 ].

Tirmidhy a rapporté d'après Abu Hurayra que Le Messager d'Allaha dit : "Trois personnes Allah doit les aider : le combattant pour la grâce d'Allah, l'esclave affranchi sous condition de payer son terme et l'épouseur qui cherche la chasteté". Et la femme est le meilleur trésor ajouté au capital de l'homme...

Tirmidhy et Ibn Mâja ont rapporté d'après Thawbân que lors de la révélation du verset suivant :
{ À ceux qui entassent l'or et l'argent et ne les dépensent pas pour la grâce d'Allah.
Alors annonce leurs un châtiment douloureux } [ Sourate 9 - Le Repentir - Verset 34 ].

Il a dit:

"Nous étions avec le Messager d'Allahpendant un voyage, alors quelques uns de ses compagnons lui ont demandé: "Ce verset est-il particulièrement révélé pour l'or et l'argent ? Pouvons nous savoir quel genre de monnaie peut-on entasser ?". Le Messagera répondu : "Une langue qui prie Allah , un coeur qui reconnaît Allah et une épouse croyante qui l'aide à pratiquer sa religion"

Tabary a rapporté selon une chaîne bonne d'après Ibn 'Abbâs que le Prophètea dit :

"Celui qui possède ces 4 choses aura le bien de la vie d'ici-bas et de l'au-delà : un coeur reconnaissant, une langue qui pria Allah, un corps qui supporte les malheurs et une femme qui ne commet aucun péché d'honneur et garde l'argent de son mari".

Muslim a rapporté d'après 'Abdullâh Bin 'Amr Bin EI-'As que le Messager d'Allaha dit:

"La vie est pleine de jouissances et la femme pieuse est la meilleure jouissance".

Dans un moment spirituel l'homme pense à vivre dans le célibat et s'éloigner de tout ce qui est en relation avec la vie. II prie alors toute la nuit, jeûne le jour, s'abstient des femmes et plonge dans la vie monacale ce qui contredit la vie humaine. L'Islam lui enseigne alors que cela est incompatible avec son bon sens et distinct de sa religion.

En plus le chef des prophètes - le plus pieux des gens - ne jeûnait pas quotidiennement et ne priait pas toutes les nuits aussi il épousait les femmes, alors celui qui essaye de s'éloigner de ses renseignements n'aura pas l'honneur d'appartenir à sa nation.

Bukhâry et Muslim ont rapporté d'après Anas :

"Trois hommes sont venus demander aux femmes du Prophèteà propos de son culte; quand elles répondirent - ils l'ont considéré comme simple - ils ont dit : "Où sommes-nous du Prophète Allah lui a pardonné tous ses péchés : ce qui a été dans le passé et ce qui viendra dans le futur".

L'un d'eux dit alors : "Quant à moi je prie toute la nuit !" . L'autre dit : "Moi je jeûne tous les jours !". Le troisième dit : "Moi je m'abstiens des femmes et je ne me marie jamais !".

Le Messager d'Allahvint alors et leur dit :

"Est-ce vous qui avez dit telle et telle chose?... Par Allah, je crains Allah plus que vous et je suis le plus pieux parmi vous mais je ne jeûne pas tous les jours, je ne prie pas toutes les nuits je m'endors des nuits et j'épouse les femmes, celui qui refuse ma tradition ne m'appartient pas".

L' épouse pieuse est un bonheur qui envahit la maison et la remplit de joie, de jouissance et de clarté.

Abu Umâma a rapporté d'après le Prophète :

"Le croyant ne bénéficie d'un bien -après la piété- que d'une bonne épouse, s'il lui ordonne quelque chose elle lui obéit, s'il la regarde, il sent le plaisir, s'il lui fait jurer par le nom d'Allah, elle satisfait son serment et s'il s'absente elle garde son honneur et son argent". [ Ibn Mâja a rapporté ce hadith.]

D'après Sa'd Bin Abi Waqqâs le Messager d'Allaha dit :

"Trois choses apportent le bonheur au fils d'Adam et trois choses lui apportent le malheur. Ce qui apporte le bonheur : la femme pieuse, le logement convenable et la bonne monture. Ce qui apporte le malheur : la femme méchante, le logement inconvenable et la mauvaise monture" . [ Ahmad a rapporté ce hadith d'après une chaîne authentique. Aussi Tabarâny, Bazzâz et Hâkim qui l'a authentifié.]

