Publié le 23 Septembre 2006

"Jamais je n'ai connu d'hospitalité aussi sincère, de fraternité aussi bouleversante que celles des hommes et de femmes de toutes races réunis sur cette vieille Terre Sainte, patrie d'Abraham, de Mohamed et des autres prophètes des Saintes Ecritures. Jamais je n'ai été honoré comme ici. Jamais je ne me suis senti plus humble et plus digne. L'Amérique a besoin de comprendre l'islam, parce que c'est la seule religion qui ignore le racisme. Ce pèlerinage m'a obligé à réviser certaines idées qui étaient miennes, à rejeter certaines conclusions auxquelles j'étais parvenu. Au cours des onze journées que j'ai passé ici, dans le monde musulman, j'ai mangé dans le même plat, bu dans le même verre, dormi
dans le même lit (ou sur le même tapis) j'ai prié le même Dieu que mes coreligionnaires aux yeux les plus bleus, aux cheveux les plus blonds, à la peau la plus blanche. Dans leurs paroles comme dans leurs actes, les musulmans " blancs " sont aussi sincères que les musulmans " noirs "d'Afrique nigériens, soudanais, ghanéens. Nous sommes véritablement frères. Parce qu'ils croient en un seul Dieu, ils excluent toutes considérations de race de leur esprit, de leurs actes, de leurs comportements. J'ai pensé en les voyant que si les blancs américains admettaient l'Unicité de Dieu, ils pourraient peut-être admettre l'unicité de l'homme et ils cesseraient de s'affronter, de nuire à autrui pour des raisons de couleur. Le racisme étant le véritable cancer de l'Amérique, nos " chrétiens " blancs devraient se pencher sur la solution islamique du problème; solution qui a fait ses preuves, et qui pourrait peut-être intervenir à temps pour sauver l'Amérique d'une catastrophe imminente. Celle-la même qui s'est a abattue sur l'Allemagne raciste et qui finit par détruire les allemand eux-mêmes. Chaque heure passe ici en Terre Sainte m'a permis de mieux comprendre le problème racial en Amérique. On ne saurait blâmer le noir pour son agressivité dans ce domaine. Il ne fait que réagir à quatre siècles de racisme conscient de la part des blancs. Mais si le racisme américain mène au suicide, je crois que les jeunes blancs de la nouvelle génération, ceux des universités, verront ce qui crève les yeux. Je crois que nombre d'entre eux opteront pour la vérité spirituelle. C'est le seul moyen qu'ait encore l'Amérique d'éviter le désastre."

El-Hadj Malik El Shabbazz (Malcolm X).

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Témoignages

Publié le 23 Septembre 2006

Papa est parti, il a embrassé la tête voilée de maman
Dans son coeur il mit l'innocence
Et pour la dernière fois il m'a dit je t'aime mon enfant

Papa est parti, sur sa tête l'écharpe palestinienne
Dans son coeur il mit le courage
Et pour la dernière fois il a mis sa main dans la mienne

Papa est parti, il a chargé son grand arme
Dans son coeur il mit la force
Et pour la dernière fois il me confia une larme

Et Papa est parti, Palestinien pour la vie...
Papa ne t'inquiète pas, Je serai toujours fier

Papa est parti, ce Papa dont j'étais si fier
Papa est parti, ce Papa destiné à la guerre
Papa est parti, ce Papa qu'on a offert à la terre
Papa est parti, laissant derrière lui moi et ma mère

Papa est parti, Palestinien pour la vie...
Papa ne t'inquiète pas, Je serai toujours fier.

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 23 Septembre 2006

Palestine,
Je distinguais un monde
Où l'air respiré est douleur
Je distinguais un monde
Où le gouverneur est courage

Palestine,

S'ils savaient, que tu es une rose assoiffée
Par le sang de tes martyrs
Tu es arrosée
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient, que le sang qu'ils font couleur
Arrose ta terre, fait naître la force
La résistance, la volonté
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient, qu'avec la souffrance
Qu'il créent, dont ils se distraient
Sont en train de creuser, nos coeurs, leurs tombes
Il ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient qu'opprimer
N'a jamais dominé
Je dominerai jamais
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,
S'ils savaient que le jour juré
Viendrait sûrement
Qu'ils payeront durement
Ils ne tueront plus jamais

Palestine,

L'enfant qui crie : «Pierre défends-moi
Pierre, venge-moi
Palestine je te libérerai
Mon drapeau j'honorerai»

Palestine,
On pleure à ton malheur
On sourit à ta lumière
On est avec toi coeur et âme
On applaudira bientôt ta gloire.

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Palestine

Publié le 23 Septembre 2006

Salam Alaykoum Wa rahmatullahi  Wa barakatu,


Mes frères et mes soeurs le ramadan commence sous peu inch'Allah
voici un rappel bénéfique inch'Allah
Bon Ramadan a toutes nos frères et soeurs fillah


Le mois de Ramadan est le meilleur visiteur

O musulmans !

Sachez que ce monde est bon, beau, fleuri et un plaisir s’il n’était périssable
et éphémère. Celui qui y vit, périt ; les situations changent, et chaque
serviteur sera interrogé. Celui qui s’y accroche sera toujours occupé, il
n’atteindra pas la fin de ce qu’il souhaite, et n’obtiendra pas ce qu’il désire.
Ses jours et ses mois passent à une vitesse étonnante ; la vie de ce monde est
courte et la fin du monde est proche.  Il est rempli de dangers, de tentations,
de petits péchés et de grands péchés, et les gens y vivent en étant croyants ou
mécréants, pieux ou débauchés, gagnants ou perdants ; donc, le bonheur sera pour
celui qui se sera protégé lui-même, ainsi que ses enfants, ses femmes, et ceux
dont il est responsable, de tout ce qui engendre la colère d’Allah  :azza:  ,
qui amène le regret, et de tous les moyens du mal et de la destruction :

{ Et celui qui s’accroche à Allah, celui-là a été effectivement guidé sur une
voie rectiligne }

  O musulmans !

Le mois des profits vous est venu, c’est un visiteur brillant qui apporte des
bienfaits innombrables ; pendant ce mois, on ne voit que des adorateurs
inclinés, des gens qui lisent le Coran en s'abaissant devant Allah  :azza:   et
en pleurant. Donc, remerciez Allah de vous avoir fait parvenir à ce mois, car
combien de personnes voulaient parvenir à ce mois et ne l’ont pas atteint, la
mort les a surpris et les a fait périr.

  O musulmans !

Nous l’avons atteint et combien de personnes aimées avons-nous perdu, nous
jeûnons et combien de personnes chères à nos yeux avons-nous enterré.

  Mes frères !

La mort s’approche de nous, le départ est proche et nous n’avons pas de
provisions ; donc, dépêchons-nous avant que nous ne puissions plus nous
repentir. Soyez déterminés, accomplissez le bien pour Allah  :azza:  , car ceux
qui ont réussi, ont fourni beaucoup d’efforts. Et sachez que celui qui est
toujours paresseux ne réalisera pas ses désirs et sera perdant ; Aïcha   :ana:
a dit :

« Le messager d’Allah  :saws:   accomplissait des efforts pendant le mois de
Ramadan, comme il n’en accomplissait pas les autres mois » [ Rapporté par
Mouslim.]

  O musulmans !

