Publié le 26 Octobre 2006

Le prophète (sws) avait prévu les cas suivants il y a 1400 :


- Les chameaux ne seront plus employés comme des moyens de transport,

- Les gens iront sur des selles qui ne sont pas des selles,

- La distance sur la terre deviendra courte,

- Les chevaux ne seront pas employés dans des guerres,

- Les Juifs se réuniront de nouveau pour vivre dans le territoire de Canaan,

- De très grands bâtiments seront construits,

- La disparition de la connaissance et l'apparition de l'ignorance, avec beaucoup de meurtres,

- L'adultère deviendra répandu et boire du vin deviendra naturel,

- L'Islam deviendra usé comme le sont les vêtements, avant que personne ne sache ce que sont la participation à la grève de la faim, la prière, la charité ou encore les rituels,

- Allah enverra une maladie sexuelle qui n'aura aucun remède, (source pas certaine du tout)

- Les gens commenceront à croire en les étoiles et rejetteront Al Qadar,

- Les hommes passeront à côté des tombes et diront : "Ah si j'étais à sa place",

- L'Euphrate découvrira une montagne d'or pour laquelle les gens se battront (la rivière Alfourat se trouve près de la Syrie ),

- Deux grands groupes des gens battront l'un contre l'autre et il y aura beaucoup de dommages. Ils sont tous les deux de la même religion,

- Environ 30 Dajjals apparaîtront, et chacun prétend être le Messager d'ALLAH,

- Les tremblements de terre augmenteront,

- Le temps passera rapidement,

- Les malheurs apparaîtront,

- Le meurtre augmentera,

- La richesse augmentera,

- Les femmes porteront des vêtements, mais sans vraiment porter des vêtements.

 


Le prophète sws a dit : "Si ma oumma (vision) porte 15 traits, le tourment le suivra."
Et quelqu'un lui demanda : "Quels sont-ils Oh messager d'ALLAH?"

Il répondit :

Quand la confiance deviendra le moyen d'obtenir du bénéfice,

Quand le paiement de la Zakkat deviendra un fardeau,

Quand les voix se lèveront dans les mosquées,

Quand le leader des gens est le plus mauvais d'entre eux,

Quand les gens traitent un homme avec le respect parce qu'il faut le faire,

Quand beaucoup de vin est bu, que le vent est rouge et que la terre tourne pour eux, ou que les hommes se transforment en animaux.

 


Et les plus grands signes de l'heure sont :

Le Quran disparaîtra en une nuit, même dans les coeurs des hommes et aucune sourate ne sera laissée sur Terre ----> quelques groupes de vieillards seront laissés et diront : "Nous avons entendu parler de qui disait " LA ILLAHA ILLA ALLAH" et nous vous le répétons."

L'apparation du MAHDI,

L'apparition du DAJJAL (Anti-Christ),

L'apparition de Ya'juj et de Ma'juj (Gog et Magog),

Issa (Jésus) viendra pendant le temps de Dajjal,

Le soleil se lèvera à l'ouest,

La destruction de la Ka'ba et la réapparition de ses trésors...

 

 source : http://islamuslim.free.fr

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Islam général

Publié le 19 Octobre 2006

La Moitié de ta Foi...

Combien sont-ils à se préparer à vivre à deux, à former un couple, à cheminer ensemble vers l'horizon d'une famille qui prend corps et s'établit ? Certains y pensent, d'autres déjà s'y sont engagés. Ici ou là, des histoires... On est parfois ému par l'expression des attentes et de l'espoir infini des uns, et tellement attristé à l'écoute de la douloureuse expérience des autres. Peut-être es-tu toi aussi, ma soeur, mon frère, en train de te préparer à vivre cette étape de ta vie, le mariage, la moitié de ta foi... ou peut-être t'es-tu déjà engagé(e) dans cette vie à deux où ton attente, grâce à Allah, s'est peut-être comblée mais au cours de laquelle, parfois, quelques doutes ont pu surgir. Tu t'attendais à... autre chose.


Mon frère, ma soeur, il ne faut rien idéaliser... l'époux parfait ou l'épouse parfaite n'existe que dans tes rêves. À toi comme à chacun, Allah a donné des qualités de coeur et d'intelligence; à toi comme à chacun, il a donné de porter des défauts, des déficiences, des manques... La perfection de l'humain n'est ni en toi, ni à côté de toi, ni devant toi. Il ne suffit pas de partager la même foi, les mêmes principes et les mêmes espoirs pour réaliser un couple idéal. Combien ai-je vu de jeunes couples s'illusionner sur leur future entente, sur leur immanquable harmonie, sur leur nécessaire réussite « puisque nous sommes musulmans ». Comme si leur union n'était que la rencontre de deux univers fondés sur des principes que l'on respecte ou des règles que l'on applique... Une illusion, une vraie, qui, hier, promettait un petit paradis terrestre et aujourd'hui peut faire vivre un infernal déchirement. Combien parlent des « principes du mariage en islam » et vivent la réalité de sensibilités déchirées, meurtries, frustrées...

Aujourd'hui, davantage encore qu'hier, vivre en couple est un véritable défi. Autour de nous, les hommes et les femmes se rencontrent et se quittent dans une société moderne qui confond la liberté et l'absence d'exigence, l'amour et la légèreté. Au coeur de ce quotidien, il te faut trouver les moyens de relever le défi de vivre à deux. Te préparer, apprendre et constamment essayer d'aller à la rencontre de l'autre avec patience, avec profondeur, avec douceur. Certes, les principes de l'islam vous unissent, ou vous uniront, mais chaque jour il faut te souvenir que l'être qui vit à tes côtés est, en soi, un univers avec son histoire, son équilibre, ses blessures, sa sensibilité, ses espoirs... Apprends à écouter, apprends à comprendre, à observer, à accompagner... Vivre à deux est l'épreuve de toutes les patiences, l'épreuve de l'attention, de l'écoute des silences, du dépassement des colères, de l'apprivoisement des défauts, du pansement des blessures. De chacun, à deux.