L'interprétation de ce hadith est mentionnée dans un autre rapporté par Hâkim : "Le Messager d'Allaha dit :

"Trois choses apportent le bonheur : la femme pieuse quand tu la contemples elle te plaît, quand tu t'absentes tu lui confies son corps et ton argent, la monture rapide qui te fait rattraper tes amis et la maison vaste à plusieurs dépendances. Et trois choses apportent le malheur : La femme que tu ne trouves pas le plaisir à son regard, qui t'attaque par sa langue et qui tu ne peux pas lui confier son corps et ton argent, la monture lente fatiguante qui ne te fait pas rattraper tes amis si tu la laisses à son aise, et la maison étroite qui a peu de dépendances".

Le mariage est un culte par lequel l 'homme complète l'autre moitié de sa religion et va à la rencontre de son Seigneur dans son meilleur cas de pureté et de netteté.

Anas a rapporté d'après le Messager d'Allah: "Celui qu'Allah lui procure une femme pieuse, Il l'a aidé dans la moitié de sa religion qu'il le craint alors dans la moitié qui reste". [ Tabarâny et Hâkim ont également rapporté ce hadith. Hâkim a dit que sa chaîne est authentique.]

Ibn Mass'ud a dit: « Si je n'étais pas sûr que je mourrai dans 10 jours et que je peux épouser les femmes je l'aurais fait de peur de tomber dans l'impiété ! »

La morale du mariage

L'Islam a tellement incité sur le mariage de ce qu'il résulte comme conséquences utiles sur l'individu même, la communauté toute entière et l'humanité en général.

1 - Le sexe c'est le plus fort et le plus violent instinct, il insiste sans cesse sur l'individu pour lui trouver un issue : s'il n'y a de quoi le satisfaire, l'individu sera hanté, inquiet et perturbé et aura une tendance vers le mal. Le mariage est alors la meilleure situation naturelle et le meilleur terrain vif pour assouvir cet instinct et le satisfaire. II calme le corps, débarrasse l'âme de son inquiétude et met terme au regard de contempler ce qui est illicite. Le sentiment se rassure par ce qu'Allah a permis. Tout cela est indiqué dans le verset suivant:

{ Il est de ses Signes d'avoir crée de vous pour vous des épouses pour que vous vous reposez près d'elles et Il a assigné entre vous amour et miséricorde. Voilà bien là des Signes vraiment pour les gens qui réfléchissent }
[ Sourate 30 - Les Romains - Verset 21 ].

Abou Hurayra a rapporté d'après le Messager d'Allah : "La femme arrive à l'image d'un diable et s'en va à l'image d'un diable, si quelqu'un trouve en une femme ce qui l'attire qu'il fait le rapport sexuel avec sa femme, cela repousse son désir". [ Muslim, Abu Dâwûd et Tirmidhy ont rapporté ce hadith.]

2 - Le mariage est la meilleure façon pour enfanter, multiplier la descendance et continuer la vie en gardant la généalogie que l'Islam accorde un intérêt. Le Messager d'Allah a dit : "Mariez vous avec celle qui est affectueuse et féconde car je vais surpasser en vous le nombre des autres communautés le jour de la résurrection".

La multiplication de la descendance a de l'intérêt général et de l'utilité particulière, ce qui rend les communautés avides de multiplier la souveraineté de leurs individus en donnant des primes d'encouragement à celui qui multiplie sa descendance et le nombre de ses enfants. On disait auparavant : "L'honneur à celui qui abondonne sa descendance". C'est une vérité qui existe jusqu'à nos jours rien ne l'a annulé.

Ahnaf Bin Qays est venu un jour chez Mu'âwiya celui-ci portait son enfant Yazid et le contemplait avec admiration, il dit à Ahnaf : "Que dis-tu des enfants Ô Abu Bakr ? Ahnaf comprit tout de suite et répondit : "Ô prince des croyant s! Ce sont le pilier de nos dos, le fruit de nos coeur et le plaisir de nos yeux, par l'intermédiaire d'eux on peut dominer nos ennemis, ils sont les descendants de nos successeurs. Sois pour eux une terre humiliée et un ciel ombragé, s'ils te demandent donne leur, s'ils demandent ton agrément donne le leur, ne les prive pas de ta donation pour qu'ils ne s'ennuient pas de ta présence, détestent ta vie et trouvent ta mort très lente" .
Mu'âwiya répondit : "Ô, Abu Bahr! Ils sont ainsi".