Voilà le mois de l’acceptation, de l’affranchissement de l’enfer, de la
bienfaisance, de l’élévation ; donc, quelle perte pour ceux qui sont paresseux !
Anas  :anou: a dit que le prophète  :saws:   rapporte de son Seigneur  (qu’Il
soit exalté) :

Lorsque le serviteur se rapproche de moi d’un empan, je me rapproche de lui
d’une coudée ; et lorsqu’il se rapproche de moi d’une coudée, je me rapproche de
lui d’une brasse ; et lorsqu’il vient vers moi en marchant, je vais vers lui en
courant  [ c’est-à-dire avec empressement ]

  O serviteur d’Allah !

C’est le moment de faire des efforts, si tu veux en faire ; c’est le moment de
l’adoration, si tu y es préparé, car c’est la période de l’acceptation, du bien,
le diable est enchaîné et la porte du bien est ouverte pour celui qui le désire
; le messager d’Allah  :saws:   a dit :

" Lorsque le mois de Ramadan arrive, les portes du paradis sont ouvertes, les
portes de l’enfer sont fermées et les diables sont enchaînés " [ Rapporté par
Al-Boukhari et Mouslim.]

  O musulmans !

La période du repentir est arrivé ; donc, empressez-vous de vous repentir, car
Allah  :azza:   aime ceux qui se repentent.

Le messager d’Allah  :saws:    monta sur la chaire (minbar) et dit :  [ Amin
Amin - Amin ]  - on lui dit : « O messager d’Allah ! Tu es monté sur le mimbar
et tu as dit :  [ Amin - Amin - Amin ] »  - il dit alors : L’ange Jibril
:alisalam:  m’est venu et a dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadan et ne se
fait pas pardonner de ses péchés, puis entre dans l’enfer, qu’Allah l’éloigne !
Dis : (Amin) ». Alors, j’ai dit : "Amin" - [ Rapporté par Ibn Khouzéïma et Ibn
Hibane.]

O musulmans !

O vous qui regardez les choses interdites alors que vous êtes dans le meilleur
mois, méfiez-vous de violer son état sacré, de salir son honneur et de diminuer
son rang, le messager d’Allah  :saws:   a dit :

" Celui qui n’abandonne pas le mensonge, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa
nourriture et sa boisson " [Rapporté par Al-Boukhari.]

Quel bonheur pour ceux qui ont laissé les envies bestiales pour l’invisible de
l’autre monde qu’ils n’ont pas vu, mais y ont cru :

{ Et celui qui a apporté avec lui la vérité et y a cru, ceux-là sont les gens
pieux. ils ont ce qu’ils veulent auprès de leur Seigneur. Voilà la récompense
des gens de bien. Afin qu’Allah leur efface le plus mauvais de leurs œuvres et
leur donne leur récompense en rapport avec le meilleur de ce qu’ils faisaient }

  O jeûneurs !

La meilleure façon dont vous puissiez passer votre temps est l’étude des versets
du Coran et la réflexion sur leur signification ; et l’ange Jibril   :alisalam:
rencontrait le messager d’Allah  :saws:   chaque nuit pendant le mois de Ramadan
pour lui enseigner le Coran. [ Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.]

Le Coran est une guérison pour les coeurs, un juge juste, ses histoires sont
très belles, ses sermons sont bénéfiques, ses sagesses sont magnifiques, et ses
preuves sur l’unicité d’Allah sont évidentes, il est l’âme pour la vie éternelle
et sans âme, le corps meurt.

Donc, dirigez-vous vers le Coran et faites sortir ses perles, apprenez les
causes de la descente des versets, lisez les livres des commentaires du Coran,
ne vous contentez pas de le lire peu, faites qu’il soit votre juge dans toutes
vos affaires, car le bienheureux est celui qui l’aura mis complètement en
pratique :

{ Le mois de Ramadan où a été descendu le Coran comme bonne direction pour les
Humains et comme preuves évidentes de la bonne direction et du discernement
parfait... }  [ Sourate 2 - Verset 185]

Et chaque fois que tu finis de le lire, ô serviteur d’Allah, recommence à le
lire depuis le début.

  O musulmans !

C’est le mois des dépenses, des dons et de la compassion ; donc, vous, les
riches, pensez aux gens affamés, aux pauvres et aux miséreux ; aidez-les et
enrichissez-les, donnez-leur à manger ; dépensez et ne retenez pas l’argent car
sinon Allah  :azza:   ne vous donnera pas.  Le Prophète  :saws:   a dit :

La meilleure aumône est celle qui est faite pendant le mois de Ramadan [
Rapporté par Tirmidhi.]

Et le Prophète  :saws:   était le plus généreux des hommes, et il était encore
plus généreux pendant le mois de Ramadan lorsque l’ange Jibril  le rencontrait.

  O musulmans !

Les périodes de bienfaits sont courtes, leurs jours passent très vite ; donc,
évitez la négligence pendant ce court mois, et accomplissez ses adorations et
ses devoirs. Et le Prophète  :saws:    a dit :

Les gens se porteront toujours bien tant qu’ils s’empresseront de rompre le
jeûne

La différence qu’il y a entre notre jeûne et le jeûne des gens du Livre est le
repas du Souhour  - avant la prière du matin -

Prenez le Souhour, même avec une gorgée d’eau

Le messager d’Allah   :saws:   rompait le jeûne avant de prier avec des routabes
(dattes mûres et fraîches), si ce n’étaient pas des routabes, c’étaient des
dattes, et si ce n’étaient pas des dattes, il buvait quelques gorgées d’eau.
Après avoir rompu le jeûne, il disait :

La soif est partie, les artères sont mouillées, et la récompense est obtenue, si
Allah le veut

Et quiconque mange ou boit par oubli, qu’il termine son jeûne car son Seigneur
l’a nourrit et abreuvé ; et il ne doit pas expier ce jour de jeûne, ni le
remplacer.

Et quiconque vomit alors qu’il jeûne, ne doit pas remplacer ce jour de jeûne ;
mais celui qui vomit volontairement, doit remplacer ce jour de jeûne par un
autre.

De même que le jeûne de celui qui fait sortir le sperme volontairement sera
rompu ; tandis que celui dont le sperme sort pendant son sommeil, ne rompt pas
le jeûne.

Et celui qui donne à un jeûneur de quoi rompre le jeûne, aura la même récompense
que lui sans que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur.

  O musulmans !

Faites attention à ne pas rompre le jeûne avant le moment exact de sa rupture ;
et faites attention aussi à ne pas violer la sacralisation des journées de
Ramadan en rompant le jeûne volontairement sans aucune excuse.

Et lorsque la femme sort pour se rendre à la prière du soir (Al-Icha) et la
prière de Tarawih, elle doit éviter le parfum et les vêtements qui attirent
l’attention des hommes - selon Zeïnab At-Thaquafiah  :ana:    le messager
d’Allah   :saws:  a dit :

Lorsque l’une d’entre vous accomplit la prière d’Icha à la mosquée, elle ne doit
pas se parfumer. [ Rapporté par Mouslim.]

Et la prière accomplie chez elles est meilleure pour elles, selon Ibn Omar
:anou:  le messager d’Allah  :saws:  a dit :

N’empêchez vos femmes d’aller à la mosquée, mais leurs maisons sont meilleures
pour elles  [ Rapporté par Abou Dawoud.]

Et selon Oum Salamah :anou:   le messager d’Allah  :saws:   a dit :

La meilleure mosquée des femmes est chez elles  [ Rapporté par Ahmed.]

  O musulmans !

Le remède de l’ignorance est le fait de poser des questions ; donc, demandez
lorsque vous ne comprenez pas et lorsque vous ne savez pas, car les actions
accomplies sans aucune science ne seront pas acceptées.

  O musulmans !