Ce n'est pas facile... un effort qui prend sens au coeur de la plus profonde des spiritualités, un jihâd au sens le plus intense du terme : le jihâd de l'amour qui rappelle que les sentiments s'entretiennent, s'approfondissent, s'enracinent à force de défis relevés, de patience alimentée et d'exigences partagées. La patience et l'attention, au coeur du couple, mènent à la lumière, s'il plaît à Allah. Souviens-toi, mon frère, ma soeur, du dernier des Prophètes, exemple pour l'éternité, si attentif, si doux, si patient. Il ne rappelait point seulement des principes, il illuminait un espace de sa présence, de son écoute, de son amour. Avant d'être la mère de ses enfants, son épouse était une femme, sa femme, un être que chaque jour il découvrait, qu'il accompagnait et qui l'accompagnait; sujet de son attention, témoignage de son amour. Il savait le silence, la force d'une caresse, la complicité d'un regard, la bonté d'une attention et l'apaisement d'un sourire.
 Il y a ceux qui ont tant idéalisé l'autre qu'ils n'ont jamais vraiment vu leur conjoint, il en est d'autres qui trop vite se sont quittés sans jamais avoir pris le temps de se connaître. Et tous ont bien pu rappeler les principes de l'islam, eux qui ont vécu à côté de sa profondeur, de son souffle, de sa spiritualité, de son essence. Vivre à deux, forger une relation, patienter dans l'adversité, aimer au point de supporter, enraciner à force de réformer... est une initiation à la spiritualité. Savoir être seul avec Dieu est une promesse de mieux-être à deux. Un défi, une épreuve, loin de l'idéal, près des réalités.

Ma soeur, mon frère, il faut te préparer à vivre l'une des plus belles épreuves de la vie. Elle exige tout de toi, de ton coeur, de ta conscience, de tes efforts. La route est longue, il faut apprendre à exiger, apprendre à partager, savoir pardonner. A l'infini.

Des choses permises par Allah, le divorce est la plus détestée. Vivre à deux est difficile :

Rappelle-toi que ta femme est une femme avant d'être la mère de tes enfants ;
Rappelle-toi que ton mari est un homme avant d'être le père de tes enfants...

 

Savoir vivre à deux, être deux, au sein même de sa famille... devant Allah comme devant ses enfants. Au coeur de cette rencontre, à la source de ces efforts, naît et fleurit le sens de la protection : Elles sont un vêtement pour vous, vous êtes un vêtement pour elles. Savoir la patience, apprendre l'affection, offrir le pardon, c'est accéder à la spiritualité des protégés, à la proximité des rapprochés. Alors la foi devient ta lumière et « sa » présence, ta protection. « Sa » présence ? Celle de ta femme, celle de ton mari ; l'épreuve de ton coeur, l'énergie de ton amour, la moitié de ta foi

 

 

Publié le 19 Octobre 2006

  Je sais que mon témoignage ne sera pas grand chose par rapport à toutes nos soeurs qui aujourd'hui le portent ou sont dans la méditation de le porter. Je tenais surtout à montrer à toutes que le voile n'est pas qu'un bout de tissu qui pourrait entraver le cours de leurs existence mais bien au contraire, c'est une ouverture vers un autre monde. Personnellement je me sens protégée depuis que je le porte, je ne perçois plus ces regards pervers sur moi bien que mes tenues soient restées simples.

 

Le voile, je ne le porte depuis pas longtemps mais le coeur y est, c'est le principal !!  Il y a environ huit mois, un coup de téléphone d'une de mes soeurs me dit de venir au plus vite en invoquant le fait que notre grande soeur a des problèmes. Au départ je ne voulais pas y aller car cela faisait près de 8 ans que je ne l'avais pas revue, on s'était fâchées ! J'ai essayé à deux reprises de lui parler mais en vain... Je ne lui en veux pas, bien au contraire, je m'en veux de ne pas avoir insister plus.

 

   Ce soir là, le 2 février 2005, lorsque je suis arrivée devant son immeuble, j'ai appris alors qu'elle était morte. Mes larmes sont encore là, ma douleur aussi... Le pire est dans le fait qu'elle soit morte dans sa chambre toute seule depuis la nuit du destin du Ramadan 2004... Et personne n'a pensé à elle, je regrette tout cela, car j'aurais voulu me réconcilier avec elle mais le destin en a voulu autrement.

 

Allah [Haut]

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Témoignages

Publié le 19 Octobre 2006

Salam alaikoum wa rahmatullahi ta'ala wa barakatuhu,

Je vous fais partager ce témoignage de notre soeur Sanah qui m'a moi-même beaucoup touché.Je vous laisse lire insh'Allah.

   Voilà, je m'appelle Sanah-Eve et j'ai 26 ans. Je suis d'origine française. Sanah est mon prénom de reconversion à l'islam et Eve mon prénom de naissance. Dès l’adolescence, vers l'âge de quatorze ans, je m'intéressais déjà au "monde arabe", sa culture, sa religion, ses coutumes.... mais je ne fréquentais pas de musulmans ! Les personnes que je connaissais à cette période étaient des maghrébins, mais pour moi ils n’étaient pas musulmans puisqu'ils ne respectaient pas les 5 piliers. Et comme beaucoup de gens actuellement, je ne faisais pas de différence entre arabes et musulmans. 

   J'ai connu quelques difficultés ...  j'étais mal dans ma peau, très mal, j'allais de médecin en médecin ; ils me donnaient traitement sur traitement.  A cette période, je cherchais un emploi, et n’ayant pas de voiture, je me déplaçais en bus ; et souvent dans le bus, très souvent, je voyais des musulmans, je les observais et ils me semblaient zen ! Sereins ! En paix avec eux-mêmes, je les enviais. Oui je l'avoue, je les enviais de plus en plus, et plus le temps passait, plus j'avais envie d'être comme eux, alors je me suis mise à lire le Coran. 

   Puis, un jour ... j'ai décidé de ne plus manger de porc, je lisais le Coran pour comprendre, puis, un mois après, la période du mois de Ramadan est arrivée, alors j’avais décidé de le faire entièrement, et al hamdoulillah ça c'est très bien passé. Je trouvais même cela facile !