3 - Puis l'instinct de la paternité et de la maternité pousse et se perfectionne sous l'ombrage de l'enfance, les sentiments et la tendresse également, ces vertus sont indispensables à l'humanité de l'individu.

4 - En sentant la responsabilité du mariage et du soin envers les enfants, l'individu s'active et fait de son meilleur pour aggrandir ses possessions et ses talents, il va alors au travail pour assumer ses devoirs. L'exploitation et la cause de l'investissement se multiplient, ce qui aboutit à la croissance du capital et à l'abondance de la production.Ce qui pousse à extraire les biens d'Allah dans ce monde où II a enfouit de bonnes choses pour les gens.

5 - La répartition des travaux entre homme et femme ajuste les affaires de la maison ainsi que celles du travail en dehors de la maison, tout en précisant la responsabilité que chacun doit faire.
La femme s'intéresse au travail ménager, veille à ses enfants et accommode une bonne ambiance à l'homme pour qu'il puisse se reposer dans la maison, oublier sa fatigue et retrouver son zèle.
L'homme de sa part s'efforce dans son travail pour chercher de l'argent nécessaire à sa maison et à sa famille.
De cette façon équitable, chacun d'eux exécute sa charge naturelle d'une manière qui satisfait Allah et les hommes et qui produit de bons effets.

6 - Certes, ce que le mariage peut produire c'est la solidarité des familles, le raffermissement des liens d'attachement entre elles, et l'affirmation des liens sociaux que l'Islam bénie et soutient. La société forte et heureuse c'est la société enchaînée et de bon aloi.

7 - Dans le rapport de l'organisation des états unis publié par le journal "Le peuple" le Samedi 6/6/1959 : les mariés mènent une vie plus longues que celle des non mariés les derniers étant célibataires, veufs ou divorcés des deux sexes.
Le rapport dit : Les gens commencent à se marier plus jeune dans tout les pays du monde, et l'âge des mariés est plus long. L'organisation a fondé son rapport sur des recherches et des statistiques faites aux quatre coins du monde durant 1958. Etant donné ses statistiques le rapport annonce : Il est certain que le taux de mortalité entre les mariés - des deux sexes ­ est inférieur à celui des non mariés, et ceci concerne tous les âges. En cette raison on peut dire que le mariage est utile pour la santé de l'homme et de la femme. Aussi le risque de la conception et de l'accouchement ont diminué de sorte qu'ils ont cessé d'être un danger qui frappe la vie des nations. Le rapport dit : L'âge du mariage aujourd'hui est en moyenne 24 ans pour les femmes et 27 pour les hommes. Cet âge est inférieur en moyenne de l'âge du mariage qui était auparavant.

Le statut du mariage

Le mariage obligatoire

Le mariage est obligatoire à celui qui peut assumer ses responsabilités, qui a ce désir et qui craint l'adultère, parce que la protection de la personne et la chasteté est un devoir et ce devoir ne s'accomplit que par le mariage. Qurtuby a dit : l'individu capable de se marier et qui craint que son célibat nuit à sa personne et à sa religion, n'a qu'à se marier. II n'y a pas un désaccord sur le fait que son mariage est un devoir. Si son âme tend au mariage mais il est incapable de dépenser sur une femme il ne peut que faire comme Allah Le plus Haut a dit :

{ Que ceux qui ne trouvent pas à se marier, vivent dans la continence jusqu'à ce qu'Allah pourvoie à leurs besoins }
[ Sourate 24 - La Lumière - Verset 33 ].

Puis qu'il jeûne souvent, comme on a rapporté d'après Ibn Mass'ud d'après le Messager d'Allah

" Ô jeunes gens ! Celui parmi vous qui est capable d'assurer le ménage, qu'il se marie, l'union conjugale rend le regard plus décent et préserve pudiquement les organes sexuels. Or celui parmi vous qui est incapable de se marier qu'il jeûne. Le jeûne est un calmant ".