Une mauvaise habitude est apparue chez certains musulmans, c’est le gaspillage
de la nourriture et des boissons pendant le mois de Ramadan. Beaucoup parmi eux
jettent le reste de la nourriture dans les poubelles, alors qu’il y a des gens
qui ont faim et des familles qui cherchent à manger et à boire.

Donc, serviteurs d’Allah, craignez Allah   :azza:  ; ce n’est pas ainsi que vous
remerciez Allah  :azza:  pour les bienfaits qu’Il vous donne et que vous pouvez
repousser les malheurs :

{ Et ne gaspillez pas, il n’aime pas ceux qui gaspillent }  [ Sourate 6 - Verset
141 ]

{ Et ne jette pas ton argent à droite et à gauche. Ceux qui jettent leur argent
sont les frères des diables et le diable est vis-à-vis de son Seigneur un très
grand négateur. }  [ Sourate 17 - Versets 26-27 ]

Soyez au juste milieu et dépensez d’une bonne manière :

{ Ne tiens pas ta main enchaînée à ton cou (en signe d’avarice) et ne l’ouvre
pas totalement sinon resterais blâmé et rongé de remords.}  [ Sourate 17 -
Verset 29 ]

Il n’y a pas de bien dans le gaspillage, ni de gaspillage dans le bien ; Allah
:azza:   a dit :

{ Assurément, si vous rendez grâce (remerciez), Je vous donnerai encore plus, et
si vous reniez, Mon châtiment est bien dur.}

  O musulmans !

Chaque jeûneur a une demande adressée à Allah  :azza:   qui est exaucée tous les
jours et toutes les nuits pendant le mois de Ramadan, selon Abou Saïd Al-Khoudri
:anou:    le messager d’Allah  :saws:   a dit :

Chaque musulman a une demande adressée à Allah qui est exaucée tous les jours et
toutes les nuits [Rapporté par Al-Bazzar.]

Et selon Amr ibn Al-Ass  :anou:   le messager d’Allah   :saws:   a dit :

Le jeûneur a une demande qui n’est pas rejetée au moment de rompre le jeûne  [
Rapporté par Ibn Majah.]

Donc, augmentez les demandes pendant le mois des bienfaits pour vous, votre
famille et vos proches parents.

Et levez vos mains vers le ciel pour demander à Allah   :azza:  de secourir vos
frères qui sont faibles, qui sont chassés de chez eux, affligés et persécutés
partout dans le monde ; car la communauté souffre beaucoup en ce moment, et les
complots sont faits contre elle, et elle ne peut être sauvée qu’en s’en
remettant complètement à Allah  :azza:   et en lui faisant confiance.

Donc, adressez beaucoup de demandes à Allah  :azza:  , plaignez-vous à Lui ;
évitez les choses qui empêchent l'acceptation des demandes, armez-vous avec la
foi et la conviction. Et sachez que ceci est une épreuve provenant d'Allah
:azza:   pour que la communauté s’élève et se réveille, connaisse l’ennemi et
l’ami, et pour qu’elle retourne à la pratique de sa religion.

De Cheikh Saleh El Bedeyr.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Jeune - As-siyam

Publié le 16 Septembre 2006

Comment juger la célébration du 1er ou 2eme anniversaire ou plus de la naissance d'une personne marquée par l'éteinte de bougies ? Comment juger la participation à ces cérémonies?
Et, si l'on y est invité, doit-on répondre ?

 

 

Réponse :

Louange à Allah

Des arguments tirés du Livre et de la Sunna ont indiqué que la célébration de l'anniversaire relève des innovations introduites dans la religion et qui ne reposent sur aucun fondement dans la loi purifiée. Et il n'est pas permis de répondre à une invitation relative à ce sujet puisque cela revient à soutenir et encourager les innovations. Or Allah, le Transcendant et Très Haut a dit :

« Ou bien auraient- ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu' Allah n' a jamais permises?»


(Coran, 42 : 21)

et :

« Puis Nous t' avons mis sur la voie de l' Ordre (une religion claire et parfaite). Suis- la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas. »

et :

« Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d' autres alliés que Lui. Mais vous vous souvenez peu. »


Un hadith authentique rapporté du Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit :

« Toute œuvre non conforme à notre ordre est rejetée »

(rapporté par Mouslim dans son Sahih).

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit encore :

« Le livre d'Allah constitue le meilleur discours et Muhammad le meilleur guide. Les innovations restent les pires des choses. Car toute innovation est une aberration ».

Les hadiths allant dans ce sens sont nombreux.

Outre le fait que les cérémonies d'anniversaires constituent une mauvaise innovation sans fondement dans la religion, elles reviennent à s'assimiler aux Chrétiens et aux Juifs dans leur célébration de leurs anniversaires.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit en guise d'avertissement contre l'adoption de leurs pratiques :

« Vous suivrez pas à pas les traditions de vos prédécesseurs au point que ,s'ils s'éteint introduits dans le trou d'un lézard, vous les y suivriez ! » - Ils dirent : « Les Juifs et les Chrétiens ? Ô Messager d'Allah ? » -

-« Qui donc ? »


(cité dans les deux Sahih).

L'expression « Qui donc ? » signifie qu'il ne s'agit que de ceux-là.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit encore :

« Quiconque cherche à s'assimiler à un peuple leur est assimilable »



Avis islamiques 1/115 (www.islam-qa.com)

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Islam général

Publié le 16 Septembre 2006

Comment juger le port par l'homme d'objets en or tels que les montres, les bagues, les bracelets ,etc. Puisse Allah vous récompenser par le bien.

Réponse :

Louange à Allah

Le port de bijoux en or est interdit aux hommes. D'après Abd Allah Ibn Abbas, le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a vu un homme porter une bague en or et il l'a retirée et jetée en disant :

« L'un de vous accepte de porter une braise en sa main ! »

Quand le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) est parti, on a dit à l'homme:

«prends ta bague pour en faire un autre usage.. ». et il a dit : « non ! Au nom d'Allah, je ne la reprendrai pas après que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) l'ait jetée».

(rapporté par Mouslim n° 2090).

Abd Allah ibn Amr ibn Al-As a rapporté que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit :

« Celui des membres de ma communauté qui porte des bijoux en or jusqu'à sa mort sera privé de l'or du paradis. Celui d'entre eux qui se vêtit de soie jusqu'à sa mort sera privé du soie du paradis ».

(rapporté par l'imam Ahmad).

Cette interdiction s'applique exclusivement aux hommes et ne concernent donc pas les femmes compte tenu d'un hadith rapporté par Ali (P.A.a) selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) avait pris un morceau de soie en sa main droite et une pièce d'or en sa main gauche et dit :

« ces deux-là sont interdits aux mâles de ma communauté »

(rapporté par an-Nassaï et Abou Dawoud).

C'est ce qu'indiquent encore les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui )

« Le port de soie et de l'or est autorisé aux femmes de ma communauté et interdits aux hommes »

(rapporté par l'imam Ahmad).

 

L'autorisation du port de l'or aux femmes convient à leur faiblesse et à leur douceur et à leur besoin de parure. A ce propos, le Très Haut dit :

« Quoi! Cet être (la fille) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante? »


(Coran, 43 :18)

Quant aux hommes, le port de l'or par eux traduit mollesse et manque de virilité. Or la Charia insiste à mettre en relief la différence des deux sexes et distingue les spécificités de chacun d'eux. Car la tendance de l'un des deux sexes à s'assimiler à l'autre conduit à la perversion.