 Quelque temps après il a fallut que je retourne vivre chez ma mère à côté de Langres. Là, un « HIC» se posait dans ma tête, je ne voulais pas lui dire moi-même, alors je décidais de lui faire comprendre. A chaque fois que ma mère cuisinait de la viande, je ne mangeais pas par doute, puis ma tante comprit et lui expliqua. Cela ne les a pas trop dérangé car ma pratique ne se voyait pas. J'ai ensuite commencé à fréquenter des maghrébines dont les parents étaient musulmans, je me sentais bien chez eux ! Sereine ! Quelle paix dans ces maisons. 

Puis grâce à Internet, j'ai pu beaucoup m'instruire sur l'islam, et c'est comme cela que l'on m'a expliqué la salat et son rôle important, alors j'ai acheté un livre sur comment faire la prière et j'ai appris toute seule grâce à ce livre, et al hamdoulillah j'en suis bien fière ! Ensuite j'ai déménagé sur Dijon, c'est là que j'ai rencontré mon mari qui Al Hamdoulillah est pratiquant.

   Enfin,  est venu le hijab, j'ai lu un livre dessus, disons que j'en avait déjà lu avant mais ils ne me touchaient pas. Mais celui là m'a fait prendre conscience de l'importance du hijab, et surtout du châtiment qu'auront celles qui ne le portent pas ! Alors je l'ai mis et Mach'Allah comme je les trouve belles les filles et femmes en hijab!!! Même si au niveau de ma famille le hijab ne passe pas trop bien, comme je leur ai dit "Je n'enlèverais mon hijab ni pour ma famille, ni pour de l'argent, ni pour un travail".

 

Alors courage mes soeurs les épreuves sont là mais il faut les surmonter et savoir de qui ou quoi on a le plus peur, Allah , la famille, ou le patron ???  Pour ma part mon choix est fait et c'est ALLAH.  Voila, maintenant grâce à Allah, j'ai connu l’islam il y a bientôt quatre ans, je prie depuis deux ans et je porte le hijab depuis neuf mois.

 

Inch'Allah le hadj le plutôt possible car le destin ... on ne sait pas ce qu'il nous réserve.  Depuis bien sûr, je continue toujours à m'instruire car en islam on ne connaît jamais assez de choses !

 

Qu'Allah  nous accorde sa Miséricorde à tous et que de plus en plus de personnes soient guidées sur le chemin droit –

AMINE

Sanah - Eve de DIJON

 Ps: Ce témoignage n'est pas le mien, je le dis pour toutes les personnes qui pensent que ceci est mon histoire, ce qui n'est pas le cas.

Votre soeur fillah.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Témoignages

Publié le 19 Octobre 2006

Voici les 70 plus grands pêchers en Islam : A méditer !

 
1- Le polythéisme : le plus grave

2- Le meurtre

3- La magie

4- La négligence de la prière

5- La non acquisition de l'aumône

6- La rupture du jeûne, lors du mois de Ramadan, sans excuse valable (maladie, voyage...)

7- La négligence du pèlerinage alors qu'on est matériellement en mesure de le faire

8- L'ingratitude envers son père ou sa mère

9- Le refus d'aider des parents proches dans le besoin

10- L'adultère

11- L'homosexualité

12- L'usure

13- L'oppression d'un orphelin, et le détournement de ses biens

14- L'invention de mensonges sur Dieu et son messager

15- La fuite du combat lors de la guerre sainte

16- Le gouvernement injuste, qui ne suit pas les prescriptions de l'Islam

17- L'orgueil, la magnificence

18- Le faux témoignage

19- La consommation de boissons alcoolisées, la toxicomanie en général (haschich compris)

20- Le jeux de hasard

21- La calomnie des femmes mariées

22- La fraude, devant le trésor public ou avec les biens des aumônes

23- Le vol

24- Le banditisme de grand chemin, le gangstérisme

25- Le faux serment

26- L'injustice en général, le fait de ne pas suivre la charia (les lois de l'islam)

27- La dîme, pratique anté-islamique de ceux qui prélevaient un dixième du montant des marchandises lors du passage d'un village, d'un pont...

28- L'acquisition de biens par des moyens illicites : faux serment, vol, escroquerie, jeu de hasard...

29- Le suicide

30- Le mensonge

31- Le jugement non conforme aux révélations de Dieu

32- Le pot-de-vin

33- L'imitation des femmes par des hommes, et réciproquement, le travestisme et, a fortiori, le transsexualisme

34- Le proxénétisme

35- Le mariage blanc, mariage de pure convention conclu par intérêt

36- La souillure, en particulier par l'urine

37- L'hypocrisie, en particulier la simulation de la foi

38- La dissimulation de la révélation divine, ou la manipulation des textes révélés, par des gens du Livre

39- La trahison

40- Le reproche joint à l'aumône

41- La négation du destin décidé par Dieu, " l'existentialisme "

42- L'espionnage de personnes privées, l'indiscrétion

43- La calomnie, la diffamation

44- La malédiction

45- La perfidie

46- La croyance aux devins, aux astrologues, aux cartomanciennes...

47- L'insubordination de la femme, si le mari est juste

48- Les représentations figurées, les idoles, les sculptures

49- L'affliction exagérée et non sincère lors d'un décès (référence aux " pleureuses " anté-islamiques)

50- L'iniquité, la rébellion sans justification

51- L'oppression (et mauvais traitements) des faibles : esclaves, pauvres, femmes, concubines, orphelins et aussi aux animaux

52- La méchanceté envers son voisin

53- L'offense et la calomnie des musulmans

54- L'empiètement sur le droits des pauvre

55- L'arrogance, aussi bien dans le port de riche vêtement que dans la démarche

56- Le port , par l'hommes, de vêtements en soie et de bijoux en or

57- La fuite pour un esclave, si le maître est juste

58- Le sacrifice adressé à un autre qu'a Dieu

59- Le reniement de son père, en particulier par l'adoption d'un autre nom

60- La vaine querelle, la discussion malhonnête, le goût de la dispute

61- Le refus de donner de l'eau

62- La fraude, pour un marchand, dans la mesure des marchandises

63- Le doute de la toute puissance de Dieu sur le c½ur des hommes

64- Le préjudice causé à de bons serviteurs de Dieu

65- L'abandon de la prière en groupe pour prier seul

66- La persistance de l'abandon de la prière en groupe, en particulier celle du Vendredi

67- Le tort causé à un héritier, par l'invention de dettes imaginaires ou tout autre moyen

68- La ruse, la tromperie

69- L'espionnage des autres musulmans et la révélation de leurs faiblesse

70- L'injure, en particulier aux compagnons du prophète

 


**Malheureusement beaucoup les oublient...Bien sur que c'est difficile de tous les respecter mais essayez de faire attention pour être un peu meilleur...Inch’Allah...