Le mariage recommandé

Quant à celui qui le désire et qui en est capable mais qui est sûr qu'il ne commet pas ce qu'Allah a considéré illicite, le mariage lui est recommandé. Il a une priorité sur la dévotion. Le monachisme n'appartient pas à l'Islam. Tabarâny a rapporté d'après Sa'd Bin Abi Waqqâs que le Messager d'Allah a dit :

"Allah nous a fait changer le monachisme par le bon culte d'Ibrahim".

Bayhaqy a rapporté d'après Abu Umâma que le Prophète a dit : "Mariez-vous, je vais surpasser en vous le nombre des autres communautés, et ne faites pas comme le monachisme des chrétiens"

'Omar a dit à Abu Zawâ'id : "Seul l'impuissance ou le libertinage t'empêche de te marier".

Ibn 'Abbâs a dit : "La dévotion d'un pieux, voué au culte d'Allah ne s'achève que par le mariage".

Le mariage illicite

Le mariage est illicite à celui qui ne traite pas sa femme comme il faut du point de vue relation sexuelle et dépenses, même s'il est incapable mais désireux. Qurtuby a dit : Lorsque l'individu connaît qu'il est incapable de pourvoir aux dépenses de sa femme ou de lui payer sa dot ou n'importe quel droit parmi ceux qui lui sont dus, il lui est illicite de se marier avec elle avant de lui éclaircir la situation ou savoir qu'il est devenu capable de lui accorder ses droits. De même, s'il a un défaut qui lui interdit de jouir avec elle, il doit lui expliquer sa situation de crainte qu'elle ne désire autrement.

II est illicite également de séduire une femme par une parenté qu'il prétend ou par l'argent ou un travail et qu'il soit menteur. La femme doit aussi expliquer sa situation clairement si elle se connaît incapable d'accomplir les droits de son mari ou qu'elle a un défaut qui interdit la jouissance, comme la folie, la lèpre ou l'infection chronique au sexe. Tout à fait comme un vendeur qui doit montrer les défauts de sa marchandise à l'acheteur. Si l'un des deux trouve dans l'autre un défaut après le mariage il a le droit d'annuler le contrat. Si le défaut est chez la femme, le mari a le droit d'annuler ce mariage en reprenant ce qu'il lui a donné comme dot.

Le mariage détesté

Il est détestable à celui qui ne traite pas sa femme comme il faut du point de vue relation sexuelle et dépenses, de se marier même si cela ne nuit pas à la femme, c'est-à-dire si la femme est riche et ne penche pas tellement aux relations sexuelles.Car si l'homme s'occupe par des choses ultérieures et n'obéit plus aux devoirs de sa femme la haine va s'aggraver.

Le mariage licite

Tout mariage qui n'a ni cause ni interdictions est licite. L'interdiction du monachisme pour celui qui est capable de se marier. D'après Ibn ' Abbâs un homme est venu se plaindre chez le Prophètede son célibate; il lui demande "Est-ce que je me castre?". Le Prophète lui répondit : "Celui qui castre et celui qui se laisse castrer ne nous appartiennent pas"

Sa'd Bin Abi Waqqâs a dit : Le Prophètea refusé la demande de 'Uthmân Bin Maz'ûn de mener une vie monacale. S'il lui avait permis, on se serait tous castré. [ Bukhâry a rapporté cette citation]. C'est-à-dire s'il avait permis de mener une vie monacale nous allons éxagerer l'affaire à tel point qu'on puisse se castrer.
Tabary a dit : le monachisme qu'a signifié 'Uthmân Bin Maz'ûn c'est l'interdiction des femmes, des biens d'Allah et de tout ce qu'on peut enjoué. A cet égard, le verset suivant a été révélé :

{ Ô croyants, ne déclarez pas illicites les excellentes choses qu'Allah vous a rendu licites.
Et ne transgressez pas, Allah en vérité n'aime pas les transgresseurs }
[ Sourate 5 - La Table Servie - Verset 87 ].

Le mariage devance le pèlerinage

Si l'homme se trouve en besoin de se marier craignant la fornication illicite alors qu'il devance le mariage sur le pèlerinage qui est un devoir, s'il ne craint pas la fornication il doit aller au pèlerinage avant.

Ainsi pour les autres devoirs de capacité : comme l'éducation et le Jihâd (la guerre sainte) ils devancent le mariage si l'on ne craint pas la fornication.

Pourquoi évite-t-on le mariage ? Quelles sont les causes ?