L'interdiction de l'or aux hommes s'applique aussi bien à l'or pur qu'à l'or mélangé, à ce qui est entrecoupé par d'autres métaux, aux alliages et d'autres. Quant à ce qui n'a de l'or que la couleur et ce qui est enduit d'or, certains ulémas soutiennent son interdiction aux hommes, s'il est possible d'enlever l'or en le grattant. Si tel n'est pas le cas, ils le permettent. D'autres disent que si la couche formée par l'or couvre tout l'objet ou sa plus grande partie, il n'est pas permis de l'utiliser. Si elle ne représente qu'une petite quantité (comme les aiguilles d'une montre, ses chiffres ou ses fins points) il est permis de porter l'objet. Ceux-ci disent qu'il faut tenir compte de l'aspect prédominant et non de la valeur de l'objet.

Si la couche d'or est très visible et couvre tout l'objet, son port n'est pas permis. En plus, cela peut susciter des soupçons car beaucoup de gens ne savent pas distinguer entre les objets couverts d'or et les objets en or massif et ils peuvent être poussés à imiter la personne porteuse d'un objet doré et vont jusqu'à porter de l'or pur. Allah le Très Haut le sait mieux.


D'après Fatawa islamiyya, 4/254 et L'Encyclopédie juridique, 1/119.

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Espace frères

Publié le 16 Septembre 2006

1- L’abstinence de nourriture, de boisson et de rapports sexuels depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil. Les astronautes, en tant que voyageurs, sont dispensés de l’obligation de jeûner pendant le voyage dans l’espace. En ce qui concerne les musulmans du cercle polaire, ils doivent observer le jeûne, soit en se conformant aux horaires d’un pays équilibré, soit en pratiquant l’abstinence pendant une durée de temps égale à celle d’une journée, soit douze, treize ou quatorze heures.

2- L’intention préalable, c’est-à-dire avant le commencement du jeûne, et ce conformément aux préceptes suivants : « Cependant, il ne leur a été ordonné que d’adorer Allah comme de vrais croyants qui Lui rendent un culte exclusif et sincère. » Coran 98.5 « Celui qui n’a pas décidé de jeûner avec l’intention de le faire avant l’aube, son jeûne est inacceptable. » Hadith rapporté par Ahmad « Les oeuvres ne valent que par les intentions, et chaque homme n’obtient que ce qui est conforme à son intention.  » Hadith rapporté par Umar b. al-Khattab L’intention n’a nul besoin d’être prononcée ; il s’agit d’une décision au niveau de la pensée que l’on doit prendre dans n’importe quelle partie de la nuit.

3- Etre musulman, pubère, capable, sain de corps et d’esprit, établi. Ne sont pas obligés de jeûner : les enfants impubères, les personnes âgées, les aliénés mentaux, les malades, les voyageurs, les femmes enceintes, en couches, indisposées, les nourrices, les secouristes lors des opérations de secours, ceux qui sont astreints à des travaux pénibles. Il est préférable que les enfants s’exercent à jeûner avant l’âge de la puberté. Parmi ces catégories, certains sont totalement dispensés de compensation, d’autres sont tenus à une compensation, soit par la nourriture d’un pauvre pour chaque jour non jeûné, soit par un jeûne de rattrapage ultérieur :

a) Les personnes atteintes de démence ou de sénilité sont dispensées et du jeûne et de compensation.

b) Les vieillards, les malades incurables sont dispensés du jeûne sous condition de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné.

c) Les malades curables, les femmes enceintes et les nourrices craignant pour leur santé ou celle de leurs bébés peuvent rompre le jeûne et le réparer ultérieurement en jeûnant un nombre de jours égal. Il en est de même pour les femmes ayant leurs menstrues et les accouchées. Elles doivent obligatoirement rompre le jeûne, le reprendre dès leur rétablissement et réparer ensuite en jeûnant un nombre de jours égal. Les pompiers, les sauveteurs, ceux qui affrontent un danger quelconque pour sauver une vie ou un patrimoine sont autorisés à rompre le jeûne moyennant ensuite réparation. Le voyageur est également autorisé à rompre le jeûne pendant le voyage, moyennant ensuite réparation. Il vaut mieux, toutefois, que celui-ci observe le jeûne si le voyage n’est pas pénible. La pauvreté n’est jamais un motif de dispense du jeûne.

d) Il est permis au jeûneur d’extraire une dent, de soigner une plaie, d’appliquer un médicament ou d’instiller des gouttes dans les yeux, les narines ou les oreilles, de faire des injections intraveineuses et sous-cutanées, de subir une perfusion sanguine ou de sérum, de se parfumer, de se brosser les dents, de se doucher, de se tremper la tête dans l’eau, de se rincer la bouche pour atténuer la soif.

e) Si le jeûneur mange ou boit par erreur, oubli ou contrainte, il doit poursuivre son jeûne sans avoir à le compenser ultérieurement ni à subir une punition expiatoire (Kaffârah).

« Le jeûneur qui mange et boit par oubli, doit continuer son jeûne car c’est Dieu qui l’a nourri et abreuvé. » Hadith rapporté par Abu Hurayra

« Celui qui rompt son jeûne pendant le mois de Ramadan par suite d’un oubli ne doit ni le compenser ni subir une punition expiatoire. » Hadith rapporté par le même compagnon Le vomissement involontaire n’entraîne pas la nullité du jeûne. Le rêve érotique durant le sommeil de la journée n’est pas une cause de nullité du jeûne. Il suffit que le jeûneur fasse ses grandes ablutions en cas d’impureté majeure.

Les cas de nullité du jeûne :

A- Cas où la nullité du jeûne exige une simple réparation par un jeûne du ou des jours manqués, sans punition expiatoire :

1) Le fait de manger et de boire pour une raison valable

2) Le vomissement provoqué volontairement : « Celui qui vomit involontairement ne jeûnera pas le ou les jours manqués, tandis que celui qui vomit volontairement doit refaire le jeûne » Hadith rapporté par Abu Hurayra

3) L’accouchement et l’écoulement du sang menstruel annulent le jeûne même s’ils surviennent au dernier moment, avant le coucher du soleil.

4) L’éjaculation volontaire provoquée par la masturbation, le baiser, l’attouchement. Il n’en est pas de même de l’éjaculation involontaire, même si elle est occasionnée par un regard, cela n’entraîne pas la nullité du jeûne.

5) Le fait de manger ou d’avaler une substance quelconque même si elle ne nourrit pas (non nutritive) entraîne la nullité du jeûne

6) L’intention de rompre le jeûne entraîne sa nullité même si elle n’est pas réellement exécutée’

7) Le fait de manger ou de boire ou d’accomplir l’acte sexuel en croyant faussement que c’est l’heure du coucher du soleil ou que ce n’est pas encore l’aube, il doit refaire ultérieurement son jeûne.

B- Cas où la nullité du jeûne entraîne une punition expiatoire (Kaffarah) :

Le fait de manger ou de boire ou d’accomplir l’acte sexuel sans excuse valable pendant un jour de Ramadân entraîne une punition expiatoire comportant soit l’affranchissement d’un esclave, soit le jeûne de deux mois consécutifs, soit la nourriture de soixante pauvres. Dans le cas d’une transgression du jeûne par l’acte sexuel, la punition expiatoire incombe uniquement à l’homme. La femme doit seulement refaire le jeûne.

Le jeûne de réparation ou de rattrapage peut être accompli tout au long de l’année de manière continue ou discontinue. En revanche, le jeûne dû au titre d’une punition expiatoire, doit être accompli continuellement et sans interruption. En effet, la transgression du jeûne sans raison valable est un péché grave. Un tel acte injustifié peut mettre en doute la qualité même de musulman, puisque le jeûne du mois de Ramadân est l’une des bases de l’Islam.