 

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Islam général

Publié le 19 Octobre 2006

Palestine

 


Des années se sont écoulées
Trop de larmes ont coulés
Que d’innocents massacrés
Sur cette terre sacrée

Tant d'accords on été signés
Autant de concessions faites
Défaites après défaites
Nous voilà tous indignés!


Pionniers des droits de l’homme, vers où ?
Un peuple est meurtri sous les verrous
Ô Palestine bien aimée
Nous voilà bien désarmés!

Alors, devant ma télé, loin de l’ennemi, j'explose
En voyant ces images que l’on expose
Impuissant, je te dédie tout de même
Mes larmes et ce modeste poème.

Rédigé par Fadoua

Publié dans #Palestine

Publié le 17 Octobre 2006

Question : Est-il permis à un homme de porter des bagues ?

Réponse : Beaucoup de juristes et de Mouhaddithîne (personnes versée dans la science des Hadith) affirment que le Prophète sallallâhou ‘alayhi wa sallam portait une bague par nécessité (pour tamponner ses lettres). Ainsi, porter une bague sera une Sounnah pour la personne qui a la même nécessité de tamponner (ex: un dirigeant, un secrétaire,…). Pour ceux qui n'ont pas cette nécessité, ce ne sera qu'une permission. Cependant cette permission est soumise à certaines conditions :

1.La bague doit être en argent.

2. La bague doit peser moins de 4,37 gr.

3.Elle ne doit pas être une bague connue pour être portée des femmes (ex: ornées de pierre).

4. La niyyah (intention) ne doit pas être corrompue (ex: ostentation, mode, etc).

5. Il est meilleur de la porter à la main gauche. Cependant, il est permis de la porter à la main droite. Mais elle doit être portée dans l'auriculaire (petit doigt). Si la bague a une pierre, la pierre doit être tournée vers la paume de la main.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Espace frères

Publié le 15 Octobre 2006

Histoire de tous les jours à Gaza "désengagée" par MALEK SHUBAIR, Août 2006

"Mon épouse me tape sur l’épaule me disant « Réveille-toi et prend Mohammad. Je l’ai nourri et j’ai changé ses couches, mais il ne dormira pas. Je suis trop fatiguée pour le tenir. »

 

Je ne sais comment, j’enregistre tout cela malgré mes trois heures de sommeil, à peine. J’ouvre lentement les yeux. La lampe est de l’autre côté du lit, près de mon épouse. La lumière est baissée mais éclaire assez pour me gêner. Cependant nous avons la chance d’avoir du courant, une commodité rare depuis le bombardement par Israël de la centrale électrique de Gaza, 10 jours plus tôt.

 

 

Mon fils, âgé de trois semaines, est dans son lit, commençant à pleurer. Couché sur son ventre, il soulève sa tête et la tourne de gauche à droite. Ses poings serrent sa serviette sous sa tête. Il commence à gigoter avec ses petites jambes. Son visage se crispe avec un regard larmoyant, ses lèvres s’entrouvrent et il se laisse aller.

 

 

Comme la vie a changé depuis l’arrivée de Mohammad ! Finies les nuits d’un long sommeil reposant. De nouvelles émotions et réactions se sont libérées. Je suis père après quelques années d’un mariage béni avec une femme merveilleuse. Elle est une jeune maman essayant toujours de surmonter le stress de son travail, avec ses ciseaux et ses points de suture sans anesthésie. Bien que réputée pour sa volonté de fer et sa détermination, ce que j’adore, elle est devenue plus anxieuse maintenant. Chaque fois que Mohammad pleure, elle se précipite auprès de lui pour l’alimenter.

 

 

Ainsi, elle devait être très fatiguée pour me réveiller et pour que je prenne Mohammad. Je ne me plains pas.

 

 

Je jette un coup d’œil à l’horloge sur la commode dans la chambre. Il est 2 h 30 à Gaza. Exceptionnellement, tout est calme. Il n’y a pas d’obus à passer au-dessus de la maison, filant sur les prétendues aires de lancement de roquettes, dans le nord ou à l’est de la Bande de Gaza. Les canonnières israéliennes tirent depuis la Méditerranée sur l’est et le nord de la Bande. Du moins, c’est ce que je crois. Il y a d’habitude le bang du coup de canon, puis le vrombissement de l’obus passant au-dessus nos têtes. Et de temps à autre, nous entendons l’explosion de l’obus. Si on entend l’explosion, c’est que les Israéliens frappent plus près de nos maisons que d’habitude.

 

 

Je me lève et je retire Mohammad de son lit. Je mets sa tête sur mon épaule et je commence à tapoter derrière sa tête. Puis je retourne dans mon lit, de mon côté, et je me recouche. J’essaye de me rendormir, j’installe mon fils pour qu’il dorme aussi. Cela a marché déjà. Comme cela, je ne perdrai peut-être pas tout mon temps de sommeil, après tout.

 

 

Mohammad cesse de pleurer comme je le mets à plat ventre sur ma poitrine. Je récite quelques versets du Coran d’une voix douce et je le tapote tendrement dans son dos. Il se calme et pose doucement sa tête sur ma poitrine. Son visage est serein. Ainsi, il a une chance de se rendormir. Mon épouse s’est retournée vers nous et s’est endormie, sans éteindre la lampe.

 

 

Soudain, la chambre se met à bouger violemment et j’entends un bruit assourdissant, je pense aussitôt à un bang sonique. Les rideaux se mettent à voleter comme si une tempête éclatait dehors. Mon premier réflexe est de regarder Mohammad. Ses yeux sont grands ouverts ; mais Dieu merci, il ne sursaute pas et ne pleure pas. Mon épouse s’est levée d’un bond dès la première secousse ; sa main se tend pour couvrir les oreilles de Mohammad. Alors, une seconde fois, il y a le même bruit ; et la chambre bouge encore une fois. Mon épouse tremble toujours mais ses mains ne quittent pas les oreilles de Mohammad. Les yeux de mon fils sont tout ouverts. Il ne pleure pas et ne tremble pas.