Nous avons expliqué précédemment que le mariage est indispensable et que rien ne le défend autre que l’impuissance et le libertinage, comme a dit le prince des croyants ‘Omar; que le monarchisme n’appartient pas à l’Islam, et que ne pas se marier prive l’homme de beaucoup des biens et des conséquences.

Tout cela était suffisant pour pousser la communauté musulmane à travailler, à préparer ses causes et interpréter ses moyens pour que les hommes et les femmes en jouissent ensemble.

Mais contrairement à ce qui est demandé, de nombreuses familles ont abandonné les enseignement de l’Islam et ont compliqué le mariage en mettant des difficultés, et ont par ses difficultés laissé derrière elles une crise dont beaucoup d’hommes et de femmes ont souffert : le mal du célibat. Ils ont alors répondu aux relations illicites et à la fornication. Le phénomène de la crise du mariage ne se trouve pas dans la société du village comme dans la ville, car le village est encore loin du gaspillage et des causes de difficultés – à l’exception des familles riches – alors que la vie en ville est tout à fait complexée.

D’une part, la plupart des causes de cette crise reviennent à l’exagération dans la dote et les dépenses qui exhorte l’homme. D’autre part, la sortie de la femme de cette manière excitante à inspiré le doute et la suspicion dans sa conduite et à pousser l’homme à être prudent dans son choix pour sa conjointe.

Aussi quelques-uns ont rejeté l’idée du mariage en ne trouvant pas la femme – de son point de vue – qui soit capable d’assumer sa responsabilité conjugale. Il est certes nécessaire de revenir aux enseignements de l’Islam en ce qui concerne la formation de la femme et son éducation sur la vertu, la chasteté, la pudeur et quitter l’exagération des dotes et des dépenses du mariage.

Le choix de l’homme

Le tuteur doit choisir pour la femme dont il est chargé un mari vertueux, honnête, de bonne apparence. Chez lui, elle sera bien traité et s’il la répudie, il la renvoie avec bonté.

L’Imam Ghazali à dit dans son livre « Al Ihya’ » : La précaution est très importante car elle devient esclave dans son mariage, personne ne peut la sauver, tandis que l’homme a le droit de la répudier s’il le désire. S’il marie sa fille à un oppresseur, un libertin, un buveur de vin, il a commis un péché dans sa religion et risque la colère d'Allah car il a mal choisit et a coupé les liens de parenté.

Un homme a dit à Hassan Ibn ‘Ali : « J’ai une fille, à qui penses-tu que je la donne en mariage ? »
Il lui a répondu : « Maries-la à quelqu’un qui craint Allah car celui-ci, s’il l’aime, il la traite généreusement et s’il ne l’aime pas, il ne la traite pas indignement »

Ibn Taymiya a dit : « Celui qui insiste à être libertin ne doit pas être marié »

Le choix de la femme

La femme est le calme et l’apaisement de l’homme, elle est sa conjointe, la mère de ses enfants, l’endroit périlleux de son coeur et la clef de ses secrets. C’est le pilier le plus important de la famille car c’est elle qui enfante, et d’après elle les enfants héritent des bons caractères, dans son sein l’affection de l’enfant se forme, ses compétences poussent et sa langue se produit. Il réalise beaucoup de ses rites et de ses habitudes, il apprend sa religion et s’habitue au comportement social. Pour tout cela l'Islam a donné une grande importance pour le choix de la femme pieuse, il a fait d’elle la meilleure jouissance qu’on doit aspirer et désirer.

Or, la piété n’est autre que la conservation de la religion, l’attachement aux vertus, le respect des droits de l’époux et la sauvegarde des enfants. C’est ce qu’on doit observer. Toute autre apparence de vie est interdite par l’Islam si elle est dépouillée des sens du bien, de la vertu et de la piété.

Beaucoup de gens aspirent ardemment à la possession de l’argent (que les femmes possèdent), à la beauté charmante, au prestige, à la parenté solidement enraciné ou à l’honneur des parents sans noter la perfection des âmes et la bonne éducation ce qui amène à un mariage amer qui se termine par des résultats nuisibles.

Pour cela, le Messager d'Allah nous préviens de nous marier de cette manière. Il dit : « Gardez-vous de Khadra’ Ed-duman. » On lui a demandé à ce propos : « O Messager d'Allah ! Qu’est-ce que Khadra Ed-duman ? » « La femme de belle apparence et d’origine mauvaise. » Répondit-il.