Le Prophète (psl) a dit : « Rompre le jeûne un seul jour de Ramadân sans raison légale énoncée par Dieu est impardonnable. En outre le jeûne de toute une éternité ne le compense pas même s’il le fait. »

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Jeune - As-siyam

Publié le 16 Septembre 2006

As Salam arleykoum Wa rahmatoullah wa barakatouhou,

Louange à Allah, Seigneur de l’univers et que le salut soit sur notre prophète Muhammad, sur sa famille et sur tous ses Compagnons.

 

Voici quelques brèves notions sur le jeûne, sa position juridique, les différentes catégories de personnes face au jeûne, les choses qui l’invalident et d’autres informations utiles.

 

1- Le jeûne : c’est un acte d’adoration voué à Allah  qui consiste en l’abstinence de toute chose l’invalidant, dans la période allant de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

2- Le jeûne est un des piliers de l’islam :

 le jeûne de Ramadan est un des principaux piliers de l’islam selon la parole du Prophète - qu’Allah le bénisse et le salue : « L’islam est bâti sur cinq piliers :

• l’attestation qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ;

•  l’accomplissement de la prière rituelle ;

•  l’acquittement de l’aumône légale (Zakât) ;

•  le jeûne du mois de Ramadhân ;

•  le pèlerinage à la maison sacrée. »

 

Les catégories de personnes face au jeûne

                         

1- Le jeûne est une obligation pour tout musulman adulte, ayant atteint l’âge de la puberté, sain d’esprit, qui en est capable physiquement et résidant (non voyageur).

2- Le non-musulman n’est pas tenu de jeûner et il n’a pas à rattraper le jeûne s’il venait à se convertir.

3- L’enfant impubère n’est pas tenu de jeûner ; par contre, on peut l’inciter à le faire pour qu’il s’y habitue.

4- L’handicapé mental ne jeûne pas  quelque soit son âge et ne doit pas faire manger un nécessiteux. Il rentre dans la même catégorie que la personne âgée sénile et la personne qui n’est pas saine d’esprit.

5- Celui qui est incapable de jeûner à cause de la vieillesse, ou d’une maladie incurable, celui-ci est tenu de faire manger un pauvre pour chaque jour de jeûne manqué.

6- Le malade dont on espère la guérison, ne jeûne pas si cela lui est pénible ; mais  il compense après sa guérison par un même nombre de jours de jeûne.

7- La femme enceinte et la nourrice, si le jeûne leur est pénible à cause de la grossesse ou de l’allaitement, ou par crainte pour la santé de leur enfant, peuvent ne pas jeûner ; elles compensent alors les jours perdus une fois que le jeûne leur sera devenu plus facile et qu’elles ne craignent plus pour leur enfant.

8- Les femmes en période de menstrues ou post-natale n’ont pas à faire le jeûne et elles sont tenues de récupérer les jours manqués après leur période.

9- Celui qui est dans l’obligation de rompre le jeûne pour sauver quelqu’un de la noyade ou d’un incendie, qu’il le fasse ; il compensera ce jour par la suite.

10- Le voyageur a le choix entre jeûner ou non. Mais il est obligé de compenser les jours manqués, que le voy­age soit occasionnel (ex : al-‘Umra) ou en permanence, comme les chauffeurs routiers, les chauffeurs de bus ou de taxis. Ceux-ci peuvent rompre leur jeûne, s’ils le désirent, tant qu’ils se trouvent dans un pays étranger.

 
Exceptions à la règle

Il n’est pas considéré comme nul le jeûne de celui qui le rompt par oubli, par ignorance ou par contrainte selon la parole d’Allah - qu’Il soit honoré et glorifié (traductions approximatives du sens) :

« ...Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur... »

[La Vache, v. 286]

« ...Sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi... »  [Les Abeilles, v. 106] ;                                                                            

« ...Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément… » [Les Coalisés, v. 5]. 

  • Si quelqu’un oublie et vient à manger ou à boire, son jeûne est correct car il a agi par oubli.

  • Et s’il vient à manger ou boire en croyant que le soleil est couché ou qu’il fait encore nuit, son jeûne est valable car il l’a fait par ignorance.

  •  Et s’il se rince la bouche et qu’il avale de l’eau involontairement, son jeûne n’est pas interrompu car son acte n’est pas intentionnel.

  • Et s’il se lève le matin en état d’impureté rituelle (Janâba), son jeûne est correct car c’est contre sa  volonté.

Quelques informations utiles

1- Il est permis au jeûneur de nouer son intention pour le jeûne même s’il est en état d’impureté rituelle, puis, de se laver après le lever du jour.

2- Il est du devoir de la femme dont les règles ou la période post-natale se sont interrompues avant l’aube, de jeûner, même si elle ne se lave qu’après le lever du jour.

3- Il est permis au jeûneur de se faire extraire une dent, de soigner ses blessures ou de se mettre des gouttes dans les yeux ou les oreilles. Son jeûne est correct même s’il ressent le goût de ces médicaments dans sa gorge.

4- Il est permis au jeûneur d’utiliser le cure-dent (Siwâk) à longueur de journée ; le Prophète le faisait.

5- Il est permis d’atténuer les effets de la chaleur et de la soif en s’aspergeant d’eau, en prenant une douche ou en s’exposant à l’air conditionné.

6- Le jeûneur peut utiliser l’inhalateur pour soulager ses crises d’asthme.

7- Il est permis au jeûneur de se mouiller les lèvres si celles-ci sont sèches ou bien de se rincer la bouche à condition qu’il ne gargarise pas.

8- Parmi les traditions du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue — concernant le jeûne, est de retarder le repas du Suhûr juste avant l’aube et de hâter la rupture (Al-Iftâr), immédiatement après le coucher du soleil. Rompre le jeûne peut se faire avec des dattes fraîches, sinon avec des dattes sèches ou en buvant quelques gorgées d’eau ; si le jeûneur n’en trouve pas, qu’il prenne n’importe quelle nourriture licite, et enfin, s’il ne trouve absolument rien à manger, qu’il fasse l’intention de rompre son jeûne dans son coeur jusqu’à ce qu’il trouve de quoi manger.

9- Il est recommandé au jeûneur en période de Ramadan, de multiplier les bonnes actions et d’éviter  tout péché.

10- Il est du devoir du jeûneur d’observer ses obligations religieuses et de s’écarter de tout interdit. Il doit accomplir ses cinq prières dans leur temps respectif, en groupe à la mosquée.

Il se doit de laisser par ailleurs, le mensonge, la médisance, la tromperie, les transactions à intérêt et tout autre acte et parole interdits.

Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Celui qui ne s’abstient pas de mentir et  de se mal conduire, Allah n’a pas besoin qu’il s’abstienne de boire et de manger. »

 

Et la louange est à Allah, Seigneur des univers, et qu’Allah prie sur notre Prophète Muhammad et le salue ainsi que sa famille et tous ses Compagnons.

 

Par son éminence

Cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn

Qu’Allah lui fasse miséricorde.

source: islamuslim.free.fr

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Jeune - As-siyam

Publié le 2 Septembre 2006

Pour corriger une prière il faut d’abord savoir quels sont les piliers, les actes obligatoires (fard) et surérogatoires (sunnah) de la prière

 

 

 

 

 

1.   1.     Les piliers de la prière (ils sont au nombre de 12)

 

 

 

-         -         Etre debout est la position à prendre au début de la prière.

 

-         -         Faire le Takbir (dire Allahou akbar au début de la prière).

 

-         -         La lecture de la sourate al Fatiha.