 

 

« Que se passe-t-il ? » demande mon épouse. Je lui réponds : « Des bangs soniques au-dessus de la maison. » Les Jet israéliens dans ce cas passent à basse altitude au-dessus de Gaza, franchissent le mur du son en provoquant des bangs soniques extrêmement forts et violents. Le bruit est pire qu’un vrai bombardement ! J’entends une voix dans la rue qui dit « Ils ont touché l’école ! »

 

 

Alors je réalise que ce n’est pas un bang sonique, mais un bombardement.

 

 

Je reste dans le lit, tapotant Mohammad dans son dos, avec mon épouse toujours tremblante. Après quelques minutes, je m’assieds avec Mohammad toujours contre ma poitrine. Les voix dans la rue commencent à se faire plus fortes. Je tends Mohammad à mon épouse et vais à la fenêtre. Je vois des gens marchant dans la rue vers les maisons qui sont à l’est de la mienne. Leur nombre augmente, même des voitures commencent à arriver sur les lieux.

 

 

Je mets ma « Jalabeya » (genre de robe de chambre - ndt), j’attrape mon portable et sors voir de moi-même. Je me dirige dans la même direction que les autres. Les gens disent : « Ils ont détruit la maison de Abuy Selmeia... ils ont rasé la maison. » Mais je n’imagine pas ce qu’ils disent. C’est ma première expérience où je vais constater les dommages d’un bombardement. Dans l’air, ça sent la poudre. C’est une odeur bizarre.

 

 

J’arrive alors à l’endroit, c’est à une longueur de terrain de foot de ma maison. Je vois une maison d’un étage gravement endommagée, avec des murs arrachés, des piliers de ciment tordus, sans fenêtres ni portes. Des débris et des décombres couvrent la rue de l’autre côté de la maison. C’est seulement plus tard que j’apprendrai que ce que je vois a été une maison à trois étages avant le bombardement. Deux étages sont rasés, les plafonds sont à plat les uns sur les autres et les piliers du rez-de-chaussée ont disparu.

 

 

Il y a beaucoup de monde autour de la maison. Et il y en a encore plus dans les ruines de la maison elles-mêmes, cherchant à dégager les décombres. Plus tard, j’apprendrai que ces personnes ont sauvé des vies et retiré des victimes de sous les décombres.

 

 

Je décide de rester éloigné de la maison et je marche alentour. Il y a un terrain vague derrière la maison et je me dirige par là. Il y a très peu de personnes dans la clairière. Aussi, je reste là et j’observe la destruction. Quelque part sur le chemin, j’entends des voix disant qu’il y avait toute une famille dans la maison.

 

 

Mes yeux se remplissent de larmes, je pense : « Qui peut vouloir écraser une famille entière sous une telle démolition ? Qui peut laisser tomber des bombes sur une maison sachant parfaitement que des enfants et des femmes peuvent être tués ? ». Je n’arrive pas à mettre des réponses sur ces questions.

 

 

J’empoigne l’une des personnes dans cette pagaille : « A qui était cette maison ? ». Elle me regarde avant de me répondre brièvement, « C’est la maison d’Abu Selmeia. Nabil Abu Selmeia. » Abu Selmeia était un voisin. Mais je ne me souviens pas de son visage. J’essaye de me le rappeler.

 

 

Mais je suis tiré de mes pensées par une voix très forte : « Allah est grand... il y a la moitié d’un corps sous l’arbre. » Je jette un coup d’œil dans la direction de la voix. Je vois la moitié basse d’un corps d’homme, avec une seule jambe, habillé, et couvert de poussière grisâtre. C’est la première fois que mes yeux tombent sur un spectacle aussi épouvantable.

 

 

« Allah est grand, il y a un pied sous l’arbre. » Mes yeux suivent mes oreilles et je vois un jeune homme se courber pour prendre un pied arraché, dans sa chaussure.

 

 

« Allah est grand, il y a un enfant sans tête sous cet arbre. » La voix vient de derrière moi. Je me retourne pour voir un autre jeune homme se pencher sur un petit corps.

 

 

Je n’attends pas pour voir s’il est sans tête ou non.

 

 

Je n’attends pas pour savoir si le corps est entier. « Je ne veux pas marcher sur des restes humains », je pense à moi.

 

 

Alors, je regarde le sol sous mes pieds et je reprends le chemin en sens inverse pour quitter la clairière.

 

 

Il y a des centaines de personnes rassemblées maintenant. Des ambulances et des camions de pompier commencent à arriver. Il y a déjà trop de monde à aider.

 

 

Je marche doucement vers ma maison, les yeux remplis de larmes. « Qui peut vouloir écraser une famille entière sous une telle démolition ? Qui peut laisser tomber des bombes sur une maison sachant parfaitement que des enfants et des femmes peuvent être tués ? » Les questions me rongent encore plus après avoir vu ces corps déchirés : mais elles restent toujours sans réponse.

 

 

Le lendemain, j’apprendrai que le père, la mère, cinq filles et deux fils ont été tués. Les garçons étaient à l’école maternelle.

 

 

A la maison, je retourne dans la chambre à coucher. Mon épouse est assise dans le lit allaitant Mohammad. Elle me dit que ses jambes sont toujours tremblantes. Elle est inquiète parce qu’avec son état de choc, aucun lait ne peut sortir pour Mohammad. Je tapote son épaule et je la rassure faussement, il n’y a aucun rapport entre son état de choc et le lait pour Mohammad.

 

 

Je regarde Mohammad et mes yeux se remplissent encore de larmes."

 

 

Source : http://www.palestinefr.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 15 Octobre 2006

Par Nathalie Laillet, citoyenne de Bethléem en Palestine,

 

Vendredi 18 janvier 2002

 

 

 

- 7h15 : le réveil sonne... toujours trop tôt pour moi! Je me précipite pour l'éteindre et continue à rêvasser bien au chaud sous les couvertures. Il fait froid dans la maison, et notamment dans la salle de bain: rien que l'idée de la douche m'incite à retarder l'heure du lever...