Il dit aussi : « Ne cherchez pas la beauté chez les femmes car elle peut les empirer, ni l’argent qui peut les faire sortir de leurs limites, cherchez celles qui sont pieuses. Une femme pieuse qui a un défaut sur le nez ou à l’oreille vaut mieux que les autres. »

Il nous raconte que celui qui désire le mariage dans un but autre que la constitution d’une famille et le soin de ses affaires aura le contraire de son désir.

L’essentiel est la disponibilité de la religion, la religion est une bonne conduite de la morale, puis viennent les autres qualités vers lesquelles penche l’homme.

Le Messager d'Allah a dit : « On épouse une femme pour l’une des quatre qualités suivantes : la richesse, la noblesse, la beauté et la piété. Alors choisis celle qui est pieuse, périsse ta fortune (si tu agis autrement) » [ Ce hadith est rapporté par Muslim et Boukhari.] Il précise que la femme pieuse est la femme jolie, obéissante, dévouée et fidèle.

Il dit : « La meilleure des femmes est celle qui, si la tu l'a regardes te fais sentir le bonheur, si tu lui ordonnes elle obéit, si tu lui fais jurer quelques choses elle te répond et si tu t’absentes elle garde tes biens et sa personne. » [ Nasa’y et d’autres ont rapportés ce hadith selon une chaîne authentique. ]

Parmi les qualités qui abondent chez la femme qu’on épouse, elle doit appartenir à une bonne descendance, d’une famille connue pour son caractère régulier, par son calme, qui soit des divergences psychiques car il serait meilleur qu’elle est une tendresse pour son enfant et qu’elle respecte les droits de son mari. Le Messager d'Allah a demandé Umm Hani’ en mariage, elle s’est excusée en disant qu’elle est mère de plusieurs enfants. Le Prophèterépondit : « La meilleure des pieuses Quraychites est celle qui est la plus affectueuse avec son enfant étant petit et celle qui respecte l’état de son mari si son revenu est faible.»

Il est naturel que la noble extraction enfante pareillement. Le Messager d'Allah dit : « Les gens sont semblables aux métaux, comme l’or et l’argent, ceux qui étaient les meilleurs à l’époque antéislamique sont les meilleurs en islam s’ils l’étudient et le comprennent bien.»

La femme affectueuse est celle qui cherche à plaire à son mari et fait de son possible pour obtenir sa satisfaction.

L’homme par nature aime la beauté et sent dans son for intérieur qu’il lui manque quelque chose si cette beauté est loin de lui. S’il gagne cette chose qui lui manque, il se sent équilibré et abreuve son affection et son bonheur. Pour cela, l’Islam en parlant du choix de la femme a mis en considération la qualité de la beauté. Il y a un hadith authentique qui dit : « Allah est beau et aime la beauté.»

Mughira Bin Chu’ba a épousé une femme, en racontant au Prophèteil lui a dit : « Va la contempler, votre mariage sera heureux. » C'est-à-dire l’envie et l’intimité dureront entre vous. Le Messager d'Allah a recommandé à un homme qui a épousé une femme des Ansars de la contempler. Il lui dit : « Contemple-la, les Ansars ont quelque chose dans les yeux. » Il vaudra mieux que la femme soit vierge, cette dernière est innocente et naïve et n’a aucune connaissance de hommes, le mariage avec elle sera plus fort, son amour pour son mari lui sera très proche de son cœur.

Il est aussi à remarquer qu’il faut avoir entre les deux époux une certaine concordance dans l’âge et le niveau social, culturel et économique. Ce genre de concordance aide à la continuité de l’intimité. Abou Bakr et ‘Omar ont demandé la main de Fatima, la fille du Prophète. Il répondit : «elle est encore petite. » Lorsque ‘Ali l’a demandé, il la lui a donné.

L’islam nous a indiqué ces quelques renseignements pour ceux qui désirent se marier, comme chemin à suivre.

Si l’on prend en considération ces conseils en choisissant l’épouse, nous pouvons assurer une maison au paradis où l’époux et les enfants vivent dans le bonheur, cette maison préparera des enfants pieux par qui leur mère mènera une vie gracieuse.

source : http://www.sajidine.com