 

-         -         Le roukoua (l’inclinaison vers l’avant afin d’avoir le dos à l’horizontal avec les mains sur les genoux).

 

-         -         Se relever du roukoua.

 

-         -         Le soujoud (la prosternation).

 

-         -         S’asseoir entre les prosternations.

 

-         -         Respecter un temps précis pendant chacune de ces positions afin d’éviter la précipitation.

 

-         -         Réciter le Tachahoud.

 

-         -         S’asseoir après le dernier Tachahoud.

 

-         -         Faire le salut en direction de la droite.

 

-         -         Le classement (l’ordre) des piliers doit être respecter, car il représente lui-même un pilier.

 

 « Ces piliers sont indispensables, et la négligence de l’un d’entre eux annule la prière, et il faut par conséquent la recommencer. » (Ibn Koudama fi el Moughni).

 

 

 

Ces piliers sont indispensables et nous devons ni les oublier ni les négliger.

 

 

 

A l’exception de :

 

La lecture de la Fatiha , qui est une obligation pour l’imam et pour celui qui prie seul, mais elle ne l’est pas pour celui qui prie derrière l’imam, quand ce dernier lit la Fatiha à voix haute (les prières Sobh, Maghreb et ‘Icha).

 

Et aussi à l’exception :

 

Des prières surérogatoires (les sounnahs) c’est-à-dire, prier en étant debout n’est pas obligatoire pour les prières surérogatoires.

 

 

 

La manière de corriger l’oubli d’un pilier.

 

 

 

Si l’on néglige l’un de ces piliers volontairement, alors la prière est annulée et il faut la refaire, et si c’est par erreur ou par oubli, alors il faut la corrigée comme expliquée à la suite.

 

 Si celui qui prie se rappelle de l’oubli ou de l’erreur après le salut et qu’il s’écoule une longue durée de temps, alors sa prière est annulée.

 

 Et s’il ne s’écoule pas une longue durée, alors il faut reprendre sa prière à partir du moment où a été commis l’oubli, l’erreur ou le doute. (D’après Ahmed, Ach-Chafi’i et d’autres savants.)

 

D’autres savants ont dit :

 

« Si celui qui prie oublie le dernier Tachahud ou bien le salam, alors il les refait, et s’il oublie autre chose alors il recommence une rakat SAUF s’il a oublié takbirat el ihram (c’est-à-dire quand on dit Allahou akbar au début de la prière), car celui qui ne le prononce pas, c’est comme s’il n’avait rien fait. »

 

 

 

HADITH

 

Abou Hourayra (RAA) raconte : «  Un jour le Prophète (sallallahou alayhi wa salam)  a fait la prière du ‘Icha avec 2 rakats seulement puis il salua, et quand on lui fit la remarque, le Prophète (sallallahou alayhi wa salam)  alors continua ce qui manquait de la prière, et il salua et il a dit Allahou akbar et se prosterna puis il a dit Allahou akbar, et il se prosterna ensuite il a dit Allahou akbar et s’est assis et enfin il salua. » En accord sur ce hadith.

 

 

 

Si celui qui prie se rappelle de l’oubli, l’erreur ou le doute après la prière, il faut que ce soit après une courte durée afin qu’il puisse se rattraper, et il ne faut pas trop parler entre temps, et encore moins de choses extérieurs à la prière (intérêts matériels).

 

 

 

HADITH

 

Omrane Ibn Houssaïn a dit que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a fait 3 rakats pendant la prière de l’’Asr, puis il salua, et entra chez lui ; un homme aux avant-bras longs a dit au Prophète (sallallahou alayhi wa salam): «  Prophète de Dieu, est-ce que la prière a diminué ? » Puis le Prophète (sallallahou alayhi wa salam)  sortit en n’étant pas content de lui-même, et il pria la rakat qu’il avait oublié puis salua, et fit 2 prosternations de l’oubli puis il salua ». Rapporté par Mouslim.

 

 

2. Les obligations de la prière (elles sont au nombre de 5)

 

 

 

-         -         Dire  «  Allahou akbar »  à chaque mouvement.

 

-         -         Dire «  Gloire à Dieu » « Soubhan Allah »  une fois pendant les inclinaisons et les prosternations.

 

-         -         Dire « Allah entend celui qui lui est reconnaissant » quand on se relève  « sami’a Allahou limen hamida ».

 

-         -         S’asseoir après la deuxième rakat et dire  tachahoud.

 

-         -         Dire la prière et la bénédiction sur le Prophète (sallallahou alayhi wa salam)  pendant le dernier tachahoud de la prière.

 

 

 

Telles sont les obligations de la prière,

 

Quiconque aurait négligé volontairement une des obligations de la prière, sa prière serait alors annulée.

 

Et celui qui aurait négligé quelque chose par oubli alors cette obligation tomberait avec l’oubli, c’est-à-dire que celui qui prie ne reviendrait pas à cette obligation après l’avoir oubliée afin de la corriger, mais il compenserait cela par deux prosternations de l’oubli à la fin de la prière.

 

 

 

Les indications sont :

 

 -         Que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) était en prière puis à la deuxième rakat, il se leva pour la troisième  rakat en oubliant le tachahoud, puis il compensa son oubli par deux prosternations de l’oubli avant le salut final de la prière.

 

-         Et ceci s’applique à toutes autres obligations tel que le tachahoud de la même manière.

 

 

4. La prosternation de l’oubli

 

 

 

La prosternation de l’oubli est légale dans le rajout, le manque ou bien le doute pendant la prière. D’après ce qui est venu dans la sounnah du Prophète (sallallahou alayhi wa salam)  .

 

Il n’y a pas de différence entre la prière obligatoire et la prière surérogatoire en ce qui concerne la prosternation de l’oubli, et c’est ce qui a été dit par la plupart des Oulamas[i][2]

 

 

 

HADITH

 

-         -         Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam)   a dit : « Si l’un d’entre vous oublie alors qu’il se prosterne deux fois. »

 

-         -         Et il (sallallahou alayhi wa salam) a dit : « Si l’un d’entre vous oublie et qu’il a ou bien rajouté ou bien diminué, alors qu’il se prosterne deux fois. »

 

 

 

La prosternation de l’oubli n’est pas légalisée pour la prière de l’enterrement ainsi que pour la prosternation de la lecture du Coran (Sajda at-tilaoi)

 

 

 

5. Le rajout des actes

 

 

 

Par exemple si la personne qui prie se lève alors qu’elle doit s'asseoir ou le contraire (s'asseoir au lieu de se lever) ou bien ajouter une rakat ou un pilier de la prière.  Donc si elle commet l'un des cas cité alors sa prière sera annulée, par contre si c'est par oubli alors elle se prosterne deux fois.

 

Donc si la personne rajoute une rakat et qu'elle n'ait pris conscience du rajout qu'une fois la rakat ter­minée, alors elle se prosterne deux fois.

 

 

 

Abdou Allah Ibn Massoud a raconté que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a prié avec nous cinq rakats, et quand il en finit, les gens derrière bavardaient, alors le Prophète (sallallahou alayhi wa salam), a dit: « Que se passe t-il ? », ils ont dit: « Ô Prophète de Dieu, est-ce que la prière a augmentée », il (sallallahou alayhi wa salam) répondit « Non », ils ont dit : « Car tu as fait cinq rakats », alors il (sallallahou alayhi wa salam) reprit sa place puis il (sallallahou alayhi wa salam) se prosterna deux fois et il (sallallahou alayhi wa salam) salua.  Il (sallallahou alayhi wa salam) a dit ensuite : « Je suis un être humain comme vous, j'oublie comme vous oubliez, alors si l'un d'entre vous oublie, qu'il se prosterne deux fois. » Rapporté par Mouslim

 

 

 

-         -         Ici, le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a parlé des choses extérieures à la prière, mais ceci est légal car il a parlé pour l’intérêt de la prière.