 

 

7h40 : le téléphone sonne... C'est Sahar, l'une de mes étudiantes.
- Nathalie ! Il y a cours aujourd'hui ?
- Ben oui. Pourquoi tu me poses cette question ?
- Mais tu ne sais pas ?
- Ben non. Quoi ?
- Ils ont bombardé Ramallah ! Et ils sont encore rentrés avec les chars ! Ils sont à côté du Mouqata'a!
Décidément, il faut vraiment que je me décide à acheter une TV, moi... Pour le coup, j'ai quitté mes couvertures! Cours ou pas? Moi, j'y vais si je peux, et je dis à mes étudiants d'en faire autant. Et je pense aussitôt à l'une de mes amies qui habite tout près du Mouqata'a. Hélas, je ne peux pas l'appeler! Je n'arrive plus à trouver de carte téléphonique à Bethléem...
Vers 8h20, le téléphone sonne : c'est elle ! Elle a entendu des bruits dans la nuit, mais n'a compris que ce matin, quand ses amis l'ont appelée, ce qui se passait.
À 8h30, j'écoute le flash d'info de RFI. Premier titre : la situation en Israël et dans les Territoires Occupés. J'apprends l'attentat de Hadera et la "représaille" israélienne sur Tulkarem et Ramallah. Ça me fait toujours rire (jaune), ce mot de représailles...

Et dire que l'on vous dit que l'information est objective...

Pourquoi ne pas voir l'attentat de Hadera comme une "représaille" à la liquidation d'un des leaders de la brigade des martyrs d'Al-Aqsa il y a quelques jours ?
En reprenant le mot de "représaille" pour qualifier les raids de la nuit sur les villes palestiniennes, on ne fait que reprendre le point de vue d'Israël. Ce qu'on a parfaitement le droit de faire. À condition de ne pas prétendre à une couverture objective du conflit israélo-palestinien.

Je file à Ramallah. Personne au check de Bethléem (on est pourtant vendredi, jour de prière). Le soldat m'interpelle en hébreu. Les mains dans les poches, je lui réponds en français. J'en ai marre de présenter mon passeport cent fois par jour ! Le soldat surpris me laisse passer sans vérification d'identité.
Route pour Jérusalem. Pour une fois, on y va directement, sans faire les détours qu'on fait habituellement le vendredi matin... Il y a bien longtemps déjà que je ne cherche plus à comprendre, moi... Sur le trottoir, je vois deux soldats fouiller un homme sans ménagement.
Scènes de la vie quotidienne ici.
À Jérusalem, je change de taxi pour Ramallah. Et la surprise ! Presque pas de circulation, tous les check-points sont ouverts! J'arrive à Ramallah à 10 heures. J'ai mis une heure ce matin! (D’habitude j'en mets deux). Et là, autre surprise: je n'ai qu'un étudiant... On décide donc de reporter le cours.
Je profite de mon temps libre pour aller rendre visite à une amie. Elle a des invités. Tous ensemble, on décide d'aller voir où sont les tanks. Dix petites minutes de marche, et nous y sommes: les tanks sont là, à trente mètres des bureaux d'Arafat, à cinq cents mètres du centre ville. Il y en a plusieurs. De là où je suis, j'en compte jusqu'à quatre, plus les jeeps.
Des gosses lancent des pierres. Premiers gaz lacrymogènes. Une manifestation de soutien à Arafat arrive un peu plus tard sur les lieux. Tous les drapeaux de tous les partis sont là.
Eh non, contrairement à ce que souhaite Sharon, ce n'est toujours pas la guerre civile en Palestine...
Nous restons prudemment en arrière. Des bruits sourds. Les gaz lacrymo. Premières ambulances. D'autres bruits. Des tirs cette fois. D'autres ambulances. Les victimes de gaz lacrymo sont soignées dans une maison proche du Mouqata'a. Et qui fait partie des soigneurs ? Mon ami Abdallah !
- Mais qu'est ce que tu fais là ? me demande-t-il. Pourquoi es-tu venue ce matin à Ramallah ?
- Conscience professionnelle...
Les victimes des gaz arrivent. Nous laissons passer les ambulances. Les gens se tordent de douleur sur les civières, ils gémissent, ils se cachent les yeux. Pour avoir respiré de ces gaz, je peux vous dire qu'ils n'ont pas grand chose à voir avec ceux de nos CRS nationaux... Nous sommes assez loin, et le vent est avec nous. Pourtant, le nez me pique et je saigne un peu.
Plus loin, un autre poste d'urgence. Pour les blessés par balles cette fois.
Retour à Ramallah. On en a assez vu, et entendu pour la journée.
"Il faut qu'Arafat cesse la violence", lit-on un peu partout. Vu d'ici, quelle connerie!

Bavardage, pause Shawarma, et je repars pour Bethléem, d'ou je vous écris actuellement. Près de moi, dans la salle informatique, deux jeunes shebabs consultent l'un des nombreux sites internet sur l'Intifada. Ils regardent les photos des morts à Gaza il y a quelques jours (AVANT l'attentat de Hadera). L'un d'eux a eu la tête défoncée par je ne sais pas trop quoi. Du sang partout. Je regarde horrifiée.

 



- "Et c'est nous les terroristes !" lance l'un des shebabs

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 14 Octobre 2006

Le mariage n'est pas en islam un sacrement mais un contrat verbal (pouvant également être écrit) fait entre deux personnes qui déclarent vouloir vivre ensemble. Ce contrat est d'un type un peu particulier car il préside à la fondation d'une famille.
En islam, c'est le mariage qui rend permises les relations intimes. En cela il constitue une responsabilisation de l'homme, car il ne se limite pas à la jouissance que l'on tire de l'autre l'instant d'un moment, d'une soirée sans lendemain. Il engendre, avant même de permettre la jouissance, une série de droits et de devoirs.
Ces devoirs, quels sont-ils ? Chacun, époux et épouse, se doit de les connaître avant même de se marier.