 

-         -         Par contre si quelqu'un parle par oubli ou par ignorance, quelques savants ont dit que dans ce cas là la prière était nulle et d'autres ont dit qu'elle ne l'était pas.

 

 

 

HADITH

 

- Hadith du Prophète (sallallahou alayhi wa salam) qu'a rapporté Mouaouia Ibn Al Hakem As-Salami, il a dit:  «  Alors que je priais avec le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) quelqu'un éternua, je lui ai alors dit «  Qu'Allah te donne sa miséricorde ». Alors le reste des gens qui priaient m'ont jeté un regard, j'ai dit alors «  Pourquoi me regardez-vous de cette manière ? » Alors ils ont tapé sur leurs cuisses avec leurs mains, quand j'ai vu qu'ils ne me répondaient pas je me suis alors tu.  Quand le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) eu fini de prier, je n'ai pas vu d'enseignant avant ou après lui mieux que lui, car je jure par Allah qu’il ne m'a ni détesté, ni frappé, ni insulté, puis il (sallallahou alayhi wa salam) a dit que dans la prière les paroles et les dialogues des gens n'étaient pas autorisés mais seules sont autorisées les glorifications, la lecture du Coran et le takbir. »

 

 

 

Ce qu'on voit dans ce hadith c'est que les savants ont constaté que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) n'a pas ordonné à cet homme de recommencer sa prière et ceci prouve que sa prière était correcte.

 

 Ceci est la doctrine de Malik et Ach-Chafi’i :

 

 -         Si dans le cas où la personne salue à la fin de la prière tout en pensant qu'elle finit la prière alors que sa prière a diminué, et puis qu’on a dit à cette personne qu'il manquait une rakat à sa prière par exemple, alors il refait une rakat puis il se prosterne deux fois, et là sa prière est correcte comme dans le hadith de Zou El Yadin.

 

 

 

-         La prosternation de l'oubli se fait avant le salut dans le cas où la prière est diminuée, et elle se fait après le salut dans le cas du rajout comme l'ont prouvé les hadiths.

 

 

 

7. La diminution dans la prière

 

 

 

Si celui qui prie a un doute qu'il a oublié un pilier de la prière, c'est comme s'il ne l'avait pas fait.

 

Quand celui qui prie oublie un pilier dans une rakat et qu'il s'en rappelle pendant la suivante, alors la rakat qui est incomplète est annulée et s'il s'en rappelle avant de commencer la rakat qui suit, alors il revient à ce pilier et ce qui le suit, car s’il ne revient pas à ce pilier alors qu’il sait qu’il  ne l’a pas fait sa prière est alors nulle.

 

 

 

En résumé:

 

 Celui qui néglige un pilier que ce soit une incli­naison ou une prosternation par oubli, et qu'il ne s'en ai pas rappelé jusqu'à ce qu'il est commencé la rakat qui suit, alors la rakat où s'est fait l'oubli est annulée et celle qui suit cette rakat en prend la place (Ahmed et Malik).

 

 

 

Et s'il oublie un pilier dans la dernière rakat et qu'il s'en rappelle après le salut, alors il doit se lever afin de faire une nouvelle rakat.

 

 

 

La diminution dans les obligations de la prière

 

 

 

Si le tachahoud du milieu est oublié, et que celui qui prie se relève par la suite il n'est pas obligé de reve­nir à ce tachahoud, mais il se doit de faire deux pros­ternations de l'oubli avant le salut.

 

Par contre, s'il s'en rappelle avant de se lever, alors il y revient et fait son tachahoud et il doit faire aussi deux prosternations de l'oubli à la fin de la prière avant le salut.

 

 

 

- Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a dit :  « Si l'un d'entre vous se lève après avoir fait deux rakats et qu'il oublie le tachahoud du milieu, et qu'il n'est pas totale­ment debout alors qu'il s'assoit et s'il se lève tota­lement alors qu'il se prosterne deux prosterna­tions de l'oubli. » Rapporté par Ibn Daoud et Ibn Malik.

 

 Si l'imam se rappelle qu'il a oublié le tachahoud avant qu'il soit debout, alors ceux qui prient derrière lui doivent le suivre.

 

Et si ceux qui prient derrière l'imam lui rappel­lent qu'il a oublié un piller avant qu'il soit totalement debout et qu'il ne soit pas revenu à ce pilier, alors ils ne sont pas obligés le suivre.

 

Car il a négligé une obligation volontairement, et s'il se serait totalement mis debout, alors ils auraient été obligés de le suivre.

 

 

 

Quand celui qui prie doute dans le nombre de rakats

 

 

 

Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a dit : « Si l'un d'entre vous doute de sa prière et qu'il ne sait pas s'il a rajou­té ou diminué, alors s'il doute qu'il en a fait entre une ou deux qu'il l'a considère comme une, et s'il doute que c'est entre deux et trois rakats alors il les considère comme deux rakats, pour que le doute soit dans le rajout.  Puis il fait deux pros­ternations de l'oubli après le salut. » Rapporté par Ibn Maja et At-Tirmidhi. Hadith bon et correct

 

 

 

- Abou Hourayra a rapporté que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a dit :  « Si l'un d'entre vous se lève afin de prier, le diable vient le perturber au point où il ne sait plus combien de rakats il a prié, si cela arrive à l'un d'entre vous alors qu'il se prosterne deux fois quand il est assis. »

 

 

 

Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a dit : « Il n'y a pas de trahison dans la prière. » Ceci veut dire qu'il ne faut pas en sor­tir que si seulement on a la certitude quelle est complè­te. »

 

 

 

Si celui qui prie oublie quelque chose de la priè­re alors qu'il prie derrière l'imam, alors il n'a pas à faire deux prosternations de l'oubli à la fin de la prière, mais si c'est l'imam qui oublie alors il faut que celui qui prie fasse deux prosternations de l'oubli avec l'imam.

 

 

 

Rédigé par Mashallah

Publié dans #Prière

Publié le 2 Septembre 2006

On ne peut pas parler de prière sans concentration, sinon que reste t-il? De la gymnastique? Un délire de parole, répétées par automatisme?

 

 

 

Voyons quel est l’esprit de la pratique la plus importante de l’Islam :

 

 

 

a) L'intention

 

 

 

'Umar Ibn al-Khattâb (radiya lahou 'anhou) a dit: « J'ai entendu le Messager de Dieu (sallallahou alayhi wa salam) dire: « Les actes ne valent que par leur intention. Et à chacun selon son dessein. Celui qui émigre pour Dieu et Son Messager, son émigration lui sera comptée comme étant pour Dieu et Son Messager. Et celui qui émigre pour acquérir des biens de ce bas monde ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré. » (Rapporté par Mouslim)

 

 

 

C'est la même chose pour la prière, si on fait la prière pour Dieu, on en sera récompensé. Mais si on fait la prière pour que les gens disent : « Oh! elle fait la prière, elle est bien, c'est une bonne musulmane » ça devint du chirk (l'association).

 

 

 

b) La sincérité

 

 

 

La pureté de l'intention et la sincérité du cœur pour le Seigneur des mondes élèvent l'action purement profane dans ce monde et la transforment en un acte d'adoration agréé. C'est à dire que c'est la sincérité et l'intention que l'on fait quelque chose pour Dieu qui rend tout chose un ibadat (adoration). Si on aime quelqu'un pour Dieu, ça devient une adoration, si on va chercher un verre d'eau pour quelqu'un pour Dieu, ça devient une adoration, si on va au travail pour Dieu, ça devient une adoration. Et qui dit adoration ,dit récompense.

 

 

 

L'Envoyé de Dieu (sallallahou alayhi wa salam) a dit: « Dieu ne regarde pas vos corps ni vos formes, mais regarde vos cœurs et vos œuvres » (Mouslim)

 

 

 

Il est dit également dans un autre hadith: « Au jour de la Résurrection , on amènera le monde d'ici-bas, on triera ce qui y était pour Dieu et on rejettera ce qui n'y était pas pour Dieu dans le Feu de la Géhenne  » (Al-Baïhaqî)

 

 

 

c) Le recueillement et la concentration.

 

 

 

La concentration peut faiblir et se renforcer en fonction du degré de puissance de la foi en la vie future et du mépris du bas-monde. Lorsque l'on remarque que notre cœur n'est pas présent dans la prière, c'est à cause de la faiblesse de la foi. Et la cause de la faiblesse de la foi, c'est l'amour de ce bas-monde.

 

 

 

On a demandé à Amir Ibn Abd Qays: « Ton âme te fait elle penser à quelque chose parmi mes affaires du bas-monde pendant que tu es en prière? » Il a répondu: « Je préfère être transpercé par les lances plutôt que de connaître ce genre de choses. »

 

 

 

Déraciner du cœur l'amour du bas-monde est une chose difficile et l'effacer entièrement est chose rare. Aussi il convient de s'y exercer dans la mesure du possible, et c'est Dieu qui accorde le succès et l'assistance.

 

 

 

Quelques conseils pour la concentration:

 

 

 

1) Se préparer: la concentration commence dès les ablutions, penser aux péchés qui tombent avec l'eau des ablutions, mettre de « beaux » vêtements qui ne nous gêne pas pendant la prière parce qu'il sont trop serrés, ou qu'on marche dessus... Faire l'adhan, puis l'iqâma. Tout cela est un rituel pour entrer en concentration. Si on a vraiment du mal à se concentré, faire un petit ta'lim avant la prière, prendre un livre de hadiths et lire ceux qui se rapporte à la valeur de la prière, la concentration, … ou lire un peu de Coran

 


2) Prier dans une pièce calme, pas au plein milieu du salon, avec les enfants qui court partout,  s'installer dans un endroit propre, calme, sans télé, sans chose qui pourrait déconcentré.

 


4) Si on quelque chose à faire, le faire avant pour ne y penser pendant la prière, bien sûr si cela ne dépasse pas le temps légale de la prière. Ne pas prier si on a quelque chose sur le feu ou qu’on a envie d'aller aux toilettes. Ou quand le repas est servi.

 


5) Penser qu'on se met devant la Kaba'a et penser qu'on est à la Mecque.

 

 

 

6) Penser qu'on est devant Dieu, le respect que cela sous entend. Si on est devant le Président on ne va pas être déconcentré, dire n'importe quoi, alors devant Dieu?

 

 
7) Il est conseillé d'imaginer le paradis sur notre droite et l'enfer sur la gauche ou de penser que c'est son dernier jour de vie, pour se pousser encore plus à être concentré dans sa prière, ou alors, pensez très fort aux supplices de l'enfer. En se souvenant de ses pêchés, on souhaite ardemment d'Allah nous préserve du châtiment du feu et qu'il accepte notre prière.

 

 

 

8) Voici encore autre chose n'oublions pas aussi que c'est shaytan qui nous détourne de notre prière. Voici les conseils de Notre Prophète Bien aimé (sallallahou alayhi wa salam) :

 

Si une personne prie et que les insufflations de shaytan envahissent ses pensées dans ses prières lui causant des problèmes dans la récitation du Coran et lui font douter des raka’ats accomplies que doit il faire ?

 

C’est arrivé à un des compagnons du Prophète dont le nom est Uthman Bin Abi Al-Aas (radiya lahou 'anhou), il est donc venu se plaindre au Prophète (sallallahou alayhi wa salam ) et il lui dit « Le shaytan vient entre moi et ma prière et me cause des problèmes avec ma récitation ».  Le Messager d'Allah (sallallahou alayhi wa salam) a dit : « C'est un shaitan appelé Khanzab, ainsi si vous sentez sa présence, cherchez le refuge auprès d'Allah (soubhânahou wa ta'âlâ)  et soufflez une brume à votre gauche trois fois. » Il a dit : « J'ai appliqué ce conseil et Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) m'a débarrassé de lui. »

 

 

 

 Ce hadith inclut deux façons de se débarrasser du shaytan de la prière:

 

 

 

- Premièrement il faut chercher refuge auprès d'Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) contre le mal du shaytan en prononçant ces mots de refuge: « Je cherche refuge auprès de Dieu contre Satan le lapidé » « A'oudhou billahi minach-chai'tanirajim ».

 

 
- Deuxièmement : en soufflant une brume à gauche trois fois. Ce souffle est essentiellement de l'air semblable au crachement, mais avec une brume infime de salive, à condition que cela ne dérange pas la personne à côté de lui, ni rende le masjid (la mosquée) sale.

 

 

 

8) Prier lentement, en réfléchissant à ce que l'on dit, même si on ne comprend pas l'arabe. S'arrêter après chaque verset et se le traduire dans la tête pour bien savoir ce qu'on dit. Utiliser le tajwid pour prononcer les sourates ça aide à la concentration.

 

Dans le livre « La prière du Prophète (sallallahou alayhi wa salam) » du le cheikh Albani (rahimoulah),  on peut lire en page 36-37:

 

 « La sounnah dans la lecture du Coran est de lire verset par verset par exemple:

 

« Bismilahi rahmani rahim »

 

 puis on s'arrête,

 

« Al hamdoulilahi rabil alamin »

 

s'arrêter, et lire...

 

Ca permet aussi d'être concentré si on fait attention a bien articuler et bien prononcer chaque sourate.

 

 Il va de soi que les formules contre chaytan doivent être réciter comme:

 

"Ahouzou bilahi mina chaytani radjim min hamzihi wa nafkhihi wa nafthihi"  (« Je cherche la protection d'Allah contre satan le maudit, contre ses insinuations, ses insufflations et ses poésies érotiques »).

 

 

 

9) Prendre le temps de s'incliner, de se prosterner, que les membres se reposent. Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam ) fessait une inclinaison qui durait autant que sa récitation et une prosternation toute aussi longue.

 

 

 

10) Essayer pour les louanges que l'on fait (Subhana rabbi l'azim wa bihamdihi....) ou pour l'istighfar (demander pardon), essayer de les associer (excusez moi du terme) à une situation vécue par exemple : « Al hamdou lillah qui m'a donné ceci, cela, qui a fait ceci, cela.... », « Astaghfiroullah parce que j'ai fait ceci, cela, j'ai dis ça, je n'ai pas fais ça .... » comme ça on fait notre prière avec beaucoup plus de sincérité et donc de concentration.

 

Aussi pendant premier soujoud, demander à Allah (soubhanahou wa ta'ala) de nous donner de la concentration dans cette prière et dans les autres et d'éloigner le waswas. Ça pousse à faire des efforts car on se sent mal de demander quelque chose à Allah et de ne pas faire les efforts par la suite.

 

 

 

11) Après la prière ne pas se précipiter à une autre occupation, rester encore un peu assis.

 

 

 

Sources : - «  L’éthique du Musulman – Les fondements de la morale » -  Mohammad Al Ghazali -Editions Al Qalam 1993

 

 

Rédigé par Mashallah

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