Certains devoirs sont communs aux deux, mari et épouse :

1) Avoir de l'amour pour l'autre
Dieu, dans le Coran, dit : "Et parmi Ses signes figure le fait qu'Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous éprouviez le repos auprès d'elles et qu'Il a mis entre vous amour et tendresse." (Coran 30/21).
L'amour est parfois présent dès le début du mariage (parfois même avant), et parfois ne l'est pas dès le début. Mais en tous les cas il faut l'entretenir et le développer par tous les moyens qui entrent dans le cadre éthique de l'islam : des sourires, des petits cadeaux, un petit tour entre amoureux de temps à autre…
"Quel est l'humain que tu aimes le plus ?" demanda-t-on un jour au Prophète. "C'est Aïcha" [épouse du Prophète], répondit-il. "Parmi les hommes ?" demanda celui qui avait posé la question. "C'est le père de Aïcha." (rapporté par Al-Bukhârî)

2) Avoir de la bonté pour l'autre
Avoir de la bonté pour son conjoint, c'est avoir de la miséricorde pour lui, s'occuper de son bien-être, partager ses peines et ses joies, en un mot : vivre ensemble, à deux.
Le Prophète n'était-il pas venu ainsi se réfugier auprès de son épouse Khadîdja lorsqu'il avait été effrayé par la première manifestation de l'ange ? Et Khadidja n'avait-elle pas pris le temps de le réconforter par des paroles apaisantes, puis de l'emmener plus tard auprès de son cousin Waraqa ? (rapporté par Al-Bukhârî).
Une nuit, alors que le Prophète ne trouvait pas le sommeil, son épouse Aïcha lui dit : "Que t'arrive-t-il ô Messager de Dieu ?" (rapporté par Ahmad).
Le Prophète lui-même, raconte Aïcha, "prenait soin de moi de façon particulière (al-lutf) lorsque j'étais malade" (rapporté par Al-Bukhârî).
Le Prophète faisait des courses à pied avec son épouse Aïcha, lui montrait le jeu des Abyssiniens.

3) S'embellir pour l'autre (autant que possible)
Ibn Abbâs disait : "J'aime m'embellir pour ma femme comme j'aime qu'elle s'embellisse pour moi…" (cité par At-Tabarî).

4) Vivre ensemble sa sexualité
Cela est un devoir qui incombe à tous deux, et non pas seulement à la femme. Les Hadîths sont dans les deux sens (notamment celui de Ibn Amr, auquel le Prophète, énumérant les devoirs qu'il avait et lui demandant de ne pas exagérer : "… et ta femme a des droits sur toi…", rapporté par Al-Bukhârî). D'après Ibn Taymiyya, en susbtance : "La femme a le droit à une sexualité épanouie, autant qu'elle le désire." (Majmû' fatâwâ Ibn Taymiyya, tome 28 pp. 383-384 et tome 32 p. 271).
Cependant, pour l'un et pour l'autre, il ne s'agit pas de vivre l'acte sexuel comme un devoir seulement, mais comme une preuve d'intimité, comme le prolongement naturel de l'amour, de la bonté, de l'embellissement et de l'intimité que chacun connaît vis-à-vis de l'autre.

5) Avoir une juste confiance en l'autre
C'est un devoir que de rester fidèle à l'autre (en ne tombant pas dans les relations extra-matrimoniales - az-zinâ), et l'autre est naturellement porté à exprimer son attention sur ce fait. Un équilibre se crée ainsi qui conduit chacun des partenaires à contribuer à la fidélité de l'autre. Mais l'attention que l'on porte à l'autre ne doit pas être étouffante au point qu'il y ait des suspicions inutiles ou qu'il y ait un climat de manque de confiance. C'est une juste confiance qui doit régner. Le Prophète a dit : "Il y a une jalousie (ghayrah) que Dieu aime et une jalousie qu'Il n'aime pas. La jalousie que Dieu aime est celle qui apparaît au moment d'un problème réel (ar-rîbah). Et la jalousie que Dieu n'aime pas est celle qui existe alors qu'il n'y a pas de problème (rîbah)" (rapporté par Aboû Dâoûd). Quant au fait de tuer son épouse sur la base d'une simple suspicion (cela se passe dans certaines régions où la tradition tribale et l'ignorance priment sur l'islam), cela n'a aucune place en islam.

D'autres devoirs existent qui son spécifiques au mari et à l'épouse

6) le mari a le devoir d'assumer sa responsabilité de chef de famille
Dieu dit dans le Coran : "Les hommes ont préséance sur les femmes…" (Coran 4/34). Le mot "préséance" désigne ici la fonction de chef de famille (wallâhu a'lam).

7) le mari doit subvenir aux besoins de son épouse (comme à ceux de ses enfants)
Le Prophète a dit : "… Et vos femmes ont le droit d'être nourries et habillées selon la bienséance" (rapporté par Muslim).

8) L'épouse a le devoir d'assumer sa responsabilité à propos de la bonne marche du foyer
Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Et la femme est une bergère à propos de la maison de son mari et des enfants, et sera questionnée à ce sujet." (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

9) L'épouse a le devoir d'assumer sa responsabilité en matière d'éducation des enfants
Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Et la femme est une bergère à propos de la maison de son mari et des enfants, et sera questionnée à ce sujet." (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

Pour ces 4 devoirs spécifiques, il y a cependant des nuances des deux côtés :

10) Chef de famille n'est pas dictateur : le mari doit consulter (shûrâ) son épouse autant que possible
Le Prophète ayant demandé à un ansarite la main de sa fille Julaybîb pour quelqu'un, celui-ci lui dit : "Je vais consulter la mère de Julaybîb." "Très bien", lui dit le Prophète (rapporté par Ibn Hibbân).
De même, des Hadîths montrent le Prophète recueillir le conseil de son épouse Khadîdja après la première révélation, celui de Umm salama a à Hudaybiyya, etc.
En fait chacun des conjoints devrait consulter l'autre autant que possible, le mari ayant ensuite la décision finale à prendre pour ce qui concerne les affaires de la famille.

11) Le mari porte seul la responsabilité de nourrir la famille, mais si son épouse veut l'aider sur ce plan elle a la possibilité de le faire
En effet, rien ne le lui interdit, même si rien ne l'y oblige non plus.
Zaynab, épouse de Ibn Mas'ûd, avait ainsi décidé d'aider son mari qui était plus pauvre qu'elle (rapporté par Al-Bukhârî).

12)
Le mari doit aider son épouse dans les affaires du ménage (d'après certains savants, s'il en a les moyens, il doit employer une femme de ménage, par exemple)
Le Prophète était, chez lui, au service de sa famille, raconte son épouse Aïcha. Puis, lorsque venait l'heure de la prière, il sortait accomplir celle-ci (rapporté par Al-Bukhârî).
Jâbir ibn Abdillâh, ayant invité le Prophète à manger chez lui, aida sa femme à préparer le repas (rapporté par Al-Bukhârî).

13)
L'épouse doit éduquer les enfants non pas seule : le mari doit l'y aider
Le Prophète avait ainsi enseigné à Omar ibn Abî salama a, fils de son épouse Umm salama a, les règles d'usage à observer lors des repas (rapporté par Al-Bukhârî).
Tous ces devoirs sont extraits du livre Tahrîr ul-mar'a fî 'asr ir-rissâlah (L'émancipation de la femme à l'époque de la révélation, traduit en français sous le titre Encyclopédie de la femme), tome 5.

Le mari, un dictateur ?


Comme nous l'avons vu plus haut, le mari est chef de famille. Et l'islam demande certes à l'épouse d'obéir à son mari. Mais il serait faux de voir dans cette demande le droit pour le mari d'être un dictateur.
En effet, d'abord l'islam rappelle qu'il n'y a aucune obéissance dans la désobéissance à Dieu, ce qui limite les prérogatives du mari. Ensuite, comme nous l'avons dit ci-dessus, le mari doit consulter son épouse et non pas prendre toutes les décisions seul. Le mari doit également se souvenir de la règle de la priorité dans le rappel : combien de maris, trop pressés, obligent leur femme à pratiquer davantage de règlements de l'islam, provoquant par là une sorte de cassure. Enfin, l'islam demande au mari de passer sur les petits défauts de sa femme. Le Prophète a ainsi dit : "Prenez de moi ce conseil de bien agir envers les femmes. Car la femme a été créée d'une côte : elle ne restera jamais pour toi toujours sur une ligne. Si tu cherches à la redresser, tu la briseras. Et si la laisse comme elle est, elle restera courbée. Acceptez donc de moi le conseil de bien agir envers votre femme." (Rapporté par Muslim). Dans une autre version : "La briser, c'est divorcer" (rapporté par Muslim). "S'il n'aime pas un des traits de son caractère, qu'il considère le trait qu'il aime." (Rapporté par Muslim). Le Prophète (sur lui la paix) a voulu montrer aux maris que la femme est, sur certains aspects, d'une nature différente de celle de l'homme : il ne faut pas lui en vouloir mais être patient. Celui qui en veut à sa femme pour des détails et qui n'arrive pas à passer sur ceux-ci, celui-là risque de la briser, dit le Prophète (sur lui la paix). En effet, la femme ne donne pas priorité à sa raison comme l'homme, mais donne priorité à ses sentiments : c'est pourquoi tout débat ne mène à rien lors de disputes conjugales !

C'est bien pourquoi Dieu dit dans le Coran : "Quant à elles (les femmes), elles ont des droits comme elles ont des devoirs, conformément à la bienséance. Les hommes ont cependant une préséance sur elles." (Coran 2/228). Cette "préséance de l'homme sur la femme" signifie, d'après Ibn Abbâs, "le fait que l'homme est capable de laisser tomber une partie des droits qu'il a sur sa femme, tout en s'acquittant, pour sa part, de tous les droits que sa femme a sur lui." (cité par At-Tabarî qui pense que, de tous les commentaires de cette phrase, celui-ci est le plus proche de la vérité). Ibn Abbâs disait donc : "Je ne veux pas réclamer tous les droits qui me reviennent, car Dieu dit : "Les hommes ont une préséance sur elles."" (Cité par At-Tabarî)

Tout mari voudrait, lorsqu'il rentre le soir chez lui fatigué, de trouver son épouse joyeuse, faisant disparaître sa fatigue d'un seul de ses sourires.
Mais tout mari sait aussi qu'il arrive des jours où ce n'est pas le cas et où, au contraire, il se voit reprocher des choses qu'il n'a pas faites, ce qui rajoute à sa fatigue et accroît sa tension. Il faut alors être patient, se dire que demain tout ira mieux inshâ Allâh, et se souvenir que… le Prophète lui-même a connu ce genre de choses avec ses épouses et a fait preuve de patience : c'est rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Il est vrai cependant qu'une épouse ne devrait pas – comme cela se voit parfois – aller raconter à sa mère les petits problèmes du couple. Mais un mari ne devrait pas non plus aller raconter à ses amis – cela se voit aussi, malheureusement – ses petits problèmes conjugaux. Ce n'est qu'en cas de problèmes graves (imaginez qu'un mari roue un jour sa femme de coups) qu'on devrait aller se plaindre à qui prendra les mesures nécessaires. A l'époque du Prophète, les femmes étaient bien venues se plaindre auprès des épouses du Prophète du fait que leur mari les frappait, et le Prophète était ensuite intervenu à ce sujet (cité dans Riyâd us-sâlihîn). Mais en cas de petits problèmes (que tout couple connaît), il faut faire preuve de patience.

L'amour s'entretient toute la vie. Un sourire, complice, une caresse, un clin d'œil, un petit cadeau de temps à autre, une petite promenade entre amoureux... n'est-ce pas dans le droit fil des principes laissés par le Prophète ? Celui-ci n'a-t-il pas dit que le mari était récompensé pour la bouchée qu'il portait (par jeu) jusqu'à la bouche de son épouse (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim) ?

Enfin, chacun doit se souvenir qu'il faut considérer ses devoirs avant ses droits. Et qu'il ne faut pas considérer les relations de son couple sous le seul angle "droit-devoirs", mais aussi et avant tout sous l'angle "affection-amour-pardon".

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

Source du texte : http://www.maison-islam.com/article.php?sid=185